Détecteur de mouvement

11 Janvier 2010 à 0H00

Où que vous soyez, quoi que vous fassiez, Christian Duval peut suivre vos moindres mouvements... sans même mettre le pied dehors. L'équipe de recherche qu'il dirige utilise un système de capteurs uniques, conçus pour coller à la peau. Lorsque celui qui les porte fait un pas, empoigne sa cuillère ou se gratte le bout du nez, un signal est aussitôt envoyé par voie sans fil vers un ordinateur central. Les chercheurs arrivent à visualiser chaque mouvement, en trois dimensions. «Ce système va nous permettre de suivre l'évolution de la mobilité de personnes âgées et de patients atteints de la maladie de Parkinson, directement à leur domicile», explique le professeur, recruté en 2005 par le Département de kinanthropologie.

Pour mener ce projet à bien, Christian Duval a décroché une prestigieuse subvention de 1,5 million $, sur 6 ans, des Instituts de recherche en santé du Canada, ainsi qu'une subvention de la Société Parkinson Canada.

Son équipe, multidisciplinaire et interuniversitaire, réunit autant des mathématiciens que des ingénieurs, et même un neurologue. «Nous allons mesurer l'impact de certains médicaments ou d'approches thérapeutiques, en évaluant s'ils permettent aux patients de retrouver plus d'autonomie», poursuit le chercheur, également boursier du Fonds de recherche en santé du Québec.

Un système allégé, assorti d'un GPS, permettra de scruter les déplacements et les mouvements des patients à l'extérieur de leur maison, dans leur communauté. Au total, plus de 300 personnes devraient se prêter au jeu.

Formé en sciences de l'activité physique à l'Université du Québec à Trois-Rivières, puis à l'UQAM et à l'Université McGill en neurosciences, Christian Duval occupait un poste de professeur à l'Université Brock, en Ontario, lorsqu'il a reçu un appel de Montréal. «L'UQAM veut se positionner dans le domaine de la santé, notamment en neurosciences. Pour moi, c'était une occasion en or.»

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