Le sarcophage et la momie de l'UQAM au musée

9 Février 2009 à 0H00

Le cercueil égyptien et la momie prêtés par l'UQAM au Musée canadien des civilisations font partie de l'exposition Tombes éternelles - L'Égypte ancienne et l'au-delà, présentée à Gatineau depuis le 19 décembre 2008 et qui se poursuit jusqu'au 16 août 2009. C'est Philippe Lupien, diplômé de l'UQAM et professeur invité à l'École de design, qui signe la scénographie de cette exposition réunissant quelque 200 artefacts du Museum of Fine Arts de Boston et d'autres pièces provenant de collections canadiennes.

Avec son équipe, Philippe Lupien a reconstitué un mastaba, tombeau destiné à recueillir la sépulture des pharaons et des nobles. Le mastaba comprend notamment une chapelle où les vivants peuvent parler au mort et une chambre funéraire où le sarcophage du défunt est entouré d'objets de la vie quotidienne. «Pour illustrer la thématique d'une exposition et en faire saisir le sens, la mise en espace des objets est aussi importante que les objets eux-mêmes, souligne le designer. En pénétrant dans le tombeau, le public vit une expérience véritablement sensorielle.»

Les deux artefacts prêtés par l'UQAM ont pris le chemin de Gatineau en juin de l'année dernière. C'est en raison de la grande qualité du sarcophage, qui date de la XXVIe dynastie des Pharaons (environ 600 ans av. J.-C.), que le musée a décidé d'en entreprendre la restauration, qui a nécessité plusieurs semaines de travail. À l'époque d'Hetep-Bastet, la riche Égyptienne pour qui aurait été fabriqué ce cercueil, «les sarcophages étaient souvent produits en série, note Matthew Betts, conservateur de l'exposition. Pas le sien. On le voit entre autres à la richesse des peintures et au fait que celles-ci couvrent tout le coffre, et non pas seulement le visage et les épaules, comme c'est souvent le cas.»

Les deux pièces ont été léguées à l'UQAM lors de sa création, en 1969, avec le reste de la collection d'œuvres d'art de l'École des beaux-arts de Montréal. Celle-ci les avait obtenues du Musée du Caire en 1927. Gravement endommagé en 1969, le sarcophage était depuis ce temps conservé dans une voûte. Quant à la momie, sa dernière apparition publique remonte à 2003, lors de l'exposition Sarkis : 2 600 ans après 10 minutes 44 secondes, présentée à la Galerie de l'UQAM.

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