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Portrait de Guy Berthiaume, diplômé de la Faculté des sciences humaines et lauréat du prix Reconnaissance 2012.

30 Avril 2012 à 0H00

Le 10 mai prochain aura lieu le Gala Reconnaissance 2012 de l'UQAM au Belvédère du Centre des sciences de Montréal, sous la présidence d'honneur d’Isabelle Hudon, présidente de la Financière Sun Life, Québec, et présidente du conseil d'administration de l'UQAM. Sept diplômés des six facultés de l'Université et de son École des sciences de la gestion recevront à cette occasion un prix Reconnaissance, soulignant leur réussite professionnelle et leur contribution au développement de leur secteur d'activité, de l'UQAM et de la société en général.

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En 1972, celui qui est aujourd’hui président-directeur général de Bibliothèque et Archives nationales du Québec (BAnQ) comptait parmi les premiers diplômés du baccalauréat spécialisé en histoire de l’UQAM. «À l’époque, c’était un choix audacieux que d’étudier dans une université venant tout juste d’être créée, se rappelle Guy Berthiaume. Certains établissements hésitaient même à reconnaître les premiers diplômes décernés par l’UQAM. Pour ma part, je n’ai jamais regretté ma décision, bien au contraire. J’étais attiré par la volonté des professeurs et des étudiants d’explorer de nouveaux domaines de connaissance. Nous avions tous le sentiment de construire quelque chose de différent.»

Après l’obtention d’une maîtrise en histoire de l’Université Laval (1973) et d’un doctorat en histoire grecque de l’Université Paris VIII (1976), le jeune diplômé de 26 ans entreprend une carrière d’administrateur de la recherche qui s’étalera sur 20 ans, d’abord à l’Université de Montréal, puis au Fonds québécois FCAC pour l’aide et le soutien à la recherche, à l’UQAM et à l’Association canadienne d’administrateurs de la recherche. Dans les années 90, Guy Berthiaume enseigne aussi l’histoire à l’UQAM et assume la fonction de vice-président directeur général de sa Fondation. De 2002 à 2007, il occupe les postes de vice-recteur adjoint et chef de cabinet du recteur de l’Université de Montréal, puis de vice-recteur au développement et aux affaires publiques. L’année 2008 marque son retour à l’UQAM, alors qu’il devient vice-recteur à la recherche et à la création dans la nouvelle équipe du recteur Claude Corbo.

Son aventure à la tête de Bibliothèque et Archives nationales du Québec débute en 2009. «Présider cette grande institution culturelle s’inscrit dans le prolongement de ma carrière universitaire, dit-il. Pour moi, c’est une autre façon de contribuer à la transmission du savoir et de la culture, ainsi qu’à sa démocratisation.» Sous sa gouverne, BAnQ a développé des liens privilégiés avec les universités montréalaises, dont l’UQAM, et a créé un volet éducatif en mettant sur pied des services d’aide aux devoirs, en lecture et en écriture. L’institution a innové en concluant récemment des ententes de partenariat avec Ubisoft et Warner Bros. Games, qui lui permettront d’enrichir son répertoire de films et d’émissions de télévision, tout en créant une collection de jeux vidéo. «Comme la bande dessinée, le jeu vidéo est devenu un art à part entière, note Guy Berthiaume. On le nomme d’ailleurs le 10eart. Il était donc essentiel que la Grande Bibliothèque accueille ces œuvres.»

Au cours de sa carrière, le p.-d.g. de BAnQ a obtenu le prix Dan Chase de l’Association canadienne d’administrateurs de la recherche (2000), il a été nommé Chevalier de l’Ordre des Palmes académiques de la République française (2006) et a remporté la Médaille du Centre Jacques-Cartier (2007).

Guy Berthiaume maintient des liens étroits avec son alma mater. Depuis novembre 2011, il préside le Conseil des diplômés de la Faculté des sciences humaines de l’UQAM. «J’avais envie de rendre à l’Université un peu de ce qu’elle m’a donné», souligne-t-il.

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