Mordu de golf

15 Octobre 2007 à 0H00

Le golfeur Benoît Montmagny a remporté le 23 septembre dernier le deuxième tournoi du circuit universitaire, disputé au club Deux-Montagnes, à St-Eustache, en ramenant des cartes de 72 et de 75. «Il s'agit de ma première grosse victoire personnelle», confie l'étudiant, qui en est à sa dernière année d'étude au baccalauréat en administration.

Pas besoin de discuter longtemps avec Benoît Montmagny pour s'apercevoir qu'il est un mordu. «Ma blonde considère le golf comme ma maîtresse, avoue-t-il en riant. Mais je n'ai pas le choix : pour s'améliorer, il faut jouer le plus souvent possible.» D'avril à octobre, il joue entre 60 et 80 parties, la plupart au club de golf Triangle d'or dont il est membre, à Saint-Rémi, sans oublier la quinzaine de parties disputées dans l'uniforme des Citadins.

Pour cela, bien sûr, il faut que Dame Nature soit clémente. «Plusieurs de mes amis golfeurs ont configuré leur navigateur Internet pour que la page d'accueil soit celle de Météomédia», confie-t-il. Selon lui, le golf crée rien de moins qu'une dépendance, ce qui se confirme lorsque la saison se termine et que commencent les longs mois d'hiver. «C'est vrai que les mordus astiquent leur bâtons au sous-sol et pratiquent leurs coups roulés, dit-il. Je le sais parce que je le fais aussi, même si ça ne donne pas grand-chose.»

Pour éviter de tourner en rond l'hiver, Benoît joue au hockey dans une ligue de garage. Les Citadins débutent leur entraînement en février, dans un champ de pratique de Varennes, où même par des températures glaciales, les golfeurs s'élancent et envoient leurs balles sur la glace. «Il y a des éléments chauffants au-dessus de nos têtes, mais quand un vent de face se lève, c'est plutôt frisquet», raconte Benoît, qui s'est joint aux Citadins dès sa première année à l'UQAM.

Un sport populaire

Depuis le succès phénoménal de Tiger Woods, le golf a subi une cure d'image plutôt radicale. Finis les clichés voulant qu'il s'agisse d'un sport uniquement réservé aux retraités. Maintenant, les jeunes s'y mettent en grand nombre. «Il faut être en forme pour jouer au golf de manière compétitive», affirme Benoît Montmagny. Les joueurs des Citadins transportent eux-mêmes leur sac contenant bâtons et balles, n'ayant pas le luxe d'être accompagnés par un cadet (le terme français désignant le caddie). «Si tu n'es pas en forme, ça commence à paraître aux environs du 14e trou», ajoute-t-il.

Certains joueurs amorcent même leur carrière plus tôt que les autres. «Je participe depuis deux ans aux ateliers de golf offerts par le Camp de jour du Centre sportif, à titre de moniteur, raconte Benoît. On y enseigne les techniques liées aux coups roulés, aux coups d'approche et à l'élan. J'ai été ébahi l'été dernier par un garçon de cinq ans!»

C'est le père de Benoît qui lui a montré les rudiments du golf à l'âge de dix ans. Mais à l'époque il préférait le hockey, auquel il a joué jusqu'au rang de Midget AAA, à 17 ans, après quoi il s'est tourné plus sérieusement vers le golf, un sport qui demande, selon lui, de la maturité. Au golf, le seul véritable adversaire est soi-même. Il faut être calme et posé, sinon on ne performe pas, explique-t-il. Âgé de 25 ans, c'est sa dernière saison puisqu'il termine cette année son baccalauréat en administration, concentration «marketing».

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