Déjà membre de Canal Savoir, Télé-Québec en devient par décision des membres de son Conseil d’administration, le partenaire majoritaire. Le nouveau C.A. est aussi constitué de membres des universités québécoises, dont on a accru la représentativité, et de TFO, la télévision éducative de l’Ontario. Télé-Québec a reçu une importante subvention du ministère de l’Éducation, du Loisir et du Sport, afin de renouveler et diversifier la programmation du Canal Savoir. Denis Vaillancourt, directeur du Service de l’audiovisuel de l’UQAM, a contribué de manière significative à son repositionnement. Membre du C.A. du Canal Savoir depuis 1998, il en a aussi été le président de 2004 à 2008. Il vient de céder son siège à Michèle Fortin, présidente-directrice générale de Télé-Québec, et occupe maintenant celui de vice-président.
Une diffusion mondiale
En 2004, Canal Savoir, une corporation sans but lucratif, est en mauvaise santé financière. Elle est cependant détentrice de la dernière licence de catégorie 1 disponible à Montréal. «La valeur de cette licence est énorme quand on pense à ce qu’a été la bataille pour la création de TQS. À l’époque, TVA, Radio-Canada et Télé-Québec n’étaient pas intéressés à voir arriver une quatrième télévision généraliste sur le territoire montréalais…», explique Denis Vaillancourt. Canal Savoir c’est aussi un réseau de télévision qui diffuse sur l’ensemble du territoire canadien, sur 60 % du territoire nord-américain, sur la totalité du territoire mexicain par satellite et finalement sur la planète entière par le Web, poursuit-il. «Nous avons à l’UQAM la plus grosse École de médias au Québec, la plus grande Faculté des arts au Canada et la plus grande École de gestion au Québec et nous allions laisser partir un tel outil de communication pour la valorisation de nos programmes? Cela m’a instantanément convaincu de l’importance de non seulement sauvegarder, mais surtout de développer Canal Savoir pour nous permettre de contribuer à la réputation et au rayonnement de l’Université.»
Nouvelle programmation
Canal Savoir présente cet hiver quelques émissions qui retiennent l’attention par la qualité de l’image et de la conception. La série intitulée Portes ouvertes… au Musée de la civilisation, qui fait entrer le téléspectateur à l’intérieur des murs de la Réserve muséale de la Capitale nationale où sont conservés de précieux objets du patrimoine culturel québécois, en est un exemple. «Des émissions de ce calibre, nous en avons produit quelques-unes à l’hiver. L’automne prochain, nous en aurons davantage parce que nous avons plus de moyens que jamais. Un autre élément très important, c’est le partenariat des bureaux régionaux de Télé-Québec avec les établissements d’enseignement supérieur en région, mais, avant tout, l’objectif que nous poursuivons c’est d’assurer la survie de la chaîne à long terme et nous nous sommes donné trois ans pour le faire», affirme Denis Vaillancourt.
Celui-ci a conclu récemment un projet de tournage d’une table ronde à la Bibliothèque nationale dans le cadre de La Nuit de la philosophie, le 23 mars prochain, qui sera diffusée sur UQAM.tv et au printemps sur Canal Savoir.
Comment les universités se démarquent-elles par la richesse de leurs programmes, de leur recherche et comment s’intègrent-elles dans la communauté? Voilà les questions auxquelles se propose de répondre Campus, une nouvelle série qui débute en février. «Tout le réseau universitaire y trouvera son compte. De plus en plus, Canal Savoir devient une sorte de carrefour, un lieu d’échanges autour de la connaissance. Des chercheurs universitaires travaillent ensemble sur un projet commun, un peu comme dans une chaire de recherche. Il continuera à y avoir des productions de l’une ou l’autre des institutions, mais de plus en plus de projets communs porteront sur la valorisation de la recherche, la diffusion de l’information et surtout de la connaissance au bénéfice de la population en général.»
Un comité UQAM/Canal Savoir est en train d’être mis sur pied. Il aura pour mandat d’assurer l’animation et la coordination des contributions de l’Université à la programmation du poste, conclut Denis Vaillancourt.