Déjà vulgarisateurs de leur science!

30 Avril 2007 à 0H00

Saviez-vous que le miel est un antibiotique très efficace que l'on peut utiliser pour la désinfection et la cicatrisation des plaies? Que les produits issus de l'agriculture biologique n'ont pas nécessairement une plus grande valeur nutritive que ceux provenant de l'agriculture conventionnelle? Qu'en marge des mégacomplexes hôteliers, des Cubains mettent le cap sur des pratiques de tourisme plus durable?

On l'apprend en lisant le premier numéro de la revue Le Point biologique, entièrement réalisée par des finissants du baccalauréat en biologie en apprentissage par problèmes (APP). «Dans le cadre du cours Projet multidisciplinaire, les finissants doivent écrire, par groupes de trois ou quatre, un article qui met en valeur des connaissances acquises pendant les trois années d'études», dit Annie-Claude Bélisle, elle-même finissante et rédactrice en chef du tout nouveau magazine. «Cette année, notre cohorte a décidé d'aller plus loin en publiant une revue papier.»

Chaque équipe était libre de choisir un sujet qui la passionnait. Seule contrainte : chacun des articles devait inclure des connaissances propres à au moins deux des trois grands thèmes abordés au cours du baccalauréat en biologie, soit la toxicologie et l'environnement; l'écologie; ou la biologie moléculaire et les biotechnologies. Pour leur recherche, les journalistes en herbe ont eu accès aux professeurs de l'UQAM. Mais la plupart d'entre eux sont allés plus loin en interviewant des professeurs d'autres universités, des médecins, des nutritionnistes, des infirmiers, des agriculteurs ou des gestionnaires. L'équipe intéressée par l'écotourisme à Cuba s'est même rendue sur le terrain grâce à une subvention des Services à la vie étudiante.

En fin de session, tous les étudiants ont présenté leurs recherches oralement à leurs camarades de classe. Cinq équipes se sont démarquées du lot et ont été retenues pour publier leur article dans Le Point biologique.

Annie-Claude Bélisle a remué ciel et terre pour trouver des commanditaires prêts à payer pour l'impression de la revue. Elle a notamment obtenu une subvention du Conseil de recherches en sciences naturelles et en génie du Canada (CRSNG), dans le cadre d'un programme dédié aux projets de vulgarisation scientifique. Son collègue Alain Roy a pris en charge le graphisme de la revue, alors que Geneviève O'Reilly et Valérie Gaudreault se sont occupées de questions logistiques. Les deux professeures responsables du cours, Karen Messing et Catherine Mounier, ont également mis la main à la pâte.

«Nous avons obtenu notre numéro ISSN (International Standard Serial Number) et nous espérons que cette première parution de la revue sera la première d'une longue série, dit Annie-Claude Bélisle. Des étudiants de deuxième année étaient d'ailleurs présents au lancement et quelques-uns ont manifesté le désir de reprendre le flambeau.»

La revue est disponible dans tous les cafés étudiants de l'UQAM et aux bureaux des Services à la vie étudiante. On peut également la consulter en ligne (format PDF) : http://www.aroy.net/pointbiologique/pointbiologique-v1.pdf.

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