En 2014, les 25 ans du BD

Entre l'UQAM et ses anciens étudiants, le Bureau des diplômés entretient des liens essentiels au rayonnement de l'Université.

11 Avril 2014 à 8H48, mis à jour le 1 Avril 2019 à 15H00

Série Cinquante ans d'histoire
L'UQAM, qui célèbre son 50e anniversaire en 2019-2020, a déjà beaucoup d'histoires à raconter. La plupart des textes de cette série ont été originalement publiés de 2006 à 2017 dans le magazine Inter. Des notes de mise à jour ont été ajoutées à l'occasion de leur rediffusion dans le cadre du cinquantième.

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De gauche à droite: Claude Corbo, Serge Rémillard, Jean-Guy Lavigne, Louise Champoux-Paillé, René Légaré, Marie Lavigne, Gilda Elmaleh, Maxime Tassé, Gil Desautels, Diane Bellavance, Daniel Boismenu, Jasmin Guénette, Judith Brosseau et Guy Berthiaume.

Quand elle inaugure son Bureau des diplômés (BD), en mars 1989, l'UQAM n'a que 20 ans, mais la jeune université compte déjà quelque 60 000 diplômés. Pour permettre à tous ces anciens étudiants de garder le contact entre eux et avec leur alma mater, il faut des structures. C'est dans cet esprit que le Bureau des diplômés est mis en place. Pour marquer le coup, de grandes retrouvailles sont organisées au Palais des congrès de Montréal, où 1500 anciens se réunissent pour faire la fête et assister à un spectacle créé expressément pour l'occasion par des diplômés du Théâtre à la carte.

Il existait déjà, depuis 1985, un Regroupement des diplômés. Au cours de ses premières années d'existence, le BD collaborera avec ce Regroupement, qui  chapeaute les associations sectorielles et de départements. L'Association des diplômés en science de la gestion (ADSG), la plus ancienne, a été créée en 1975. Les autres suivront, comme l'Association des diplômés en sciences de l'éducation (ADDSE), en 1989, l'Association des diplômés en sciences humaines (ADDSH), en 1991, ou l'Association des diplômés en lettres, langues et communications (ADDLLEC), en 1992.

Au cours des années 1990, le Bureau des diplômés commence à proposer plusieurs activités et services: des voyages culturels, des déjeuners-causeries, des rabais auprès de divers fournisseurs. En 1991, il lance le magazine Suites (qui prendra le nom d'Inter en 2003, quand sa production sera confiée au Service des communications), avec pour objectif de mettre en lumière la réussite des diplômés, en plus de leur permettre d'être informés de ce qui se passe à l'UQAM. Toujours soucieux de communiquer efficacement, le BD met en ligne son premier site Web en 1997 et, en 1999, envoie son premier bulletin électronique, Suites Express, qui deviendra Inter Express.  

Le Bureau des diplômés joue un rôle de consultation auprès des conseils de diplômés facultaires. Son équipe appuie leurs initiatives et leur accorde une aide logistique.

À l'automne 1999, l'UQAM adopte la Politique 35 de reconnaissance des associations de diplômées et de diplômés. Un premier Conseil de diplômés, qui a pour mandat de favoriser le développement des relations entre l'Université et ses anciens étudiants est créé l'année suivante et composé principalement de représentants des différentes associations de diplômés. La Politique 35 sera modifiée en 2006 afin de tenir compte de la réorganisation institutionnelle qui a suivi, en 1998-1999, la création des six facultés et de l'École des sciences de la gestion. Dorénavant, la Politique fait des facultés la pierre d'assise du rapprochement entre l'UQAM et ses diplômés. Les conseils de diplômés facultaires, qui, comme leur nom l'indique, réunissent des diplômés de chacune des facultés, ont pour objectif de faciliter la collaboration entre les diplômés, les étudiants, les professeurs, le décanat, les directions de services et la Fondation de l'UQAM. Ils ont aussi pour mandat d'organiser des activités favorables au réseautage et à l'avancement professionnel. Un Conseil institutionnel, composé des présidents des conseils de diplômés facultaires, chapeaute les différents conseils.

