En quête de victoires

Alexandre Bernard se retrouve de nouveau le meilleur marqueur de la ligue québécoise de basketball.

12 Décembre 2013 à 16H18

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Alexandre Bernard. Photo: Andrew Dobrowolskyj.

L'an dernier, Alexandre Bernard a terminé en tête des marqueurs de la ligue québécoise avec une moyenne de 16,6 points par match. Il se retrouve de nouveau en position de tête à l'approche du congé des Fêtes, avec une moyenne de 16 points par match. «Je préférerais que notre équipe ait une fiche gagnante plutôt qu'être en tête des marqueurs», note toutefois le grand gaillard, étudiant au baccalauréat d'intervention en activité physique.

Le départ de Gregory St-Amand et de Marvin Belzile, de même qu'une série de blessures subies par des joueurs clés en matchs préparatoires ont compliqué la tâche de l'entraîneuse-chef Olga Hrycak en début de saison. Résultat: les Citadins occupent le dernier rang du classement avec une fiche d'une victoire et trois revers. «Nous pouvons jouer beaucoup mieux que cela, affirme Alexandre Bernard, qui en est à sa quatrième année avec les Citadins, sa deuxième à titre de partant. Nous manquons de cohésion et avons de la difficulté à débuter nos matchs en force, mais le talent est là. Il suffit de mieux jouer en équipe.»

Le basketball plutôt que le soccer

Originaire de Gatineau, Alexandre Bernard a débuté le basketball à l'école secondaire. Il excellait aussi au soccer, mais une poussée de croissance et de meilleures aptitudes pour les paniers l'ont convaincu de choisir le basketball. «J'adore l'aspect physique et compétitif du sport. Mon père a joué au basketball au cégep et ma mère a joué avec la défunte équipe de l'Université de Sherbrooke. Disons qu'ils m'ont transmis un certain bagage génétique et une passion du sport», dit-il en riant.

Au collégial, il a excellé avec les Griffons du cégep de l'Outaouais, un club AA. «J'ai joué un an avec Éric Côté-Kougnima», raconte-t-il à propos de l'ancien joueur des Citadins. Comme son ancien coéquipier, Alexandre Bernard est passé du collégial AA au sport universitaire – la plupart des joueurs universitaires proviennent du collégial AAA. «Je ne pouvais plus uniquement me fier à mes qualité athlétiques comme je le faisais au cégep, se rappelle-t-il.  Tous les joueurs sont rapides et plus forts. J'ai dû étudier les stratégies et comprendre un peu plus la game, comme on dit.» Cela lui a bien réussi, puisqu'il a obtenu le titre de recrue de l'année du Réseau du sport étudiant du Québec (RSEQ) en 2010-2011.

De la biologie à l'activité physique

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Alexandre Bernard. Photo: Andrew Dobrowolskyj.

Le parcours uqamien d'Éric Côté-Kougnima l'a motivé à choisir l'UQAM, reconnaît-il. «J'étais présent au Centre sportif lorsque les Citadins ont remporté le championnat provincial, en 2009-2010. C'était une soirée magique qui a influencé ma décision.»

Son intérêt pour la biologie l'a mené à s'inscrire au baccalauréat en apprentissage par problèmes, mais il a changé de programme deux ans plus tard. «Mon père est enseignant en éducation physique et ma mère, ingénieure, est aussi diplômée en éducation physique, confie-t-il. Je crois que je voulais éviter de reproduire le modèle, mais finalement mon bagage familial m'a rattrapé.»

Il est inscrit au baccalauréat d'intervention en activité physique depuis deux ans et il a adoré ses stages jusqu'à maintenant. «J'aimerais beaucoup enseigner au cégep ou à l'école secondaire», dit-il.

Amélioration et ajustement

L'été dernier, Alexandre Bernard a participé au projet «Bien dans mes baskets» de l'école Jeanne-Mance, un programme de prévention et de développement psychosocial utilisant le basketball parascolaire afin que des jeunes à risque de 12 à 18 ans, provenant entre autres de milieux multiethniques et socio-économiques défavorisés, regagnent progressivement confiance en eux. «J'ai adoré l'expérience. Je me suis bien amusé avec eux et quand j'avais un peu de temps libre, j'ai pu améliorer mon dribble et mes lancers», raconte-t-il.

Ces améliorations à son jeu ne sont pas passées inaperçues. Avant le début de la saison, Olga Hrycak prédisait qu'il connaîtrait une bonne saison. Ses succès ont forcé les autres équipes à s'ajuster: on emploie désormais deux joueurs pour le couvrir. Lors du match du 27 novembre dernier, les joueurs du Rouge et Or de l'Université Laval l'ont limité à 10 points (les Citadins se sont inclinés 73-65). «Ça me force à développer un style de jeu à l'extérieur du périmètre et à passer le ballon aux coéquipiers qui sont libres», note avec philosophie celui qui fut nommé sur la première équipe d'étoiles du RSEQ l'an dernier. «Notre objectif est de terminer l'année en force pour participer aux séries éliminatoires, ajoute-t-il. À partir de là, tout peut arriver…»

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