Fin de la tournée du recteur

Robert Proulx a conclu sa tournée de la communauté universitaire en vue de l'élaboration du Plan stratégique 2014-2019.

3 Janvier 2014 à 13H46

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Photo: Nathalie St-Pierre

Quatre rencontres dans la semaine précédant le congé des Fêtes ont permis au recteur Robert Proulx de conclure la tournée de la communauté universitaire qu'il a amorcée le 21 novembre dernier en vue de l'élaboration du Plan stratégique 2014-2019. Le recteur a rencontré les membres de la Faculté des arts (le 16 décembre), de l'École des sciences de la gestion (le 17 décembre), les employés de soutien (le 18 décembre) et les étudiants (le 19 décembre).

Ces rencontres s'inscrivent dans la série d'échanges avec la communauté universitaire (site wiki, dépôt d'avis, sondage, foire aux questions) lancés sous le thème «Des idées, des projets et des priorités pour l'UQAM de demain». Comme il l'avait fait au cours des semaines précédentes avec les autres groupes, le recteur a profité de ces occasions pour expliquer sa démarche et pour rappeler les valeurs qui l'animent et les orientations qui sont proposées à la discussion: consolider les activités de recherche et de création, assurer la qualité de la formation aux trois cycles d'études, accroître l'internationalisation de l'UQAM, favoriser les partenariats et l'approche collaborative, adapter l'organisation aux réalités nouvelles.

Faculté des arts

Au cours de la rencontre qui a eu lieu avec les membres de la Faculté des arts, Caroline Raymond, directrice du Département de danse, a insisté sur l'importance de consolider les activités de recherche et de création à l'Université. Elle a expliqué comment son département était devenu un espace de dialogue entre chercheurs et praticiens, entre la recherche davantage théorique et la recherche-création. Un dialogue qui ne va pas de soi et qui pose des défis particuliers. La professeure a aussi rappelé l'internationalisation des activités en danse grâce, entre autres, aux liens développés par les professeurs-créateurs et les étudiants en France et dans différents pays d'Amérique latine et à la présence de plus en plus nombreuse d'étudiants étrangers à la maîtrise.

Le recteur a réagi à son intervention en rappelant d'abord que les arts occupent une place centrale à l'UQAM, et ce, depuis sa fondation. Il a ensuite expliqué que le rôle de l'université est de développer une culture du savoir par divers moyens, dont ceux de la création et de la recherche-création.

Jean Dubois, vice-doyen à la recherche et à la création, a demandé au recteur quelle place et quelle importance l'UQAM devait aujourd'hui accorder à l'accessibilité. «Contrairement à ce que certains prétendent, il n'y a pas, d'un côté, des universités destinées à la recherche de haut calibre, reconnues internationalement, en compétition avec les meilleures dans le monde et, de l'autre, des universités qui seraient davantage dédiés à l'accessibilité, a répondu Robert Proulx. Toutes les universités, sont des institutions publiques, financées par l'État, qui doivent assurer l'accessibilité la plus large possible à une formation et à une recherche de qualité. Et le premier critère de cette qualité est la contribution au progrès social. Il faut résister à la tendance qui cherche à séparer les universités les unes des autres en leur confiant des vocations distinctes.»

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Jean Dubois, vice-doyen à la recherche et à la création de la Faculté des arts. Photo: Nathalie St-Pierre.

Le vice-doyen a poursuivi son intervention en demandant comment il était possible de se développer sur le plan international tout en préservant le caractère francophone de l'Université. L'UQAM est une université publique, laïque et de langue française, a dit le recteur. Il a aussi souligné la possibilité, selon les circonstances, que certaines activités d'enseignement et de recherche se déroulent dans d'autres langues dans le but de mieux partager le savoir, mais sans nécessairement abandonner le français comme principale langue d'usage en matière de formation et de recherche. «L'UQAM peut même contribuer à faire rayonner le fait français sur la scène internationale», a-t-il ajouté.

La doyenne de la faculté, Louise Poissant, a également pris la parole. Elle a dit souhaiter que le Plan stratégique souligne les nouvelles approches mises en place par l'UQAM pour construire et transmettre le savoir, notamment dans le domaine des arts. «Au fil des ans, l'Université a développé des approches novatrices en matière d'interdisciplinarité et en ce qui concerne la place accordée à la créativité, a déclaré la doyenne. Nous avons ainsi élaboré des méthodologies de recherche-création qui se distinguent du modèle classique de la recherche, fondé sur le couple recherche fondamentale-recherche appliquée.»

Exprimant son accord, le recteur a noté que l'UQAM n'avait pas à rougir d'être excellente, voire d'assumer un rôle de leader dans divers domaines, dont celui des arts. «Dire cela n'a rien à voir avec l'esprit de compétition. L'important est de partager le plus largement possible notre expertise dans un souci de collaboration.» 

