Enfin, une salle des marchés à l'UQAM

1 Octobre 2007 à 0H00

«Après des efforts considérables, le rêve devient une réalité», lance d'entrée de jeu le responsable de la nouvelle salle des marchés de l'ESG, Maher Kooli. Le jeune professeur, qui est aussi directeur du programme de maîtrise en finance appliquée ainsi que du diplôme d'études supérieures en finance et du diplôme d'études supérieures en instruments financiers dérivés, ne cache pas sa joie devant les ordinateurs tout neufs, les écrans doubles, les logiciels et le matériel de projection qui équipent la salle où ses étudiants peuvent désormais plonger dans le feu de l'action boursière, comme si c'était vrai.

En fait, on attend encore une partie de la quincaillerie. Il y aura d'autres tableaux d'affichage, dont une bande défilante affichant les tickers (les symboles boursiers des entreprises) et leurs cotations, et de nouvelles bases de données seront bientôt accessibles. Pour l'instant, seuls les étudiants à la maîtrise sont invités à expérimenter la salle dans le cadre du cours «Négociation et arbitrage simulés en salle des marchés». Mais quand tout sera prêt et rodé - d'ici un an -, tous les étudiants du baccalauréat pourront avoir accès à la salle dans le cadre de séances d'initiation au traitement de l'information financière.

Au cours des dernières décennies, les marchés n'ont cessé de croître et de se complexifier. De plus en plus d'entreprises sont cotées en bourse, les nouveaux produits comme les contrats à terme se multiplient. «L'évolution des services financiers fait en sorte qu'il n'est plus possible d'offrir une formation adéquate sans une salle des marchés», affirme Maher Kooli.

En simulant l'environnement de travail des courtiers, que ce soit sur le marché des actions, le marché monétaire ou celui des produits dérivés, la salle permet aux étudiants de se familiariser avec le traitement de l'information financière en temps réel. «Dans une salle des marchés, il faut prendre des décisions instantanément, note le professeur. Les étudiants doivent donc apprendre à gérer leur stress et à faire le lien entre la théorie et la pratique, de façon à pouvoir prendre des décisions rapides et judicieuses.»

Grâce aux logiciels de simulation, les étudiants se voient confier un portefeuille fictif qu'ils ont le soin de gérer tout au long de la session. «Cela permet de vérifier la pertinence des stratégies mises de l'avant... et aussi de savoir si on est bon ou non», observe Maher Kooli.

En plus de ses objectifs liés à l'enseignement, la salle permettra également de mener des activités de recherche appliquée, liées par exemple à la fabrication de nouveaux indices boursiers ou de nouveaux instruments financiers.

«Depuis une dizaine d'années, toutes les écoles de gestion se sont équipées d'une salle des marchés, dit Maher Kooli. Nous sommes les derniers à avoir la nôtre, mais il y a un avantage à être les derniers : dorénavant, c'est nous qui aurons l'équipement dernier cri!»

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