Une histoire d'eau

Une nouvelle projection mettant la science à l'honneur illuminera la façade du pavillon Président-Kennedy à l'occasion de la Journée mondiale de l'eau.

18 Mars 2013 à 0H00

Des gouttes de pluie, des poissons qui barbotent dans une rivière, des montagnes enneigées, des éprouvettes… des milliers d'images colorées, amusantes ou naïves, qu'on dirait tout droit sorties d'un livre illustré pour enfants, composent les huit tableaux de la nouvelle projection Le cycle de l'eau. Cette dernière, dont le lancement coïncide avec la tenue de la Journée mondiale de l'eau, le 22 mars, illuminera la façade du pavillon Président-Kennedy jusqu'au 16 avril prochain.

Deux ans après la création de l'installation extérieure interactive 21 balançoires, un exercice de coopération musicale, fruit d'un partenariat entre le Quartier des spectacles, l'UQAM et ses facultés des arts et des sciences, l'Université récidive avec un autre projet d'envergure mêlant art et science. «Avec ce projet, l'UQAM s'affiche comme université créative, souligne Nathalie Benoît, directrice de la Division de la promotion institutionnelle. C'est une façon originale, pour l'Université, de faire connaître ses programmes scientifiques tout en augmentant sa visibilité au cœur du Quartier des spectacles.»

L'objectif est de mettre en valeur, de manière ludique et évocatrice, la recherche scientifique qui se fait à l'UQAM. «L'eau est un élément que l'on étudie de près ou de loin dans presque toutes les disciplines de la Faculté des sciences, explique le vice-doyen à la recherche, Luc-Alain Giraldeau, qui a fait office de conseiller scientifique dans ce projet. Le Complexe des sciences abrite plusieurs chercheurs qui mènent des études en météorologie, en limnologie, en toxicologie de l'environnement, etc. D'autres encore étudient les animaux en milieu aquatique, l'eau comme vecteur de santé ou comme élément affecté par le réchauffement climatique. Chacun des tableaux de l'œuvre reflète une expertise de la Faculté des sciences.»

La projection rappelle, du même souffle, les différents usages de l'eau et son rôle de première importance au sein de l'écosystème. La projection met en scène le cycle de l'eau qui se change en pluie pour nourrir les sols et faire pousser les fruits et les légumes, les différentes sources de pollution de l'eau et les échanges entre l'eau des lacs et l'atmosphère. «La projection offre plusieurs perspectives : plus on la regarde, plus elle se dévoile et plus on y décèle des détails», note l'un de ses créateurs, Gabriel Poirier-Galarneau, qui signe la conception et la réalisation aux côtés du designer graphique Cyril Izarn, responsable des illustrations et de l'animation.

L'immense façade du pavillon PK a constitué un défi pour les créateurs. «Il était impensable de filmer des images avec une caméra et de les projeter. Elles n'auraient pas été assez grandes!» mentionne Gabriel Poirier-Galarneau. Pour remédier à la situation, les artistes ont priorisé les illustrations vectorielles qui peuvent être agrandies sans perdre la qualité de l'image.

Luc-Alain Giraldeau est content du résultat. «Les gens ignorent encore que l'UQAM a une Faculté des sciences», regrette-t-il. Ce spécialiste du comportement animal croit que l'art et la science s'enrichissent mutuellement. «Un artiste et un scientifique ont beaucoup plus en commun que l'on croit : la créativité, la persévérance, le goût de l'expérimentation, le désir de penser autrement…»

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