Marie Beaulieu, également professeure au Département de danse, a souligné la nécessité de réaffirmer, dans l'énoncé de mission de l'UQAM, l'importance d'avoir un regard critique en recherche et en création ainsi que l'importance du lien entre théorie et pratique. «Ces thèmes, a-t-elle observé, reviennent constamment dans les discours tenus par les diplômés honorés par l'Université lors des galas Reconnaissance. Cela démontre qu'ils font partie des caractéristiques de l'UQAM.»

ESG UQAM

Lors de la rencontre avec les membres de l'École des sciences de la gestion, le professeur Antonello Callimaci, du Département des sciences comptables, a été le premier à s'adresser au recteur en lui faisant part de ses réserves quant à la "collaboration" entre les universités. «L'Université de Sherbrooke est à nos portes à Longueuil et la rumeur court qu'HEC Montréal projette de déménager près de chez nous. Aurons-nous les moyens de nos ambitions afin de conserver nos étudiants?», s'est-il interrogé. L'une des solutions proposées par le professeur pour contrer la  concurrence est de développer l'enseignement à distance.

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Le professeur Antonello Callimaci, du Département des sciences comptables. Photo: Nathalie St-Pierre.

Le recteur Proulx a réitéré son intention de défendre d'abord et avant tout la collaboration entre les universités plutôt que de perpétuer un climat de compétition. «Bien sûr, nous sommes des leaders dans certains domaines, et c'est souhaitable de l'être, mais faut-il pour autant adopter une mentalité visant à "écraser" tous nos compétiteurs? Je ne crois pas. Nous devons développer de nouvelles façons de faire. La question que je vous pose est la suivante: voulez-vous collaborer avec l'UQAM à redéfinir la collaboration entre les universités et plus largement, la façon dont on conçoit l'éducation supérieure au Québec?»

Le doyen Stéphane Pallage a pris la parole afin de répondre au recteur, en lui rappelant d'abord que lors de la course au rectorat, celui-ci avait déclaré qu'il accompagnerait l'ESG là où elle souhaitait aller. «L'ESG a choisi la voie de l'autonomie au sein de l'UQAM», a souligné le doyen, en référence au Plan de développement stratégique adopté en novembre dernier par l'École des sciences de la gestion. «Êtes-vous prêt à nous accompagner là où nous voulons aller?», a-t-il demandé au recteur. Celui-ci s'est engagé à régler la question du statut de l'ESG durant son mandat. «Il faut cesser de balayer cette problématique sous le tapis et trouver une solution satisfaisante pour vous et pour l'ensemble de l'UQAM, a-t-il affirmé. Je comprends vos aspirations autonomistes, tout à fait légitimes, mais il faudra aussi m'expliquer comment vous vous percevez au sein de l'UQAM.»

Le vice-doyen aux études, Benoît Bazoge, a ensuite pris la parole afin de faire part au recteur de ses inquiétudes concernant la baisse démographique à venir. «Il faudra trouver des solutions alternatives de financement et je crois que la formation à distance est la solution idéale, a-t-il déclaré. Seulement, il faut convaincre le corps professoral de prendre le virage techno et il faut nous donner les moyens pour le faire.» Le vice-doyen a également abordé la possibilité de recruter encore plus d'étudiants à l'international. «Pour cela, il faut toutefois allouer plus de ressources au recrutement et, surtout, avoir la possibilité d'offrir des programmes complets en anglais», a-t-il ajouté. Robert Proulx a répondu qu'il jugeait importante la question de l'enseignement à distance. Quant à la possibilité d'offrir des programmes en anglais, le recteur n'a pas fermé la porte. «Tout le monde ne parle pas français dans le monde et nous organisons déjà des colloques et des congrès qui se déroulent parfois en anglais. Je ne vois pas pourquoi nous ne pourrions pas accommoder des étudiants étrangers anglophones. Cela dit, il ne faut jamais perdre de vue que nous sommes une université francophone et que nous devons valoriser et défendre la langue française en premier lieu.»

Le professeur Callimaci a repris la parole pour donner un exemple «opérationnel» des visées autonomistes de l'ESG. Il a raconté avoir dû enregistrer lui-même dans son sous-sol des capsules vidéo de cours pour un programme de mise à niveau à distance, car les solutions technologiques proposées par l'UQAM étaient trop compliquées. «C'est difficile d'être autonome quand on nous impose des technologies désuètes», a-t-il déploré. «Il est évident que vous devez obtenir des outils et des ressources adaptés à vos besoins, a concédé le recteur. Mais voilà un exemple concret où vos revendications devraient s'appliquer également à l'UQAM, car de meilleurs outils pour la formation à distance profiteraient à toute la communauté universitaire.»

