Bac en journalisme: former des têtes bien faites

27 Octobre 2008 à 0H00

«Le coeur qui bat la chamade, les muscles tendus, les nuits écourtées (...) Entre les murs de l'UQAM, le stress est une réalité palpable. Et certains ont besoin d'aide avant d'atteindre l'épuisement», écrit Joannie Fredette, étudiante en journalisme. Son article sur le stress des étudiants, intitulé Quand les nerfs lâchent, se trouve sur le tout nouveau webzine Journal(I)media, créé par les étudiants du baccalauréat en journalisme, sous la direction de la professeure Judith Dubois.

«Nous avons le vent dans les voiles, dit la professeure. En plus du webzine, nous avons conçu un site Internet pour le programme de bac, entrepris la rénovation du studio radio et sommes en voie de conclure une entente avec l'Université de Grenoble, qui permettra l'échange d'étudiants. Enfin, grâce à Corus Entertainment, les étudiants peuvent compter sur les nouvelles bourses Jacques-Larue-Langlois et Pierre- Bourgault, d'une valeur de 2 500 $ chacune, qui visent à financer les meilleurs projets de reportage dans les domaines de la presse écrite, de la radio et de la télévision.»

Créé en 1995, le programme de baccalauréat en journalisme de l'UQAM est le seul au Québec à offrir, en français, une formation complète de trois ans. Les étudiants touchent à tous les aspects du journalisme : presse écrite, télévision, radio, et journalisme assisté par ordinateur. «Nous sommes en train d'évaluer le programme car, après plus de dix ans, il a besoin d'être rafraîchi pour tenir compte de l'évolution des pratiques journalistiques, notamment de l'émergence du journalisme Web», explique Mme Dubois.

En plus d'offrir une solide formation pratique, le programme permet aussi d'acquérir des connaissances générales, essentielles à l'exercice du métier. Les étudiants suivent des cours de réflexion sur la démocratie et le journalisme, sur l'histoire et les théories des communications, ainsi que des cours obligatoires en droit et en géographie, sans compter cinq cours de spécialisation qu'ils doivent choisir dans une même discipline - histoire, sociologie, science politique ou économie - et sept cours optionnels.

La relève est à l'UQAM

Le projet de créer un webzine est né à l'hiver 2008. «Ce n'est pas encore du véritable journalisme Web, mais les étudiants peuvent se familiariser avec Internet en combinant textes, images et sons, souligne Judith Dubois. Comme l'UQAM est une petite ville en soi, où il se passe beaucoup de choses, le webzine permet de compléter l'information déjà offerte par les médias institutionnels et le journal Montréal Campus

Les étudiants choisissent eux-mêmes les sujets et couvrent à la fois la vie culturelle et sportive, les activités d'enseignement et de recherche, et autres événements qui se déroulent sur le campus. Des phénomènes de société et des questions d'actualité, comme le nouveau cours d'éthique et de culture religieuse et les élections présidentielles américaines, sont aussi commentés par des professeurs-experts de l'UQAM.

Autre nouveauté : les passionnés d'information peuvent maintenant consulter le site Internet du programme de bac en journalisme, lequel fournit des renseignements sur le programme lui-même, les bourses, les stages, les études à l'étranger et les productions étudiantes. Il propose également des rubriques sur la profession journalistique et les règles de déontologie et comporte des fils RSS permettant d'avoir accès aux manchettes du New York Times, du Monde, de Radio-Canada et de Cyberpresse.

La réputation du programme de bac en journalisme n'est plus à faire, affirme Judith Dubois. «Chaque année, 350 à 450 jeunes soumettent une demande d'admission et 60 environ sont acceptés. Nos étudiants représentent aussi la majorité des stagiaires choisis dans les médias montréalais, et nos diplômés forment le gros de la relève journalistique québécoise.»

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