Retour aux sources

26 Janvier 2009 à 0H00

Il s'agit d'un retour aux sources pour Andrée A. Michaud, qui a été invitée à l'UQAM à titre d'écrivaine en résidence au Département d'études littéraires cette année. «Noël Audet a été le déclencheur de ma carrière littéraire», dit-elle à propos de l'ancien professeur de l'UQAM, qui fut son directeur de maîtrise. «C'est lui qui avait soumis mon mémoire à Québec Amérique», se rappelle-t-elle à propos de son premier roman, La femme de Sath, publié en 1987. «J'ai ensuite eu le goût d'en écrire un autre et j'ai réalisé que l'écriture devenait plus qu'un passe-temps dans ma vie», ajoute-t-elle.

Andrée A. Michaud a publié, depuis, six autres romans. Le ravissement (L'instant même, 2001) lui a valu le prix littéraire du Gouverneur général, catégorie «romans et nouvelles» et le prix littéraire des collégiennes et des collégiens. Elle a également remporté le prix Ringuet de l'Académie des lettres du Québec pour Mirror Lake (Québec Amérique, 2006). «Les prix constituent une reconnaissance appréciée, mais ne font pas vendre d'exemplaires, du moins pas au Québec», déplore-t-elle. Il n'est pas facile, en effet, de vivre de sa plume. «Je suis réviseure-pigiste pour gagner ma vie, mais ma priorité demeure l'écriture. Cela demande beaucoup de discipline, mais j'y parviens.»

Ses œuvres accordent une importance particulière aux décors et aux lieux dans lesquels évoluent les personnages, et toutes sont empreintes d'une part de mystère. «Mes autres romans comportaient souvent des similitudes avec les polars. Cette fois, pas de doute, c'en est un!», confie-t-elle à propos de Lazy Bird, son dernier-né, qui paraîtra sous peu chez Québec Amérique.

Lors de cette résidence à l'UQAM, amorcée en octobre et se terminant en mars prochain, Andrée A. Michaud participe à des séminaires et des cours, à l'invitation des professeurs de la maîtrise en création littéraire. Elle prononcera une conférence au Département le 27 janvier, qui portera sur les territoires que l'écriture permet d'explorer. Elle prépare également une table-ronde sur l'américanité pour ce printemps.

Dans son bureau, elle reçoit les étudiants qui souhaitent la rencontrer pour discuter de leur travail d'écriture ou lui poser des questions. «Ce n'est pas facile de juger l'écriture d'autrui, dit-elle. Quand un texte a du potentiel, ça va, mais quand ce n'est pas le cas, il faut savoir trouver les mots justes pour ne pas heurter la susceptibilité des gens et les encourager à retravailler le tout.»

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