Jacques Sarremejeanne, également professeur au Département des sciences comptables, a soulevé la question de la facultarisation en lien avec l'allocation des ressources financières. «Est-ce que l'université est prête à revoir le modèle d'allocation budgétaire? Ce sont les départements et les programmes qui savent ce dont ils ont besoin et non la direction de l'UQAM ou des facultés.» Robert Proulx a souligné qu'il y a encore du chemin à faire en ce qui concerne la facultarisation. «Nous avons cru que la décentralisation était une bonne solution, a-t-il dit, mais il faut que les nouvelles structures en place soient efficaces et répondent aux besoins des gens en s'adaptant aux projets proposés. Aucune structure n'est immuable.»

La vice-doyenne à la recherche, Nathalie Drouin, a ensuite pris la parole. «Comment allez-vous faire pour améliorer nos succès en recherche?», a-t-elle demandé au recteur. Celui-ci a répondu clairement: «Nous sommes des leaders dans certains domaines et pourtant, parfois, nous ne sommes pas reconnus comme tels, du moins pas en regard du financement de la recherche. Ce n'est pas normal. Il faut nous assurer de défendre notre identité là où ça compte en étant présents dans les instances décisionnelles ou auprès des décideurs. C'est pourquoi j'ai rapatrié les affaires gouvernementales au rectorat, entre autres.»

Élie Elia, du Département de management et technologie, a insisté pour sa part sur les effets pervers du mode de financement. «Cela ne crée-t-il pas la compétition entre les universités?», a-t-il demandé au recteur. «Bien sûr», a répondu Robert Proulx. Celui-ci a réitéré sa volonté de défendre auprès du gouvernement un projet de changement de la formule de financement des universités. «Mais, pour cela, il faudra d'abord convaincre la population que les universités ne sont pas un poste de dépense; qu'elles sont un facteur de développement économique et social, a-t-il soutenu. Il faut en arriver à une formule de financement plus transparente que celle qui existe à l'heure actuelle.»

Employés de soutien

Lors de la rencontre avec les membres du personnel administratif et de soutien, Thérèse Fillion, présidente du Syndicat des employées et employés de l'UQAM (SEUQAM), a été la première à s'adresser au recteur en soulignant d'abord la particularité du syndicat, lequel représente quatre groupes d'employés: bureau, métiers et services, professionnel et technique. «Nous sommes la colonne vertébrale de l'université, a-t-elle affirmé. Nous regroupons 2 000 membres et pourtant nous n'avons qu'un membre observateur au conseil d'administration de l'UQAM, deux membres à la Commission des études et une seule voix dans le processus de désignation du recteur.» La présidente du SEUQAM a aussi insisté sur l'importance d'impliquer les employés de soutien avant de procéder à de grands changements. «Ce sont eux qui sont sur le terrain et qui connaissent le mieux la réalité de l'Université», a-t-elle souligné. Elle a également attiré l'attention du recteur sur les lacunes de l'UQAM en matière de planification de la main-d'œuvre et de reconnaissance des diplômes. «Certains employés se forment à l'UQAM et doivent quitter l'Université pour acquérir de l'expérience avant de revenir pour obtenir un poste à l'interne, tout cela parce que l'on ne reconnaît pas d'emblée leur diplôme. Ça n'a aucun sens», a-t-elle noté. La présidente a également abordé la nécessité de créer des emplois stables pour les employés sous octroi de subvention (S.O.S.) qui oeuvrent surtout dans les centres de recherche.

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Thérèse Fillion, présidente du SEUQAM. Photo: Nathalie St-Pierre.

«Je partage votre point de vue en matière de consultation avant de procéder à des changements: la preuve en est cette rencontre, qui s'inscrit dans une démarche consultative, a souligné le recteur. Je reconnais également les problématiques liées à la précarité des emplois S.O.S. puisque j'ai dirigé un laboratoire. C'est une question dont il faut s'occuper.» L'importance des employés de soutien dans le fonctionnement de l'UQAM ne fait aucun doute pour le recteur. «Ce n'est pas normal que pour élire un recteur le vote d'un cadre ou d'un professeur soit capable d'éliminer le vote de l'ensemble du personnel de soutien, a-t-il convenu. C'est une aberration qui engendre des frustrations compréhensibles. Il faut corriger cette situation.»

Cynthia Guillemette, agente de recherche et de planification aux Services à la vie étudiante, a partagé avec le recteur son rêve de voir un projet de campus en santé se développer au cours de prochaines années. «Je souhaite voir émerger des initiatives qui permettront de réduire le niveau de stress au sein de la communauté universitaire. Il ne faut pas seulement réagir aux problèmes, mais tenter de les prévenir, notamment en ce qui concerne la santé mentale.»

