Renaissance de la Clinique juridique

14 Avril 2008 à 0H00

Jeune et dynamique, elle projette une image qui ne correspond en rien à celle que l'on se fait habituellement d'un notaire : un homme plutôt âgé, à l'allure austère, qui ne s'intéresse qu'aux testaments. Me Amélie Lavigne, de la Chambre des notaires du Québec, coordonne l'ensemble des activités de la Clinique juridique de l'UQAM et siège à son conseil d'administration.

Depuis janvier dernier, la Chambre est devenue un partenaire de la Clinique juridique qu'elle soutient dans les services qu'elle offre à la communauté. «L'arrivée de Mme Lavigne constitue une véritable bouffée d'air frais, souligne Louis-Frédéric Prévost, finissant du baccalauréat en droit et administrateur de la Clinique. En assurant une présence permanente et en supervisant le traitement des dossiers, elle permet d'améliorer l'efficacité de notre travail.»

Après avoir interrompu ses activités pendant presque deux ans, la Clinique renaît de ses cendres, grâce notamment aux efforts déployés par les étudiants en sciences juridiques Andrée-Anne Bouchard-Desbiens, Manuel Klein et Josiane Michel. Aujourd'hui, une vingtaine d'étudiants du baccalauréat en droit y travaillent bénévolement et offrent des services d'information juridique à l'ensemble de la communauté de l'UQAM et à la population en général, tout en faisant la promotion de l'accès à la justice.

Plus de 200 appels en trois mois

Comment expliquer un tel engagement de la part des étudiants? «À la Clinique, ils ont la chance d'appliquer les notions théoriques transmises dans les cours et apprennent à entrer en contact avec de vrais clients», observe Mme Lavigne. «Ils ont aussi à coeur la cause de l'accès à la justice, sachant que plusieurs citoyens ne peuvent se payer les services d'un avocat ou n'ont pas droit au programme d'aide juridique», ajoute Louis-Frédéric. Les étudiants, dont le étudiants et des employés de l'UQAM de tout âge, et surtout des résidants du quartier. Certaines personnes proviennent même de la Rive-sud et de Saint-Jérôme. «On vient nous voir pour différents types de problèmes qui relèvent soit du droit du travail, du droit familial ou du droit à la consommation, précise Mme Lavigne. Nous essayons de leur donner l'heure juste et de leur expliquer quels sont les recours possibles».

Solide sur ses rails

L'approche de la Clinique a plu à la Chambre des notaires et c'est pourquoi elle a décidé de subventionner un poste de professionnel pour donner un coup de main aux étudiants. «Depuis quelques années, la Chambre s'est beaucoup impliquée dans différents milieux communautaires et cherche à faire un travail d'éducation auprès de la population», souligne la jeune notaire.

Pour mieux se faire connaître, la Clinique collabore avec la radio étudiante CHOQ-FM, qui diffuse chaque dimanche à 17h une émission de vulgarisation, La justice de justesse. On y aborde divers thèmes comme ceux du droit du logement, de la consommation, des accommodements raisonnables, en présence d'un expert qui commente le dossier. Située au 209, rue Sainte-Catherine Ouest (local V-R505), la Clinique est ouverte le mercredi de 14h à 17h et de 18h à 21h, ainsi que le jeudi de 9h30 à 12h30 et de 14h à 17h.

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