Nouvelle approche étudiante au c.a.

13 Novembre 2006 à 0H00

Patrick Véronneau et Simon Tremblay-Pepin, les deux nouveaux représentants des étudiants au conseil d’administration de l’UQAM, ont été élus avec un mandat clair. «Notre but est de retisser un lien entre les associations étudiantes facultaires de l’UQAM et les représentants étudiants élus à sa plus haute instance, le c.a.», explique Simon Tremblay-Pepin, étudiant à la maîtrise en science politique et l’un des organisateurs, en 2006, de La nuit de la philosophie.

Selon lui, fini le temps où «certaines associations trouvaient inutile de se présenter au sein du c.a.». Les deux jeunes hommes souhaitent d’ailleurs proposer des changements dans le processus d’élection des représentants étudiants afin que les associations facultaires aient davantage leur mot à dire. Comme il n’existe pas d’association générale des étudiants à l’UQAM, les représentants des étudiants au c.a., élus au suffrage universel, ne sont pas nécessairement liés aux associations facultaires.

«Les représentants étudiants au conseil d’administration de l’UQAM doivent être imputables et c’est par leur collaboration avec les associations facultaires qu’ils le deviendront», dit Patrick Véronneau. Étudiant à la maîtrise en informatique de gestion, il est lui-même président du comité exécutif de l’Association étudiante du secteur des sciences.

«C’est une bonne chose que les représentants étudiants se rapprochent des associations», dit Johanne Fortin, directrice du Secrétariat des instances. «Cette année, on a d’ailleurs vu toutes les associations s’impliquer dans le scrutin.»

Dorénavant, les deux représentants vont préparer les réunions du c.a. de l’Université avec le comité interfacultaire qui réunit les présidents des différentes associations. Encore informelle, cette instance pourrait acquérir un statut plus permanent.

Est-ce qu’on envisage le retour à une association étudiante générale à l’UQAM? «Cela se discute», dit Simon Tremblay-Pepin, qui a été embauché par l’ensemble des associations facultaires, l’été dernier, pour rédiger un rapport sur la représentation étudiante au sein des instances de l’Université. Il croit pour sa part que d’autres avenues peuvent être explorées pour mieux faire entendre la voix des étudiants. Les deux nouveaux représentants comptent d’ailleurs profiter de leur présence au c.a. pour présenter des points à l’ordre du jour. «Le c.a., c’est un moyen plutôt qu’une fin, dit Patrick Véronneau. C’est sûr qu’on ne fera pas adopter toutes nos propositions. Mais ça peut être un lieu pour avancer des idées.»

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