Un réseau en devenir

Oxford, du haut de ses quelque 800 ans d’histoire, peut compter sur un réseau étendu et organise des événements réguliers aux quatre coins de la planète.

18 Mars 2013 à 0H00

Léticia Villeneuve fait ses études de 2e cycle à la célèbre université d'Oxford, en Angleterre. Elle est diplômée du baccalauréat en relations internationales et droit international de l’UQAM et boursière de la Fondation Rhodes.

Nous avons été gâtés, dans les dernières semaines, par quelques jours de temps ensoleillé, juste au bon moment pour les régates d’hiver «Torpids». La chaleur n’y était pas, mais l’enthousiasme était presque en mesure de compenser. Le samedi, dernière journée de courses, la foule a afflué vers la rivière et chacun encourageait son bateau favori à entrer en collision avec celui des autres collèges. C’était l’occasion parfaite pour donner un aperçu typique d’Oxford à des visiteurs de passage. Ça tombait bien, puisque c’était la journée qu’avaient choisie trois anciens collègues, étudiants et diplômés du BRIDI (baccalauréat en relations internationales et droit international) pour venir faire un saut par ici. Marlie Bélanger, Timothée Labelle et Antonin Lacelle-Webster étaient venus outre-Atlantique pour une conférence sur les relations internationales du Québec, au University College de Londres, et en ont profité pour faire un détour par Oxford. De mon côté, je me suis fait un plaisir de sortir de ma bulle oxfordienne pour l’occasion et me suis rendue à Londres assister à leur présentation.

Je crois bien que c’était la première fois que je me retrouvais au sein d’un groupe d’universitaires, majoritairement étrangers, qui se consacrent aux études canadiennes et québécoises. En tant qu’étudiants en relations internationales, nous posons notre regard un peu partout, en oubliant que pour d’autres, l’intérêt académique se trouve chez nous! J’ai aussi été surprise par le fort contingent uqamien lors de l’événement. Sur une quarantaine de participants, venant surtout de l’Angleterre, des États-Unis et du Canada, il y avait six étudiants et diplômés de l’UQAM, incluant le délégué général du Québec à Londres, M. Stéphane Paquet, et le directeur des affaires politiques et publiques de la délégation, M. Ian Morrissette. Nous avons immortalisé l’événement!

De telles rencontres sont encore un peu inattendues, mais je suis certaine qu’elles le seront de moins en moins. L’UQAM étant une très jeune université, il est évident que ses diplômés ne forment pas un réseau d’alumni aussi imposant que celui d’institutions plus que centenaires. Oxford par exemple, du haut de ses quelque 800 ans d’histoire, peut compter sur un réseau étendu et organise des événements réguliers aux quatre coins de la planète (il y a même une branche à Montréal!). L’exemple oxfordien est un peu extrême, mais je me rends compte, au fil de voyages, d’activités sociales et de rencontres que nos collègues uqamiens ont de plus en plus de succès un peu partout. Si je reste ici pour le doctorat, j’essaierai de démarrer une branche anglaise pour notre réseau de diplômés!

Autrement, Hillary Term, la session d’hiver, vient tout juste de se terminer. J’ai remis mon dernier essai et participé au dernier séminaire de ma formation, puisque ma dernière session sera consacrée à la révision pour les examens finaux de juin. J’ai donc devant moi six semaines sans cours, mais ce sont également les six semaines me séparant de la date butoir pour la remise de ma thèse. Je vais donc profiter au plus vite de l’accalmie à l’horaire pour me plonger dans la rédaction. Avec le départ des étudiants de niveau baccalauréat pour les vacances, et le décompte qui s’annonce pour ceux de la maîtrise, les cafés et bibliothèques d’Oxford vont certainement changer d’ambiance!

PARTAGER