Satisfaction des syndicats de l'UQAM à l'endroit du rapport du Vérificateur général du Québec

5 Juin 2008 à 5H00

Les quatre syndicats de l'UQAM tenaient à faire savoir, par un point de presse aujourd'hui, leur satisfaction quant au contenu du rapport du Vérificateur général du Québec et à l'analyse qui y est faite des causes du dérapage financier immobilier de l'Université.

Selon la déclaration intersyndicale, l'ex-recteur Roch Denis, l'ex-vice-recteur Mauro Malservisi et l'ex-directeur des investissements Nicolas Buono qui sont cités comme étant les principaux responsables, ne sont pas les seuls, et les blâmes sont également répartis sur le siège social et l'Assemblée des gouverneurs de l'Université du Québec ainsi que sur le ministère de l'Éducation, du Loisir et du Sport (MELS) qui auraient failli à leurs tâches de révision, contrôle et encadrement des dossiers.

Les syndicats des professeurs, des chargés de cours, des employés et des étudiants-employés (SPUQ, SCCUQ, SEUQAM et SÉTUE) critiquent, par ailleurs, le rôle joué par le Conseil d'administration de l'UQAM et plus précisément par son Comité de vérification, qui est cité dans le rapport du Vérificateur général comme n'ayant tenu «aucune réunion portant sur les projets immobiliers entre l'automne 2003 et l'automne 2006». Les syndicats estiment que ce comité ne s'est pas acquitté adéquatement de ses responsabilités et que ses membres ne devraient plus siéger au C.A.

Les syndicats réitèrent le fait que la dérive financière a été engendrée par le fait que l'UQAM est sous-financée et qu'elle est toujours en déficit d'espace pour loger son personnel et ses étudiants. Ils réclament du MELS que soient versés les 65 millions $ en subventions conditionnelles retenus à Québec et que le ministère reprenne à sa charge l'Îlot Voyageur, tel qu'annoncé il y a un an, ainsi que le Complexe des sciences.

Les syndicats ont relevé avec intérêt le commentaire de la Direction apparaissant en annexe du rapport du Vérificateur à l'effet que les étudiants et le personnel ne sauraient être «punis» pour des faits et gestes dont ils ne peuvent être tenus responsables, et qui plus est, ont été dénoncés de nombreuses fois par eux alors qu'ils se produisaient, mais ignorés par les principaux acteurs du désastre financier.

On peut lire la déclaration intersyndicale à l'adresse suivante : http://www.uqam.ca/situationfinanciere/intersyndicale.pdf

PARTAGER
COMMENTAIRES 0 COMMENTAIRE