Un tournant décisif et une relance pour l'UQAM

9 Octobre 2008 à 5H00

C'est avec une «très grande reconnaissance» que le recteur, M. Claude Corbo, la présidente du Conseil d'administration de l'UQAM, Mme Isabelle Hudon, et le nouveau chancelier de l'UQAM, M. Réal Raymond, ont accueilli l'annonce faite par la ministre de l'Éducation, du Loisir et du Sport (MELS), Mme Michelle Courchesne, de libérer l'UQAM de ses dettes immobilières. La ministre a en effet rendu public cet après-midi l'engagement du gouvernement du Québec de prendre à sa charge une part de 180 millions $ de l'endettement encouru par l'UQAM dans le projet du Complexe des sciences Pierre-Dansereau.

De plus, le gouvernement accepte de verser la somme de 65 millions $ qu'il retenait au chapitre des subventions conditionnelles pour les années budgétaires 2005-2006, 2006-2007 et 2007-2008. Rappelons que le gouvernement avait déjà accordé l'an dernier une avance de 20 millions $ sur la somme globale de 85 millions $ retenue parce que l'UQAM n'avait pas atteint l'équilibre budgétaire au cours des trois années en question.

Réuni en séance extraordinaire ce matin, le Conseil d'administration de l'UQAM s'est engagé à déposer à la ministre d'ici le 31 mai 2009 un plan stratégique devant guider son développement pour les cinq prochaines années (2009-2014) et à préparer et à mettre en application, avec l'ensemble de la communauté universitaire, un plan financier lui permettant de retrouver l'équilibre budgétaire au plus tard en 2013-2014. Ces deux engagements de l'UQAM sont requis par le gouvernement du Québec pour que l'Université puisse signer une entente formelle avec celui-ci, qui mettra fin au «cauchemar immobilier», tel que l'a qualifié le recteur Claude Corbo.

Le recteur se réjouit que le gouvernement ait maintenu une foi constante en l'UQAM, son potentiel et son avenir et l'en remercie. Il a ajouté que les décisions gouvernementales annoncées aujourd'hui s'inscrivaient dans «un processus de rétablissement et de relance que l'UQAM a déjà entrepris depuis janvier 2008». Il a souligné une fois de plus le dynamisme soutenu de la vie académique, la stabilité des effectifs étudiants, le renouvellement de l'équipe de direction, la nomination de nouveaux membres au C.A., la nomination d'un nouveau chancelier et, surtout, l'«amorce efficace d'un assainissement des finances institutionnelles» qui a su convaincre le gouvernement que l'UQAM s'était reprise en mains et que l'heure de construire un nouvel avenir était arrivé.

***

Communiqué de presse

PARTAGER
COMMENTAIRES 0 COMMENTAIRE