Nos chercheurs à l'Acfas 2015

Plusieurs scientifiques de l'UQAM organisent des colloques dans le cadre du congrès qui a lieu à l'Université du Québec à Rimouski, du 25 au 29 mai. L'un de ces colloques portera sur les multiples visages du Nord québécois.
Photo :iStock

Les chants de la steppe

L'ethnomusicologue Frédéric Léotar s'est donné pour mission de découvrir le patrimoine musical turcique.

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Peu de temps après avoir terminé ses études de piano classique au conservatoire, dans les années 1990, Frédéric Léotar tombe par hasard sur un enregistrement d'un chant diphonique. Ce chant, qui permet d'exprimer deux sons simultanément par la gorge, est pratiqué par les Touvas, un peuple nomade de la Sibérie. C'est le choc. «J'étais à la fois profondément bouleversé et choqué par une telle musique qui n'avait absolument rien à voir avec le système musical dans lequel j'évoluais, témoigne l'ethnomusicologue et chargé de cours du Département de musique. Dès lors, je me suis intéressé à la musique d'un point de vue anthropologique, à sa dimension symbolique et à ce qu'elle représente pour les populations.»

M. Myrzakanov exécutant un chant traditionnel (Kirghizistan, 2008).Photo: Frédéric Léotar

Depuis 15 ans, l'ethnomusicologue parcourt la steppe eurasienne à la recherche de chants et de musiques des populations nomades turciques (adjectif relatif aux langues et aux peuples turques d’Asie centrale) de tradition orale. Ses pérégrinations au Kazakhstan, au Kirghizistan, en Ouzbékistan, au Karakalpakstan, une république autonome de l'Ouzbékistan, et dans la république de Touva, située dans l'extrême sud de la Sibérie, ont fait l'objet d'un premier ouvrage publié en 2014 aux Éditions J. Vrin. Intitulé La steppe musicienne. Analyses et modélisations du patrimoine musical turcique, l'ouvrage présente différents répertoires musicaux de la vie quotidienne et rituelle de ces nomades turcophones pour la plupart agro-pasteurs, dont des chants pour calmer ou encourager les animaux à produire du lait, des...

Spécialiste des inégalités de revenus

Nicolas Zorn remporte le prix du Meilleur mémoire 2014 de l’Institut de recherche en économie contemporaine.
Nicolas Zorn

Le diplômé Nicolas Zorn (B.A. communication/politique et société, 2011; M.A. science politique, 2013) a remporté le prix du Meilleur mémoire 2014 de l’Institut de recherche en économie contemporaine (IRÉC). L'organisme indépendant à but non lucratif, voué à la recherche et à la promotion des compétences dans le domaine économique, offre annuellement 25 000 dollars en prix pour récompenser les auteurs des meilleurs travaux inscrits à son répertoire électronique de publications. Intitulé Le modèle québécois à l’épreuve des excès? Évolution de la part des revenus captée par le 1 % le plus riche au Québec de 1973 à 2008, le mémoire de Nicolas Zorn, réalisé sous la supervision du professeur Christian Deblock, du Département de science politique, portait sur l’évolution du 1 % le plus riche au Québec, de 1973 à 2008. Partant du fait que les inégalités de revenus sont en hausse dans la plupart des pays de l’OCDE depuis les années 80, Nicolas Zorn conclut, par une analyse comparative, que la progression du 1 % au Québec ressemble bien davantage à ce qui est observable en Europe et au Japon qu’à ce qu’on peut voir dans le monde anglo-saxon. Pour arriver à un tel constat, le chercheur a d’abord dressé l’évolution du premier centile québécois de 1970 à aujourd’hui, pour ensuite entreprendre les comparaisons.

C'est «une démarche extrêmement exigeante, car l’utilisation des statistiques fiscales sur de longues périodes requiert une méthodologie très méticuleuse, a déclaré le jury. Et dès lors qu’il s’agit d’entreprendre des comparaisons internationales, le coefficient de difficulté est extrêmement élevé. L’auteur a le mérite de ne pas s’être laissé enfermer dans son approche empirique. C’est le recours aux théories institutionnalistes principalement qui permet de comprendre et d’expliquer les tendances statistiques.»

Selon Nicolas Zorn, aujourd'hui auteur,...

L'Acfas à l'UQAM

L'Université accueillera le 84e congrès de l'Association francophone pour le savoir en mai 2016.
Photo: Michel Brunelle

L'UQAM a accepté d'être l'hôte, au printemps 2016, du 84e congrès de l'Association francophone pour le savoir (Acfas). Placé sous le thème Points de rencontre, l'événement aura lieu du 9 au 13 mai 2016 et réunira plusieurs milliers de professeurs, chercheurs et étudiants issus de toutes les disciplines et de l'ensemble de la francophonie.

«Pour l'UQAM, ce congrès constituera une occasion de réaffirmer son engagement envers le développement et la diffusion du savoir dans une perspective qui transcende les frontières disciplinaires et géographiques, affirme le recteur Robert Proulx. À titre de grande université urbaine, portée par une communauté intellectuelle, scientifique et artistique engagée, l'UQAM se fera le point de rencontre entre les universités et les milieux, la science et la créativité, la nature et la culture, la recherche et la responsabilité, l'imagination et l'innovation.»

Comme chaque année, les participants pourront échanger et réfléchir ensemble dans le cadre d'activités scientifiques déclinées selon les thématiques suivantes: enjeux de la recherche; sciences de la santé; sciences naturelles, mathématiques et génie; lettres, arts et sciences humaines; sciences sociales; éducation; ainsi que dans des colloques multisectoriels.

Les professeurs qui souhaitent s'impliquer au sein du Comité scientifique l'automne prochain peuvent manifester leur intérêt en écrivant à l'adresse suivante: acfas2016@uqam.ca.

«Je vous invite d'ores et déjà à inscrire à votre agenda ce rendez-vous incontournable de la communauté scientifique francophone», ajoute le recteur. Rappelons que le 83e congrès de l'Acfas début aujourd'hui, 25 mai, à l'Université du Québec à Rimouski (UQAR), et se déroule jusqu'au 29 mai....

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