Des chercheurs en marketing de l'ESG UQAM publient une première étude québécoise sur le tabac à l'écran

9 Mars 2011 à 19H27

Mario Bujold, Marie-Soleil Boivin, Anik St-Onge, Lilia BoujbelLes professeurs Anik St-Onge, Lilia Boujbel et François Marticotte, du Département de marketing de l'ESG UQAM, ont publié une première étude sur l'utilisation du tabac à la télévision et au cinéma québécois. Les résultats de la recherche ont été dévoilés aujourd'hui, parallèlement à l'annonce des lauréats de la seconde édition des prix Oxygène et Cendrier, attribués par le Conseil québécois sur le tabac et la santé. Intitulée «Portrait de l'utilisation du tabac dans les films et les dramatiques québécoises», l'étude exploratoire révèle que 75 % des 15 plus grands succès du box-office québécois contiennent des scènes où il est question de tabac.

Parmi ces films, mentionnons Les amours imaginaires, la cigarette y apparaît en moyenne à toutes les 59 secondes, Cabotins, l’Enfant prodige et Piché : Entre ciel et terre. À titre comparatif, seuls 27 % des 15 films étrangers les plus vus au Québec cette année mettent en scène des fumeurs.

L’étude dévoile également que 87 % des scènes de consommation de tabac à la télévision québécoise sont diffusées sur les ondes de Radio-Canada. Les auteurs de l’étude se sont penchés sur un échantillon de quatre épisodes pour chacune des émissions dramatiques diffusées entre 19 h et 22 h à Radio-Canada, V télé et TVA, à l’automne 2010. À la SRC, quatre des sept émissions dramatiques diffusées à une heure de grande écoute contenaient des scènes où le tabac était utilisé.

Selon des études récentes, les jeunes fréquemment exposés à des scènes de tabac à l’écran verraient tripler leur risque de commencer à fumer. Dix-sept pour cent des jeunes québécois de 15 à 19 ans fument. Cela représente environ 82 000 adolescents, dont près de 36 000 auraient été initiés en raison de leur exposition au tabac à l’écran.

 

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