Des sessions au rythme effréné!

Les deux semaines de tourbillon précédant le début officiel de la session, nought week et minus one week (semaines 0 et -1) sont particulièrement exigeantes pour la communauté universitaire.

31 Octobre 2012 à 0H00

Léticia Villeneuve fait ses études de 2e cycle à la célèbre université d'Oxford, en Angleterre. Elle est diplômée du baccalauréat en relations internationales et droit international de l’UQAM et boursière de la Fondation Rhodes.

Commencer sa deuxième année à Oxford, c’est revivre la frénésie de la première rentrée, mais d’une toute autre perspective. Je suis revenue quelques semaines avant le début de la session pour participer aux préparatifs d’accueil des nouveaux étudiants, à la fois au sein de mon collège et de la communauté des boursiers Rhodes. Le but de l’opération: faire en sorte que l’arrivée et l’accueil à Oxford soient aussi extraordinaires pour la cohorte suivante qu’ils l’ont été pour nous, il n’y a pas si longtemps.

Deux particularités d’Oxford donnent aux activités d’intégration une importance cruciale. D’abord, il y a la composition de la communauté universitaire : plus de 60 % des étudiants aux cycles supérieurs arrivent directement de l’étranger. À cela s’ajoute un règlement spécifique: l’exigence de résidence. Tel que mentionné dans les Examination regulations (cahier de plusieurs centaines de pages régissant la diplomation), tous les étudiants désirant obtenir un diplôme de l’Université doivent obligatoirement résider à moins de 6 milles de la Carfax Tower, monument trônant au centre de la ville. Étudiants britanniques (de la région ou pas) et étudiants étrangers confondus, presque tous sont «nouveaux» en ville au début de l’année scolaire. Nous sommes donc plusieurs à considérer que les premiers jours à Oxford sont déterminants.

En plus des traditionnelles soirées au pub et des activités sociales quasi quotidiennes, j’ai eu l’occasion d’accueillir quelques collègues boursiers de différents collèges pour les aider à naviguer à travers les dédales administratifs, localiser leur chambre sur le campus et magasiner certains items de base pour s’installer rapidement, même sous l’effet du décalage horaire. Ça m’a rappelé de bons souvenirs de ma première journée. J’étais à la fois ébahie, très fatiguée et quelque peu déboussolée. Dans ces circonstances, des décisions triviales comme le choix d’un oreiller dans le catalogue d’un grand magasin semblent des épreuves presqueinsurmontables! Voir mes nouveaux collègues dans ce même état d’esprit cette année était particulièrement divertissant. Mon moment favori a sans conteste été l’accueil des boursiers Rhodes canadiens à l’aéroport, tout spécialement parce que mon collègue et ami uqamien Philippe-André Rodriguez faisait partie du groupe.

Les deux semaines de tourbillon précédant le début officiel de la session, nought week et minus one week (semaines 0 et -1) sont particulièrement exigeantes pour la communauté universitaire. Les événements se succèdent, on dort très peu et on ne cesse de rencontrer des gens d’un peu partout dans le monde. Cela produit inévitablement un autre phénomène typique de la rentrée: l’éclosion annuelle de Freshers’Flu ou, littéralement, «grippe des nouveaux». On a beau tenter de se prémunir à coup de vitamines ou de pensée positive, rares sont ceux qui échappent aux rhumes et autres petits virus qui se propagent allègrement en début d’année.

À la troisième semaine, on reprend des forces et on se concentre un peu plus sur le boulot. Parce que s’il y a une chose à laquelle je ne m’habituerai jamais, c’est le rythme effréné des sessions de huit semaines. J’ai l’impression que je viens tout juste de revenir ici, mais je stresse déjà à l’idée de bientôt tout mettre en veilleuse pour le congé des Fêtes!

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