Plan stratégique 2009-2014: maximiser les impacts de la recherche

14 Octobre 2008 à 0H00

«Les activités de recherche et de création à l'UQAM se caractérisent par la force de leur impact, tant sur les plans économique, social et culturel, que sur l'amélioration de la qualité de vie, le débat public et la formation à tous les cycles. C'est ce qui nous distingue des autres universités au Québec et au Canada», affirme Guy Berthiaume. Le vice-recteur à la Recherche et à la création vient de présenter à la Commission des études le nouveau Plan stratégique qui, au cours des cinq prochaines années, orientera les efforts de l'Université en recherche et en création.

Ce plan, soumis également à la Fondation canadienne pour l'innovation et au Programme des chaires de recherche du Canada, comporte quatre objectifs : 1) maintenir une large présence en sciences humaines et sociales et dans les arts, et cibler des créneaux porteurs en sciences de la santé et en sciences naturelles; 2) profiter du renouveau du corps professoral pour intensifier l'effort de recherche et de création; 3) optimiser les impacts en recherche et création sous toutes leurs facettes; 4) faire en sorte que l'UQAM devienne la référence au Canada en matière de promotion et de développement des activités de recherche-création. Le plan propose aussi sept thématiques (voir plus bas), qui reflètent les forces et axes de développement des facultés.

Malgré le contexte de crise financière, Guy Berthiaume estime que l'UQAM est en plein essor. «Aux derniers concours des organismes subventionnaires de recherche, fédéraux et provinciaux, les fonds obtenus par nos chercheurs ont augmenté dans tous les domaines, rappelle-t-il. Avec un financement de plus de 60 millions $, l'UQAM occupe le premier rang au Québec et le 6e rang au Canada dans le groupe des grandes universités à vocation générale.» L'arrivée d'une nouvelle génération de professeurs-chercheurs - 306 depuis 2003-2004 - n'est pas étrangère à ces succès, poursuit le vice-recteur. «Nos recrues ne souffrent d'aucun complexe et manifestent une grande volonté d'agir. Leur venue est une force pour l'UQAM et signifie le déploiement de nouvelles idées.»

Des attentes plus élevées

Selon Guy Berthiaume, les attentes de la société à l'égard de la recherche universitaire ont beaucoup changé depuis les années 80. Il constate une prise de conscience majeure, notamment chez les décideurs économiques et politiques, de l'importance du rôle de la recherche. «Dans une économie mondialisée axée sur le savoir et l'innovation, les exigences concernant la pertinence des connaissances, leur rythme de production et leur transfert, sont plus grandes que jamais», dit-il.

La publication d'articles et d'ouvrages scientifiques ne suffit pas, observe le vice-recteur. «Encore faut-il maximiser les retombées des travaux, soit en transférant les connaissances pour créer un nouveau produit ou démarrer une entreprise, soit en collaborant avec des organismes communautaires, soit en faisant connaître auprès du grand public la recherche de pointe et les développements scientifiques les plus récents.»

Changer l'image de l'UQAM

Guy Berthiaume croit que l'UQAM doit élargir sa présence en sciences humaines, lettres et communication, domaines où son expertise est importante et reconnue. En sciences de la santé et en sciences naturelles, il faut, dit-il, cibler des créneaux prometteurs où l'Université peut aussi prétendre à l'excellence, tels ceux de la prévention en santé, de l'écologie forestière, des changements climatiques et des nanotechnologies. Le vice-recteur souhaite également que l'UQAM soit reconnue comme l'endroit où l'intégration de la création dans la vie universitaire est la plus avancée et la mieux réussie. «Nous avons innové en étant les premiers à identifier le travail de création comme étant distinct des activités de recherche et à lui accorder une place particulière», souligne-t-il.

L'UQAM doit enfin profiter des multiples avantages que lui procure sa position géographique, observe M. Berthiaume. Avec ses onze établissements de haut savoir, dont quatre grandes universités francophones et anglophones, Montréal est en effet la capitale canadienne de la recherche universitaire, ce qui favorise, aux dires de M. Berthiaume, la création de nombreux partenariats.

«Nos chercheurs et créateurs sont très présents dans les médias et les débats de société», constate le vice-recteur. Mais il n'est pas convaincu que, dans l'esprit de plusieurs personnes, l'image de l'UQAM soit celle d'une grande université de recherche. «Nous devons faire un effort collectif pour changer cette perception», conclut-il.

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Des thématiques prioritaires

Le nouveau Plan stratégique de la recherche et de la création propose sept thématiques prioritaires, interdisciplinaires et transfacultaires, qui correspondent aux forces actuelles de l'UQAM :

1. Fondements de la cognition et de l'action : étude du fonctionnement de l'esprit humain et de ses constructions symboliques, culturelles et historiques à travers diverses disciplines (philosophie, linguistique, informatique, mathématiques, etc.);

2. Environnement et développement durable : changements climatiques, écologie forestière, limnologie, écotoxicologie, nanomatériaux, risques géologiques, gestion et aménagement du territoire, etc.

3. Santé et mieux-être : prévention, intervention auprès de populations vulnérables, gestion et communication de la santé, santé publique, déficience intellectuelle, violence et sexualité, recherche biomédicale, chimie thérapeutique, rétrovirologie, oncologie moléculaire, etc.

4. Enjeux sociaux, économiques et organisationnels : économie sociale, études féministes, sciences, technologies et innovation, macroéconomie, gestion des ressources humaines, gestion des risques, etc.;

5. Mutations politiques, juridiques et sociales internationales : citoyenneté, diversité culturelle, pluralisme identitaire, gouvernance et pratiques démocratiques, études stratégiques, mondialisation, aide au développement, politiques québécoises et canadiennes, etc.

6. Culture, arts, communication et médiation : Innovation artistique, arts médiatiques, littérature, études sur les patrimoines, usages et cultures médiatiques, communautés virtuelles, politiques et industries culturelles, etc.

7. Éducation et mobilisation des connaissances : enseignement et formation, politiques et gestion en éducation, éducation à la santé et à l'environnement, diffusion et conservation de la culture scientifique, pratiques pédagogiques, etc.

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