Des parcours et des projets inspirants

L'UQAM compte cinq finalistes au Gala Forces AVENIR.

30 Septembre 2013 à 10H37

L'UQAM aura cinq représentants – deux candidatures individuelles et trois projets – au Gala Forces AVENIR, qui se tiendra à Sherbrooke le 2 octobre prochain. Forces AVENIR est un programme de bourses qui vise à reconnaître l'excellence académique et l'engagement des étudiants de différents niveaux d'études.

Catégorie Avenir, personnalité 1er cycle

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Mélodie Paquette avec des élèves au Sénégal.

Étudiante au baccalauréat en éducation préscolaire et enseignement primaire, Mélodie Paquette a été animatrice à la vie culturelle dans une école secondaire. Elle a effectué un séjour de volontariat au Sénégal, qui l'a poussée à fonder, en 2007, le projet de parrainage Québec-Sénégal, un organisme à but non lucratif qui offre l'éducation à des enfants sénégalais de milieux défavorisés. Elle a également été bénévole en alphabétisation pour Collège Frontière et elle a codirigé un événement bénéfice avec des élèves du secondaire au cours duquel elle a amassé 75 000 $ pour la Fondation des Gouverneurs de l'espoir.

«L'éducation est la clé pour enrayer les problèmes liés à la pauvreté, à la maladie et à la guerre, souligne celle qui a quitté le marché du travail pour retourner aux études. «Dans mes stages en enseignement, je fais la promotion de l'engagement social et je mets en place des projets basés sur des valeurs d'ouverture sur le monde, d'entraide, de tolérance et de paix.» Depuis l'automne 2011, Mélodie Paquette agit comme famille d'accueil pour une fillette de trois ans. «J'aspire à l'égalité et au bien-être de chaque être humain, un engagement à la fois», dit-elle.

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Amine Benbachir Hassani. Photo: gracieuseté d'Elby et Woods.

Depuis le début de son baccalauréat en science politique, Amine Benbachir Hassani a participé à titre bénévole à un projet de coordination des affaires humanitaires de l'ONU (pour l'acheminement de l'aide humanitaire en Libye) ainsi qu'au Programme des Nations Unies pour le développement (pour mettre sur pied un projet de consolidation de la paix intégrant la participation bénévole des jeunes issus de milieux défavorisés au Kirghizistan). Il a aussi représenté le Québec lors du deuxième Forum international des jeunes de quartier à Salé, au Maroc. Fortement impliqué dans son quartier – Parc-Extension – auprès des jeunes défavorisés, il a démarré en 2012 un projet en collaboration avec Parc-Extension Youth Organization.

«Huit jeunes ont eu l'occasion de se rendre au Guatemala afin de participer à la construction d'un orphelinat, explique-t-il. Aujourd'hui, ils sont tous de retour aux études ou investis dans un emploi.» Élu au Forum jeunesse de l'Île de Montréal à titre de représentant de Parc-Extension, Amine Benbachir Hassani a participé à la mise sur pied de la délégation de l'UQAM pour la simulation de l'OTAN, À Washington. «L'ensemble de mes projets ont pour objectif de contribuer à l'amélioration de la qualité de vie des jeunes issus de quartiers difficiles», conclut-il.

Catégorie Avenir, entrepreneuriat, affaires et vie économique

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Le comité de coordination de l'UTILE au travail dans les bureaux de l'organisation. Photo: Philippe Lopez.

