Le roi des quilles

19 Février 2007 à 0H00

Finissant au baccalauréat en sciences comptables, Daniel Racicot cumule plus d'une cinquantaine d'apparitions à la télévision. Les amateurs de petites quilles le connaissent bien : en décembre dernier, il a été sacré champion de la série Les Pros des Quilles, diffusée à RDS. Il a également terminé au premier rang des pointeurs de l'autre circuit, celui des Salons de Quilles Associés du Québec (SQAQ), dont les tournois sont diffusés à TQS.

Né à Ville-Émard, où il habite toujours, Daniel Racicot a débuté dans l'univers des quilles à l'âge de 3 ans. «Mon père m'emmenait dans les salons où il jouait», se rappelle-t-il. Des petites ligues aux ligues d'élite, Daniel n'a pas pris de temps à prendre du galon. Il avait 15 ans lors de sa première apparition télévisuelle. «C'était au Championnat des quilles à TVA, se remémore-t-il. J'affrontais la légende québécoise des quilles, André Morissette, alors âgé de 56 ans. Il avait gagné par 4 quilles.»

Daniel se rappelle chacune de ses parties télévisées, presque carreau par carreau : un sacré paquet de chiffres à retenir! Pas étonnant qu'il termine un baccalauréat en sciences comptables cet hiver. «Je savais depuis le primaire que j'étudierais en comptabilité», affirme-t-il en précisant qu'il ne lui restera plus, son diplôme en poche, qu'à décrocher le titre de CMA avant de se trouver un emploi.

Ce n'est pas le bowling, en effet, qui lui permettra de gagner sa vie. «Si je connaissais une mauvaise saison, je ne mangerais pas», dit-il en riant. Certaines année, il réussit pourtant à faire 20 000 $ de revenus, une fois déduites les dépenses liées au transport, aux hôtels, ainsi qu'aux heures de pratique.

«Il faut un minimum de talent pour être bon, mais surtout beaucoup de pratique», explique-t-il, en précisant qu'il passe environ 25 heures par semaine sur les allées, disputant un tournoi chaque week-end. «Vu de l'extérieur, le bowling semble facile, mais il ne s'agit pas seulement de lancer une boule, poursuit-il. Les lattes de bois qui composent les allées ne sont pas les mêmes partout et l'huile qui les recouvre n'est pas appliquée de la même façon. Tout cela influence la façon de jouer.» Voilà pourquoi avant chaque compétition, il se rend sur les lieux du tournoi afin de pratiquer ses lancers.

Il espère jouer encore une quinzaine d'années. Compétitif de nature, il n'accepterait pas de ne plus figurer parmi les meilleurs. Il faudrait alors qu'il accepte de passer le flambeau... à sa soeur Josée, 19 ans, qui «se débrouille plutôt bien sur les allées», selon son grand frère. Elle amorce ce trimestre-ci un baccalauréat en communication, politique et société à l'UQAM. Une histoire de famille à suivre?

CATÉGORIES
PARTAGER