Le Bureau des diplômés joue un rôle de soutien auprès des conseils de diplômés facultaires. Son équipe appuie leurs initiatives et leur accorde une aide logistique. Le BD s'occupe aussi des activités destinées à l'ensemble des diplômés. En 2005, il a ainsi lancé la série d'événements Musique en apéro, un succès couronné du prix Or du Conseil canadien pour l'avancement de l'éducation (CCAE) pour le meilleur événement annuel destiné aux diplômés. En 2007, il met sur pied le programme de parrainage des étudiants étrangers pendant la période des Fêtes (un autre prix Or du CCAE). En collaboration avec les conseils facultaires, le BD continue par ailleurs à organiser des sorties et voyages culturels, des ateliers de développement professionnel, des activités familiales, en plus de négocier des ententes et commandites avec des partenaires externes dans le but d'offrir des privilèges et des services aux diplômés.

Depuis 2001, le Bureau des diplômés est associé de près à la remise des prix Reconnaissance, qui soulignent la carrière remarquable d'un ou d'une diplômée de chaque faculté et de l'ESG. Chaque année, la soirée du Gala Reconnaissance [rebaptisée Soirée Trajectoires] permet à plusieurs centaines d'anciens étudiants de se retrouver dans une ambiance festive.

La contribution du BD au rayonnement de l'UQAM passe également, depuis 2012, par l'organisation des cérémonies de collation des grades. L'an dernier, plus de 2250 diplômés ont pris part aux cérémonies tenues au Centre Pierre-Péladeau en présence de leurs parents, amis et professeurs. De beaux moments qui marquent avec force le passage du statut d'étudiant à celui de diplômé.

Ses diplômés sont le plus beau gage de réussite d'une université. L'UQAM, qui en compte maintenant près de 225 000 [aujourd'hui plus de 266 000], a toujours voulu leur garder ses portes ouvertes. C'est dans cet esprit que le Bureau des diplômés a été créé et qu'il poursuit sa mission aujourd'hui.

Des Uqamiens engagés

Claude Corbo, recteur de l'UQAM de 1986 à 1996 et de 2008 à 2013, responsable de la mise sur pied du Bureau des diplômés.

«Plusieurs facteurs militaient en faveur de la création du Bureau des diplômés. L'UQAM devait suivre l'exemple des autres universités qui, partout en Amérique du Nord, cultivaient soigneusement leurs relations avec leurs diplômés pour qu'ils contribuent à leur rayonnement dans la société et les soutiennent financièrement. La Fondation de l'UQAM, par ailleurs, ne pouvait plus compter uniquement sur les gens d'affaires, lesquels constituaient la majorité des membres de son conseil d'administration. Il lui fallait rejoindre les diplômés et les impliquer dans ses campagnes de levée de fonds. Enfin, l'apparition spontanée, ici et là, de premiers regroupements de diplômés rendait nécessaire la création d'un Bureau institutionnel pour coordonner les activités.»

Serge Rémillard (M.B.A., 1987), administrateur de sociétés, premier membre du conseil d'administration de l'UQAM à siéger à titre de diplômé, de 1990 à 1996, membre du conseil d'administration de la Fondation de l'UQAM, de 1996 à 2004, et président de sa campagne annuelle en 1999-2000.

«L'UQAM est une grande université novatrice, adaptée aux nouvelles réalités ainsi que très flexible dans ses plages horaires. S'engager au Bureau des diplômés à la suite de ses études, c'est non seulement démontrer sa reconnaissance envers son alma mater, mais aussi lui assurer un soutien dans la poursuite de sa mission essentielle, notamment inspirée par l'idéal de l'accessibilité.»

Jean-Guy Lavigne (M.B.A., 1985), créateur de la première association sectorielle, l'ADSG, en 1975, premier président du Regroupement des diplômés, en 1987-1988, puis secrétaire de ce Regroupement de 1989 à 1995.

