Les écoambassadeurs facultaires

9 Mars 2009 à 0H00

La représentation étudiante au sein du Comité institutionnel d'application de la Politique en matière d'environnement est passée de trois à huit membres en octobre dernier, avec l'adoption, par le Conseil d'administration de l'UQAM, de la deuxième mouture de la Politique. Désormais, chacune des sept associations étudiantes facultaires est représentée par un écoambassadeur (un étudiant représente également l'ensemble des groupes agréés) au sein de ce comité qui compte maintenant 17 personnes. Trois de ces écoambassadeurs ont accepté de discuter de leur engagement et des projets qu'ils espèrent contribuer à mettre en œuvre à l'Université.

«En arrivant à l'UQAM, j'ai pris la mesure de la richesse de la vie associative et de la possibilité de m'impliquer concrètement pour faire avancer les choses», souligne David Sultan, écoambassadeur de l'Association facultaire étudiante de science politique et droit (AFESPED). L'étudiant au baccalauréat en science politique croit toutefois, qu'à l'instar de plusieurs grandes institutions, l'UQAM peine à changer ses mauvaises habitudes, un avis que partage Jean-Philippe Vermette, qui représente l'Association étudiante du secteur des sciences (AESS). «L'UQAM pourrait faire beaucoup mieux», soutient l'étudiant à la maîtrise en science de l'environnement, engagé sur le comité depuis deux ans et demi.

«Il ne faut toutefois pas tomber dans un pessimisme improductif, prévient David Sultan. Nous devons continuer à apporter des idées, faciliter la mise en œuvre de certains projets et sensibiliser encore et encore la Direction de l'UQAM afin d'aller de l'avant en matière d'environnement.» Parmi les projets qui lui tiennent à cœur, il mentionne le Défi Climat, auquel participera à nouveau l'UQAM du 23 mars au 24 avril, ainsi que le Fonds d'action en matière d'environnement et de développement durable, ou Fonds vert de l'UQAM, qui devrait être lancé prochainement.

Le Fonds vert emballe également Jean-Philippe Vermette, qui souhaite aussi que d'autres projets puissent voir le jour, comme celui des cuisines collectives du Collectif étudiant à la transformation alimentaire communautaire et écologique (CÉTACÉ), ou le projet de toits verts et d'agriculture urbaine du Collectif de recherche en aménagement paysager et en agriculture urbaine durable (CRAPAUD).

«Les projets environnementaux sont essentiellement le résultat d'initiatives étudiantes», constate à regret Jean-Guillaume Dumont, écoambassadeur de l'Association des étudiantes et des étudiants de la Faculté des sciences de l'éducation (ADEESE). «J'aimerais que les Services à la vie étudiante offre un service de vaisselle réutilisable pour les événements organisés par les étudiants et que la styromousse soit bannie de l'Université, de même que les machines distributrices de café, dit l'étudiant en éducation préscolaire et enseignement primaire. Je souhaite aussi que toutes les unités, académiques et administratives, réduisent leur consommation de papier de 10 %.»

Ce dernier souhait devrait faire l'objet d'une annonce sous peu, s'il faut en croire Cynthia Philippe, conseillère au développement durable au vice-rectorat aux Ressources humaines. À suivre...

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