La vie, la vie!

En cette deuxième année, je profite pleinement de mon nouveau rythme de travail et de la possibilité de me concentrer plus intensément sur les projets qui me passionnent.

25 Novembre 2012 à 0H00

Léticia Villeneuve fait ses études de 2e cycle à la célèbre université d'Oxford, en Angleterre. Elle est diplômée du baccalauréat en relations internationales et droit international de l’UQAM et boursière de la Fondation Rhodes.

À ma première année ici, je me suis rapidement retrouvée ensevelie sous les essais à écrire et sous beaucoup plus d’heures de cours que je n’avais envisagé. La deuxième année ne pourrait pas être plus différente. J’ai un seul séminaire hebdomadaire, dont le thème recoupe mes intérêts de recherche, et je dévoue le reste de mes énergies à mon projet de thèse. J’ai enfin un peu plus de temps pour m’impliquer dans de nouveaux projets et pour assister à plus de conférences et d’événements. Je participe, entre autres, à l’organisation du Global Scholars Symposium, une conférence qui se tiendra à Cambridge le printemps prochain. J’ai aussi eu la chance d’assister à un spectacle de Rufus Wainwright: c’était génial!

Une autre grande nouveauté cette année : je n’habite plus dans les résidences de mon collège, mais dans une (très) grande maison louée avec huit (!) de mes collègues. Au total, nous sommes huit Canadiens, dont deux Québécoises, et un Néo-Zélandais. À première vue, ça peut sembler plutôt homogène comme groupe, à l’exception de notre ami «Kiwi», mais, en réalité, c’est plutôt varié. Puisque ce sont tous des amis boursiers, nommés dans les différentes régions et provinces du Canada, le pays y est littéralement représenté d’Est en Ouest. C’est marrant de découvrir dans la vie de tous les jours quelles références culturelles n’ont pas nécessairement voyagé au-delà des frontières provinciales. Autrement, l’heure du souper se transforme souvent en cours de français langue seconde, ponctué de temps à autre d’expressions terre-neuviennes plutôt divertissantes (presque autant que l’accent néo-zélandais!).

Notre maison, simplement baptisée «Canada and New-Zealand Joint High Commission in Oxford», est un peu éloignée du centre névralgique de la ville. Bien que me rendre à mes cours prenne quelques minutes de plus à vélo, j’ai enfin l’impression de percer la bulle universitaire oxfordienne pour accéder à quelques fragments de la vie quotidienne anglaise. Au centre-ville, les week-ends, on croise presque uniquement des étudiants et des touristes, et cela renforce le caractère artificiel de l’endroit. Un dimanche matin, cette session, mes colocataires et moi sommes allés faire un tour au marché local de notre quartier. Ce qui nous a frappés à la première visite? La présence d’enfants qui couraient aux alentours! Nous avons alors réalisé à quel point le centre d’Oxford est déconnecté du «vrai» monde.

Cela fait un bien immense de d’observer les petites routines du dimanche matin, entre les étals des producteurs locaux, avec les familles qui font leurs emplettes, ou dans le parc adjacent avec les adeptes de courses de mini-bateaux à moteur sur l’étang. Disons que ça remet les choses en perspective et que ça permet de souffler pendant quelques instants. Du moins, le temps de faire les achats et de cuisiner les fruits de la récolte pour le brunch (avec du sirop d’érable, bien entendu!), avant de se replonger dans le boulot.

Bref, en cette deuxième année, je profite pleinement de mon nouveau rythme de travail et de la possibilité de me concentrer plus intensément sur les projets qui me passionnent. En fait, j’apprécie tellement ma vie ici que j’ai envie d’y rester plus longtemps! J’envisage très sérieusement de poursuivre mon projet de recherche au doctorat l’an prochain. À suivre!

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