L'Unité de travail pour l'implantation de logement étudiant (UTILE) est une initiative étudiante créée en novembre 2012 qui vise à promouvoir, étudier et développer le logement étudiant abordable au Québec. «Nous regroupons surtout des étudiants en urbanisme, mais aussi en communication et en finance, de l'UQAM, de l'Université de Montréal et de Concordia», précise le fondateur et chargé de projet, Laurent Levesque, diplômé du baccalauréat en urbanisme. Le premier projet d'UTILE est la construction d'une coopérative d'habitation étudiante dans l'arrondissement Ville-Marie. «Depuis le fiasco de l'îlot Voyageur, le développement de logements étudiants institutionnels a ralenti ou est laissé au privé. Il fallait combler ce besoin dans une optique d'économie sociale», ajoute-t-il. Le gouvernement du Québec  a annoncé en juillet dernier qu'il subventionnait leur projet. La coopérative, qui sera la première conçue par et pour les étudiants, sera construite à l'îlot Voyageur. En parallèle, UTILE s'est positionné comme un pôle d'expertise sur la question du logement étudiant, un enjeu peu abordé et peu documenté au Québec. «Nous voulons favoriser la recherche, la représentation et l'innovation dans le domaine, note le fondateur d'UTILE. En une année, nous sommes passés de 7 à plus de 30 membres. Nous voulons permettre à la communauté universitaire de s'impliquer dans des projets concrets.»

Catégorie Avenir, arts, lettres et culture

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Photo: École de la Montagne Rouge.

L’École de la Montagne Rouge (ÉDLMR) est une initiative d'étudiants principalement issus du baccalauréat en design graphique. Le jour où la grève a été votée, à l'hiver 2012, ils se sont présentés à l'assemblée générale de l'association facultaire en habits de travail rouge et en s'engageant à mettre leurs talents de designers au service du mouvement. Durant les premières semaines de la grève, ils ont organisé des ateliers publics sur le design graphique dans les locaux qu’ils occupaient au pavillon de Design. «Notre démarche était souvent intuitive et spontanée, souligne Guillaume Lépine, étudiant au baccalauréat en design graphique et l'un des fondateurs du collectif. Des dizaines d'étudiants en arts, mais aussi en histoire, en socio, en urbanisme ou en communication, fréquentaient quotidiennement notre local et nous proposaient des idées de slogans, d'images et de symboles. Constamment habités par un sentiment d'urgence, nous nous sommes laissés imprégner par l'énergie créatrice du mouvement.» Comme d'autres mouvements populaires avant lui, le groupe a fait usage de la sérigraphie, une technique qui permet d'imprimer rapidement et à peu de frais. «Ce projet a donné une saveur spéciale au mouvement étudiant : la rencontre entre le politique et l’artistique, le tout dans une ambiance positive et de respect pour tous les partis», note l'étudiant. Le travail de l'ÉDLMR a maintes fois été salué pour sa créativité.

Catégorie Avenir, entraide, paix et justice

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Rubens Garçon, Philippe Lafrance et Sonia Palato montent les murs d'une maison de transition à Canaan, en Haïti. Photo: Rachida Khadar.

Le projet Étudiants axés sur le monde a été créé il y a quatre ans en s'inspirant de la structure des associations étudiantes. Il regroupe 12 associations étudiantes (surtout du réseau collégial), lesquelles cotisent à raison d'un dollar par étudiant par année. Le budget de fonctionnement est redistribué en totalité à la coopération internationale. «La moitié est redistribuée sous forme de dons à divers organismes de développement locaux déjà implantés dans leur communauté, précise la fondatrice du projet, Sonia Palato, étudiante au baccalauréat en science politique. Nous avons, entre autres, contribué à la création d'une banque de microcrédit en Bolivie, financé un organisme vietnamien qui travaille auprès des agriculteurs en lien avec les conséquences des changements climatiques, et donné un coup de pouce à une école communautaire du Sénégal qui souhaitait construire une salle multimédia.» L'autre moitié du budget permet à des membres du regroupement de participer à un stage de coopération internationale entièrement financé. «Les participants ont toutefois l'obligation de s'engager dans la préparation de toutes les étapes de leur projet, explique l'étudiante. Cette année, le voyage se tiendra dans une communauté autochtone du Nunavik et aura pour but d'animer un camp d'été en cinéma pour les jeunes de la réserve avec la collaboration technique du Wapikoni mobile.»

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