Première au Canada : un colloque sur la condition juridique et le bien-être des espèces animales

21 Mai 2009 à 13H32

«L'animal dans la spirale des besoins de l'humain»

Pour la première fois au Canada, des chercheurs, des praticiens et des étudiants de l‘Amérique du Nord et de l'Europe, issus de diverses disciplines, sont réunis à l'UQAM, les 21 et 22 mai, pour discuter de thèmes portant sur la condition juridique et le bien-être des espèces animales. Le colloque s'intitule «L'animal dans la spirale des besoins de l'humain». La professeure Martine Lachance, du Département des sciences juridiques, ainsi que le professeur Luc-Alain Giraldeau, du Département des sciences biologiques, comptent parmi les conférenciers.

Organisé par le Groupe de recherche international en droit animal (GRIDA), ce colloque bilingue d'envergure internationale rassemble des chercheurs de plusieurs disciplines - dont la biologie, l'écologie, la philosophie et la médecine vétérinaire - tous interpellés par l'utilisation et l'exploitation des animaux par les êtres humains, sources de souffrances animales qu'ils cherchent à éviter ou, du moins, à minimiser.

Le GRIDA a été créé en janvier 2007 au sein du Département des sciences juridiques. Établi à l'initiative de la professeure Martine Lachance, le GRIDA entend créer un cadre et des opportunités de recherche dans un domaine du droit pratiquement ignoré par les universités canadiennes - le droit animal - mais qui suscite un intérêt des plus marqué à l'étranger, notamment aux États-Unis.

Le GRIDA cherche à définir une approche moderne du droit qui intègre, tant dans ses objectifs que dans ses instruments juridiques, les nouveaux enjeux que soulève le respect de la sécurité et du bien-être animal. Pour ce faire, il faut d'abord faire valoir l'importance pour les êtres humains de cultiver leur imaginaire moral, afin de les amener à considérer les espèces animales avec bienveillance et équité. Développer une politique visant la protection des intérêts des espèces animales et l'inscrire dans une perspective sociale et collective, devient dès lors incontournable dans une structure sociétale où les animaux sont davantage tenus comme objets de consommation.

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