Environnement 101

REP’ERE, le Centre de ressources pédagogiques en éducation relative à l’environnement, met son expertise au service de la collectivité.

15 Avril 2006 à 0H00

Au printemps 2005, les animatrices des camps de jour du Jardin botanique ont fait un saut à l’UQAM, afin d’y suivre une formation offerte par le Centre de ressources pédagogiques en éducation relative à l’environnement (REP’ERE). Pendant l’été, les citoyens du Plateau Mont-Royal ont reçu une brochure les invitant à participer à un effort collectif pour mettre de la verdure dans leur quartier. Cette initiative s’inscrivait dans le cadre d’un « Projet de lutte aux îlots de chaleur urbains » et REP’ERE avait pour mandat d’évaluer les effets de la sensibilisation sur les citoyens.

Au cours des deux dernières années, REP’ERE a collaboré, entre autres, à un programme sur le potentiel pédagogique des parcs urbains avec le Centre de la montagne et à la réalisation de la trousse À la découverte de Saint-Henri avec le Centre de formation sur l’enseignement en milieux défavorisés. Avec la TOHU, le Centre a aussi participé à la conception d’un projet pédagogique sur les enjeux environnementaux qui intègre les arts du cirque. Bref, l’éducation relative à l’environnement s’apprête à toutes les sauces!

« On éduque traditionnellement les personnes dans un rapport qui implique soi et l’autre, mais rarement en rapport avec leur environnement, qui fait pourtant partie de l’équation », affirme Lucie Sauvé, professeure au Département d’éducation et pédagogie, titulaire de la Chaire de recherche du Canada en Éducation relative à l’environnement et responsable du Centre REP’ERE.

Les travaux de la Chaire, « limités » à la recherche scientifique et à la promotion de l’enseignement relatif à l’environnement aux cycles supérieurs, auraient pu s’avérer suffisants, si ce n’était de l’engouement grandissant des Québécois pour les différentes causes environnementales… et de l’engagement citoyen de sa titulaire. « J’ai tissé des liens avec différents milieux au fil des ans et je trouvais important de répondre à leurs demandes de collaboration, qui s’accroissaient sans cesse », explique-t-elle.

Pour répondre à tous ces collaborateurs potentiels, Lucie Sauvé s’est tournée vers la Fondation de l’UQAM. Pouvait-on l’aider à dénicher un mécène qui lui permettrait de mettre sur pied le centre dont elle rêvait ? Gaz Métro a accepté de faire partie de l’aventure et le Centre REP’ERE a pu voir le jour en 2004. 

« Le montant de 100 000 $ sur cinq ans octroyé par Gaz Métro est le souffle vital de notre service aux collectivités, qui s’ajoute à l’infrastructure de la Chaire », explique-t-elle. Il permet d’accueillir des enseignants, animateurs, interprètes et autres éducateurs qui œuvrent dans des milieux d’intervention variés : milieux scolaires et institutionnels, milieux communautaires, musées, centres d’interprétation, parcs, ONG, etc. Ces derniers peuvent consulter l’un des 3 000 documents traitant d’éducation relative à l’environnement réunis par la Chaire dans son centre de documentation, y compris les enregistrements des séminaires, conférences-rencontres et colloques grand public que celle-ci a organisés depuis sa création. Surtout, ils peuvent bénéficier du soutien d’une quinzaine de chercheurs, prêts à s’investir dans différents projets à titre de concepteurs, d’experts-conseil ou de collaborateurs. 

« La diversité de nos champs d’intérêt, par exemple le design pédagogique, l’éducation populaire et communautaire ou la didactique des sciences, constitue notre plus précieux atout », ajoute Lucie Sauvé. 

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