Forces AVENIR 2011

Deux projets, en design et en gestion de projet, ainsi que deux étudiantes de l'UQAM figurent cette année parmi les finalistes du concours Forces AVENIR.

17 Octobre 2011 à 0H00

Avec un total de 10 prix remportés au cours des trois dernières années, l'UQAM est une habituée du concours Forces AVENIR, un programme de bourses qui vise à reconnaître l'excellence académique et l'engagement des étudiants de différents niveaux d'études. Deux projets, en design et en gestion de projet, ainsi que deux étudiantes de l'UQAM figurent cette année parmi les finalistes du concours, dont le gala aura lieu le 26 octobre prochain au Chalet du Mont-Royal. Quelque 114 000 $ en bourses seront offerts aux finalistes et aux lauréats.

Catégorie Personnalité Avenir 1er cycle

Fraîchement diplômée du baccalauréat en relations internationales et en droit international, Isabelle Bourgeois s'intéresse depuis son adolescence aux droits humains, en particulier aux droits des femmes, grâce entre autres à de nombreux stages de coopération internationales effectués à Cuba, au Mali et en Inde, où elle a mis en place un projet sur l'empowerment des femmes indiennes. Elle a participé à plusieurs projets de formation aux droits humains, notamment chez Équitas et à la Clinique internationale de défense des droits humains (CIDDHU), où, sous la direction du professeur Bernard Duhaime, elle a rédigé un programme pour les femmes autochtones du Québec. Stagiaire au Center for Human Rights and Global Justice de la Faculté de droit de l'Université de New York, Isabelle Bourgeois a également travaillé sur la question de la violence sexuelle à l'égard des femmes en Haïti. «Le changement passe par l'éducation, croit-elle. Ma mission est de transmettre mon savoir, vulgariser la recherche et rendre accessibles à tous les notions de droits», dit celle qui débutera en janvier prochain des études supérieures en droit à l'Université de Montréal.

Étudiante au baccalauréat en science politique, Léa Clermont-Dion a été conscientisée dès l'adolescence aux problèmes des femmes. «Je me bats pour améliorer le sort des femmes d'ici et d'ailleurs», scande celle qui n'a pas peur de se décrire comme une féministe. C'est en grande partie grâce à elle que la Charte québécoise pour une image corporelle saine et diversifiée, une charte unique en Amérique du Nord, a vu le jour : du haut de ses 14 ans, Léa, qui a souffert de troubles alimentaires, a présenté une pétition à l'Assemblée nationale réclamant l'adoption d'une telle charte. Elle est depuis porte-parole de la Charte et prononce plusieurs fois par année des conférences sur le sujet dans les écoles tout en insistant sur l'importance pour les jeunes d'avoir une bonne estime de soi.

En 2010, elle a effectué, avec Québec sans frontières, un stage au Burkina Faso, où elle a notamment enseigné le montage radio à des femmes de la commune de Banfora, une ville frontalière située entre le Burkina Faso, le Mali et la Côte-d'Ivoire. L'expérience lui a d'ailleurs inspiré le photoreportage Banfora en 30 visages, une série de portraits de femmes que l'on peut voir sur Internet. La jeune femme de 20 ans prépare actuellement un documentaire sur la prostitution et un livre qui lui permettra «d'approfondir sa réflexion sur l'image du corps des femmes.»

Catégorie Avenir, projet engagé, arts, lettres et culture

Publié une fois par année, Pica magazine a été fondé en 2009 par des étudiants en design. Récipiendaire d'un Grand prix Grafika dans la catégorie Magazine professionnel, la revue est gérée par des étudiants et vise à faire connaître le travail des étudiants et des professeurs de l'École de design, ainsi que celui de designers locaux et internationaux. «Nous fonctionnons comme un vrai magazine. La différence est que notre comité éditorial étudiant change chaque année», explique Stéphanie Bergeron, membre du comité organisateur 2011 et chargée des commandites. «Le thème imposé, choisi par l'éditorial, force les collaborateurs à créer une œuvre originale pour le magazine», poursuit l'étudiante du baccalauréat en design. L'équipe de Pica met également sur pied plusieurs événements, dont le Picatelier, une journée de création artistique. La prochaine édition du magazine, dont le thème est le processus, sera en vente à partir du 2 novembre prochain.

Catégorie Avenir, projet engagé, affaires et vie économique

Le premier concours interuniversitaire en gestion de projet est l'idée de Patricia Lafontaine, Catherine Dufour et Catherine Villiard-Gravel, aujourd'hui diplômées de la maîtrise en gestion de projet. Organisé en collaboration avec l'Association des étudiants de maîtrise en gestion de projet (AéMGP) et le Project Management Institute (PMI-Montréal), le concours KGP, dont la première édition a eu lieu le 5 novembre 2010, se déroule durant une journée et permet d'offrir aux participants regroupés en équipe la chance de se familiariser avec les rouages de la gestion de projet, grâce à des simulations et des cas fictifs évalués par des professionnels du milieu. Les étudiants du baccalauréat et de la maîtrise, provenant de tous les champs d'études possibles, peuvent ainsi acquérir une première expérience dans le domaine. «Avec KGP, nous voulions contribuer à l'évolution de la gestion de projet dans notre société. C'est une des clés du développement économique», explique Patricia Lafontaine, qui ajoute que le PMI-Montréal souhaite faire du concours KGP une compétition d'envergure internationale.

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