«C'est par devoir de reconnaissance que je me suis engagé, tant dans la première campagne de financement de la Fondation de l'UQAM auprès de ses diplômés, en 1987, qu'à la tête du Regroupement des diplômés. Quelle merveilleuse institution que l'UQAM, ouverte à des étudiants de profils tellement variés !»

Gil Desautels (M.B.A., 1996), conseiller spécial chez KCI, firme conseil en philanthropie, premier directeur du Bureau des diplômés, vice-président et directeur général de la Fondation de l'UQAM de 1996 à 2001.

«Quand j'ai été recruté à titre de premier directeur du Bureau des diplômés, l’UQAM s’apprêtait à célébrer son 20e anniversaire et comprenait l’importance de se rapprocher de ses diplômés.  Avec des moyens modestes et un engagement total de diplômés actifs et de la petite équipe du Bureau, nous avons pu créer un pont entre l’UQAM et ses diplômés.  Vingt-cinq ans plus tard, ceux-ci sont plus que jamais appelés à jouer un rôle-clé dans le rayonnement et le développement de l’UQAM. Je souhaite que le Bureau des diplômés soit un catalyseur permettant des relations accrues et dynamiques avec eux.»

Gilda Elmaleh, secrétaire de direction, employée au Bureau des diplômés depuis plus de 20 ans [maintenant retraitée]

«Depuis mon arrivée au BD, comme j’aime nommer affectueusement le Bureau des diplômés, ma vie personnelle et professionnelle a été jalonnée de rencontres inspirantes. Les diplômés, par leur engagement, leur disponibilité, leur appartenance à leur alma mater et leurs réalisations ont enrichi mon travail! Sans oublier, bien sûr, tous les membres du personnel et les directrices et directeur qui m’ont fait confiance! Joyeux anniversaire et longue vie au Bureau des diplômés de l’UQAM!»

Louise Champoux-Paillé (M.B.A., 1987; M.A. muséologie, 2008), muséologue, administratrice de sociétés, chargée de cours au Département de stratégie, responsabilité sociale et environnementale, active au sein du Regroupement des diplômés et membre du conseil d'administration de l'UQAM à titre de diplômée de 1996 à 1998.

«Quel  que soit notre milieu de travail, il est important que notre diplôme, acquis après tant d'efforts, conserve sa valeur dans le temps. Cette valeur dépend de la réputation de notre université, mais également du rayonnement et des réalisations  de ses diplômés. Cette promotion des diplômés est d’autant plus importante que notre université est jeune et ne peut compter sur le nombre d’années  pour appuyer sa renommée.»

Diane Bellavance (LL.B., 1986), avocate chez Morency avocats, présidente du premier Conseil de diplômés, en 1999, et conférencière dans la série Diplômés d'influence en mars 2000.

«L’UQAM m’a permis, pendant mes études, d'accumuler une somme d’expérience qui a fait en sorte que je me suis démarquée au début de ma carrière, car j’avais déjà une connaissance de la pratique du droit en cabinet privé. Cette chance que l'UQAM m'a donnée a été précieuse pour moi et c'est ce qui m'a amenée à m'engager au sein du Conseil de diplômés et à vouloir partager mon expérience lors des déjeuners-causeries.»

René Légaré (B.A. design de l'environnement, 1996), coordonnateur des communications à la Coalition des organismes communautaires québécois de lutte contre le sida (COCQ-SIDA), président de l'Association des diplômés en arts (ADARTS) de 2000 à 2006, puis du Conseil de diplômés de la Faculté des arts jusqu'en 2008.

«J'ai participé avec enthousiasme aux discussions qui ont mené à la création, en 2006, du Conseil de diplômés de la Faculté des arts. Il était important pour moi de rendre à l'UQAM un peu de ce qu'elle m'a donné et de créer un esprit de communauté parmi les diplômés de la Faculté des arts. Ce fut un travail d’équipe et je pense pouvoir affirmer que nous y sommes parvenus.»

Marie Lavigne (B.Sp. enseignement secondaire/histoire, 1973; M.A. histoire, 1974), administratrice de sociétés, présidente d'honneur du premier Gala Reconnaissance, en 2001, et présidente du Conseil de diplômés de la Faculté des sciences humaines de 2006 à 2010.

