Mémoire remis, mission accomplie!

Un seul obstacle s’est mis en travers de mes longues journées de rédaction: l’heure de fermeture des cafés.

29 Avril 2013 à 0H00

Léticia Villeneuve fait ses études de 2e cycle à la célèbre université d'Oxford, en Angleterre. Elle est diplômée du baccalauréat en relations internationales et droit international de l’UQAM et boursière de la Fondation Rhodes.

Ca y est, une étape majeure de mon parcours à Oxford est maintenant derrière moi. J’ai remis mon mémoire en début de semaine dernière. Malgré la pression qui montait à l’approche de la date limite, je me suis surprise à trouver les quelques dernières semaines plutôt agréables. J’attendais avec impatience que la session d’hiver se termine, en mars, pour pouvoir me consacrer à temps plein à la rédaction. La pause entre la fin du Hillary Term et la remise du mémoire n’était que de cinq semaines, ce qui est assez court pour compléter un projet de 30 000 mots. C’était tout de même satisfaisant de pouvoir se concentrer uniquement sur le mémoire, comparativement au reste de la dernière année où il fallait aussi jongler avec la charge de travail plutôt exigeante des autres cours du programme.

Un seul obstacle s’est mis en travers de mes longues journées de rédaction : l’heure de fermeture des cafés. Oxford n’est définitivement pas faite pour les oiseaux de nuit. Les cafés des grandes chaines, en plein centre-ville, ferment leurs portes à 20 h, sauf le vendredi, où ils prolongent leurs heures d’ouverture jusqu’à 20 h 30 pour les couche-tard. Même scénario ailleurs en ville, avec les petits cafés indépendants qui ferment vers 18 h ou 19 h. Depuis mon arrivée ici, je me suis souvent demandé ce qui pouvait motiver une fermeture si hâtive. J’ai présentement deux hypothèses. Peut-être que ça s’explique par le fait que, dans une ville à si forte concentration d’étudiants, les propriétaires craignent qu’il n’y ait pas assez de roulement en soirée pour que ce soit rentable (ce dont je doute, étant donné les besoins criants en caféine à l’approche des dates de remise !). Autrement, peut-être que les cafés ferment aussi tôt pour pousser les gens vers les pubs, qui eux, sonnent déjà le last call à 23h30 ! Oxford n’est définitivement pas une ville nocturne, au grand dam des étudiants comme moi qui ne sont pas très matinaux et préfèrent travailler tard en soirée.

Qu’à cela ne tienne, j’ai établi mon quartier général de rédaction dans la cuisine, avec quatre de mes colocataires qui étaient dans le même bateau. Avec un groupe de travail motivant, de la persévérance et un peu de café, le tout a été prêt à temps pour la remise à la Examination School. J’aurais naturellement bien aimé avoir un peu plus de temps à y consacrer ou, à tout le moins, une session complète de rédaction. Je suis quand même extrêmement satisfaite du travail accompli et, avec un peu de chance, je pourrai poursuivre le tout au doctorat l’an prochain. Pour l’instant, bien que la session vienne officiellement tout juste de commencer, pour moi elle vient de se terminer. Je vais donc prendre une semaine de vacances bien méritée, avant de me remettre au travail pour la dernière étape du parcours de la maîtrise: les quatre examens récapitulatifs qui m’attendent en juin.

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