La professeure Chantal Cyr développe un programme novateur d'évaluation et d'intervention pour les Centres Jeunesse

22 Avril 2008 à 5H00

Chantal Cyr, professeure au Département de psychologie de l'UQAM, chercheuse-boursière du Fonds de la recherche en santé du Québec (FRSQ) et financée par le Conseil de Recherches en Sciences Humaines du Canada (CRSH) développera, en collaboration avec l'Institut de Recherche pour le Développement Social des jeunes (IRDS), un programme d'évaluation et d'intervention novateur pour les enfants (0-5 ans) victimes de mauvais traitements et leurs parents. Son efficacité sera évaluée auprès des familles ayant recours aux services du tout nouveau Centre d'expertise d'évaluation des jeunes enfants et de leurs parents des Centres Jeunesse de Montréal - Institut universitaire (CJM-IU).

La situation au Québec
Au Québec, en 2005 seulement, près de 20 000 signalements ont été retenus pour mauvais traitement parental. Certaines situations de violence ou de négligence sont si complexes que les outils d'évaluation actuels ne permettent pas de guider les actions des intervenants, à savoir, par exemple, si l'enfant devrait demeurer ou non dans son milieu familial.

Avec les récentes modifications apportées au projet de loi 125, les intervenants doivent garantir plus rapidement une évaluation adéquate des risques pour le développement des enfants dont les cas ont été rapportés. C'est afin de satisfaire à cette nouvelle exigence législative et de pallier ces situations complexes que les CJM-IU ont récemment mis sur pied un Centre d'expertise d'évaluation des jeunes enfants et de leurs parents et le doteront de ce programme d'évaluation et d'intervention, élaboré par la professeure Cyr et ses collègues de l'IRDS. «La théorie de l'attachement servira de cadre conceptuel au développement du programme. Selon cette théorie, ce sont les expériences parent-enfant durant les premières années de vie qui permettent à l'enfant de développer ses capacités de régulation comportementale, émotionnelle et biophysiologique», affirme la professeure.

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Communiqué de presse 

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