«L'UQAM est, on ne le répète pas assez,  une grande université dont l'envergure et la contribution sont exceptionnelles. Faisant partie des premières cohortes de diplômés de cette nouvelle université, mon engagement au Conseil de diplômés origine d'un sentiment de fierté et de ma reconnaissance d'avoir étudié dans cette grande institution qu'est devenue l'UQAM.»

Jasmin Guénette (M.A. science politique, 04), vice-président de l'Institut économique de Montréal, premier président du Conseil de diplômés de la Faculté de science politique et de droit, de 2006 à 2007, et président par intérim depuis 2013 [jusqu'en 2014].

«Je crois à la notion d'alma mater. Je considère qu'il est important de redonner en argent et en temps à l'institution qui a assuré notre formation et qu'il importe de contribuer à construire des ponts entre les générations d'étudiants.»

Daniel Boismenu (M.Sc. chimie, 82), directeur scientifique chez Sécurité et Protection Internationale (SPI) [aujourd'hui vice-président, affaires scientifiques, chez Glycovax Pharma], membre du Conseil de diplômés de la Faculté des sciences depuis 2006, président du Conseil de 2009 à 2011 et de nouveau depuis  2013 [jusqu'en 2017].

«Le Conseil de diplômés en sciences donne à ses membres une occasion réelle de contribuer à la société. Il a entre autres contribué à l'implantation du projet Parlons Sciences UQAM, dont les bénévoles étudiants visitent les élèves des écoles primaires montréalaises afin de les initier aux concepts de base de la pensée scientifique. Ces activités du Conseil s'inscrivent dans la mission première de l'UQAM en tant qu'institution urbaine, partageant son savoir avec la communauté qui l'entoure.»

Judith Brosseau (B.Sp. histoire de l'art, 1973; M.A. communication, 1986), consultante en communications et administratrice de sociétés, présidente du Conseil de diplômés de la Faculté de communication de 2006 à 2010.

«Mes études ont contribué  non seulement à mon cheminement professionnel, mais également à mon rapport au monde. C'était  donc naturel pour moi de joindre le Conseil de diplômés de la Faculté quand on m'y a invitée, une façon pour moi de participer au développement de l'Université. J'y ai côtoyé des diplômés et des employés de l'UQAM dédiés à l'institution.»

Maxime Tassé (B.Ed. enseignement au secondaire, 2009), enseignant de français à la Commission scolaire de Montréal [aujourd'hui directeur de l'École Victor-Rousselot], président du Conseil de diplômés de la Faculté des sciences de l'Éducation depuis 2009 [jusqu'en 2017].

«En participant aux différentes activités, je rencontre des acteurs importants du réseau de l'éducation ainsi que des enseignants et diplômés de différentes disciplines. C'est une forme de réseautage qui permet d'ouvrir de nombreuses portes et de développer des contacts intéressants! J'encourage donc tous les diplômés à participer de près ou de loin aux activités organisées par le Bureau des diplômés de l'UQAM.»

Guy Berthiaume (B.Sp. histoire, 1972), p.-d.g. de Bibliothèque et Archives nationales du Québec [aujourd'hui bibliothécaire et archiviste du Canada], président du Conseil de diplômés de la Faculté des sciences humaines (2011-2013) et du Conseil institutionnel des diplômés depuis 2012 [jusqu'en 2014].

«Je me suis dit, en acceptant d'assumer ces fonctions, que c'était une bonne idée de rendre service à mon alma mater en mettant à sa disposition mes contacts et mon expérience. J’avais simplement envie de rendre à l’UQAM un peu de ce qu’elle m’a donné. Toutes les universités doivent accorder une attention particulière aux relations avec leurs diplômés parce que ceux-ci sont la carte de visite de l'institution, ils contribuent au maintien de sa crédibilité, de sa visibilité et de sa réputation.»

Source:
INTER, magazine de l'Université du Québec à Montréal, Vol. 12, no 1, printemps 2014.

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