Se dépasser pour la cause

17 Mai 2010 à 0H00

Si vous aviez rencontré Frédéric Nadeau il y a 10 ans, vous auriez eu affaire à un jeune homme qui avait perdu le goût de vivre, dont l'esprit était hanté par des idées suicidaires. «Je suis presque passé à l'acte, confie l'étudiant au baccalauréat en science politique. J'étais un bum, un décrocheur sans but et sans rêve; je ne savais pas ce que j'allais devenir.»

C'est le sport, plus exactement son premier marathon, qui lui a redonné l'espoir de vivre. «J'ai pris conscience que si je consacrais autant d'énergie aux autres aspects de ma vie qu'à la course, j'étais capable de réussir», dit-il. Prenant son existence en main, Frédéric a modifié son réseau social et ses habitudes de vie, est retourné aux études et s'est trouvé un emploi comme intervenant jeunesse, puis comme coordonnateur sportif à la Ville de Montréal.

Plusieurs années et six marathons plus tard, il se sentait mûr pour un nouveau défi. En 2009, il a ajouté le vélo et la natation à ses entraînements de course et a participé à son premier triathlon demi-Ironman - 2 km de natation, 90 km de vélo et 21 km de course -, qu'il a terminé en un excellent temps de 5 heures 40 minutes.

L'homme de 34 ans, qui a adoré son expérience, a décidé de relever le défi ultime : le triathlon Ironman. Le 11 septembre prochain à Montréal, il parcourra 3,8 km à la nage, 180 km à vélo et 42 km au pas de course, soit 226 km de pure souffrance physique et mentale! Son objectif? Terminer l'Ironman en moins de 13 heures. «Je vais le finir à quatre pattes s'il le faut!», dit-il.

Cet Ironman aura lieu exactement 10 ans après le premier marathon qui a complètement changé sa vie. Quel est le prochain défi de l'étudiant, qui termine son baccalauréat cette année et qui deviendra papa pour la première fois en novembre prochain? «J'aimerais escalader l'Everest ou explorer l'Antarctique un jour.»

Afin de joindre ses efforts à une cause qui lui tient à cœur, Frédéric souhaite amasser 2 260 $ (10 $ pour chaque kilomètre parcouru) au profit de l'organisme Suicide Action Montréal, qui offre des services aux personnes suicidaires et à leur entourage. «Le suicide est la deuxième cause de mortalité chez les jeunes après les accidents d'automobile», rappelle-t-il.

Pour encourager Frédéric, il faut se rendre sur le site www.226km.e-monsite.com.

Courir contre la leucémie

Même si elle étudie à temps plein, Virginie Vachon trouve le temps de travailler 30 heures par semaine et d'être la présidente de son association étudiante. «Je ne m'étais cependant jamais impliquée dans une cause humanitaire», dit l'étudiante au baccalauréat en gestion du tourisme et de l'hôtellerie.

L'automne dernier, elle apprend que l'organisme Team in Training recherche des gens intéressés à courir un marathon au profit de la Société de leucémie & lymphome du Canada. «Je n'avais jamais couru de ma vie!, confie-t-elle en riant. Mais cette cause me touchait, puisqu'un de mes proches est décédé de cette maladie il y a sept ans.» Son baptême de course sera d'autant plus grandiose qu'il se tient à Paris. «Je n'avais jamais traversé l'océan non plus!»

Ses entraînements sont toutefois perturbés par une périostite - inflammation dans la région du tibia -, et une blessure au bas du dos. «J'aurais lâché 1 000 fois si je n'avais pas couru pour une cause», avoue-t-elle. En dépit du fait qu'elle s'est entraînée pendant seulement quatre mois au lieu des six prévus, Virginie était fin prête pour le Jour J, le 11 avril dernier. Par une température glaciale et un vent intense, elle s'est retrouvée sur la ligne de départ aux Champs-Élysées en compagnie de 37 000 coureurs. «Mes membres ont commencé à dégeler au sixième kilomètre», rigole-t-elle.

Grâce à son iPod qui lui permet d'écouter les chansons envoyées par ses amis, Virginie parvient à terminer l'épreuve en cinq heures exactement! «C'était tellement motivant de voir autant de gens nous encourager, j'en avais des frissons, dit-elle. Malgré les hauts et bas, je recommencerais demain matin.»

Virginie a atteint son objectif de 5 900 $, mais il n'est pas trop tard pour l'encourager à l'adresse suivante : http://my.e2rm.com/personalPage.aspx?registrationID=793339.

Rouler pour la sclérose en plaques

Vous avez probablement déjà aperçu Patrice Potvin sur un panneau publicitaire de la campagne promotionnelle L'effet UQAM, sans savoir que le professeur du Département d'éducation et pédagogie est également un mordu de vélo. «Je suis un cycliste très ordinaire, nuance-t-il. Mais le vélo me procure d'excellentes sensations.»

Depuis quatre ans, le professeur participe au Vélotour Rona au profit de la Société canadienne de la sclérose en plaques (SCSP), un événement qui réunit des dizaines de milliers de cyclistes à travers le Canada. Pour la première fois cette année, Patrice Potvin a formé une équipe composée exclusivement de professeurs, employés et étudiants de l'UQAM. «Le Vélotour marquera le début de l'année scolaire et moussera l'appartenance à l'Université», affirme avec enthousiasme le cycliste.

L'équipe compte actuellement 11 membres, mais le professeur est encore en période de recrutement. «Le Service des communications de l'UQAM nous a offert 15 maillots aux couleurs de l'UQAM. Avis aux intéressés : quatre maillots sont encore disponibles.»

L'équipe UQAM participera au Vélotour de Saint-Hyacinthe, en Montérégie, les 21 et 22 août prochains. Les cyclistes effectueront un parcours qui longe la rivière Yamaska et passe à travers quelques villages.

Chaque membre de l'équipe doit recueillir au minimum 275 $ pour la SCSP. Pour encourager un des membres de l'équipe, on se rend sur le site https://msofs.mssociety.ca/2010misc/lookup.aspx?L=3 et on tape «UQAM» dans l'engin de recherche. Pour joindre l'Équipe UQAM, on écrit à Patrice Potvin à l'adresse potvin.patrice@uqam.ca.

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