Marc Vachon, technicien en travaux pratiques à l'École de design, a pris la parole pour souligner l'importance du Centre d'écoute et de référence de l'UQAM et Cynthia Philippe, conseillère en développement durable, a exprimé le souhait que la santé et la qualité de vie soient des éléments centraux du futur Plan stratégique, en lien avec la Loi sur le développement durable du gouvernement du Québec. «Je partage entièrement ce rêve d'un campus en santé, a dit le recteur. C'est d'ailleurs l'un des premiers dossiers que j'ai confiés au vice-recteur à la Vie universitaire et je suis confiant qu'il y aura un projet à ce chapitre dans un avenir rapproché.»

Gilda Elmaleh, secrétaire de direction au Bureau des diplômés, a souligné que la communauté étudiante de l'UQAM reflète bien la diversité culturelle montréalaise, mais qu'il y a encore du chemin à parcourir pour que cette diversité se reflète au sein des employés de soutien. «L'UQAM a été une famille pour moi et un formidable lieu d'intégration, a-t-elle déclaré. Je souhaite qu'elle puisse permettre à d'autres travailleurs venus d'ailleurs de se réaliser professionnellement.» Elle a aussi exprimé son souhait que l'UQAM fasse appel à ses diplômés qui travaillent partout sur la planète, notamment dans le cadre d'un effort d'internationalisation. «Ils sont nos meilleurs ambassadeurs et ils peuvent nous donner un fier coup de main», a-t-elle rappelé.

Guillaume Chicoisne, agent de recherche et de planification à l'Institut des sciences cognitives et directeur du secteur professionnel au SEUQAM, s'est dit heureux de l'ouverture du recteur par rapport au développement de carrière. «Les gens obtiennent un poste permanent et, après quelques années, ils ont fait le tour. Ils veulent relever de nouveaux défis.» L'institution devrait être capable d'accompagner ses employés dans leur cheminement professionnel, a convenu Robert Proulx. «Lorsque des employés acquièrent de nouvelles compétences, il faut être en mesure de leur offrir l'occasion de les mettre à profit. À quoi il sert d'autoriser des gens à se former ou à se perfectionner si on ne leur offre rien ensuite?»

Stéphanie Lanthier, analyste de l'informatique au SITel, a exprimé le souhait que les outils technologiques que l'on propose aux membres du personnel administratif soient adaptés à leurs tâches respectives. «De bons outils permettent d'être plus efficace et cela fait en sorte que les gens sont heureux de venir travailler», a-t-elle dit.

Sylvain Le May, responsable du Service d'accueil et soutien aux étudiants en situation de handicap, a relevé le même problème. «Nous gérons la passation d'examens pour les étudiants en situation de handicap avec des logiciels désuets qui nous obligent à imprimer 2 000 formulaires papiers par trimestre», déplore-t-il. Selon ce dernier, la notion de services aux étudiants en situation de handicap doit être réactualisée, car le service actuel, qui accueillait 25 étudiants en 1985, en accueille aujourd'hui 1200 et les demandes se multiplient. «Pourquoi ne pas développer un service d'accueil et d'intégration à la diversité étudiante?», a-t-il demandé. Le recteur a souligné l'à-propos de cette proposition. «Je vous invite à concevoir les bases de ce service et à partager votre vision sur le wiki», a-t-il conclu.

Étudiants

Les problèmes de précarité qui affectent certains étudiants ont fait partie des questions soulevées lors de la dernière rencontre de la tournée. En faisant notamment référence au projet Ras-le-bol, qui vise à offrir des repas aux étudiants les plus défavorisés, Samuel Ragot a interpellé le recteur sur ce que l'UQAM est prête à faire pour lutter contre la précarité de sa communauté étudiante. Le recteur a expliqué la difficulté d'amener certains changements dans une organisation complexe comme l'UQAM, mais il a promis qu'on allait s'occuper de ce dossier. «On va le faire en consultant l'ensemble de la communauté universitaire, a-t-il dit. Il faut développer de façon harmonieuse des solutions qui vont répondre à vos objectifs de développement de la vie universitaire.»

Sébastien Gagnon, un étudiant de l'ESG qui critique l'entretien et les services offerts au Centre sportif, s'est interrogé sur la façon dont les cotisations des étudiants sont dépensées. Le recteur a répondu que beaucoup de questions étaient posées par les étudiants sur leurs cotisations concernant plusieurs aspects de la vie universitaire et que la façon dont l'argent est administré devait être plus transparente. «C'est une question de gouvernance, a-t-il dit. Les usagers, qui sont aussi, dans ce cas, ceux qui financent les services, ont droit à une information claire.»

Martin Chadoin, étudiant au doctorat interdisciplinaire en santé et société, a questionné le recteur sur la question de l'interdisciplinarité. «Nous cherchons à avoir de plus en plus de poids, a-t-il mentionné, mais l'UQAM demeure une université très disciplinaire, très facultarisée.» Le recteur a fait valoir tous les efforts qu'il a consentis pour favoriser l'interdisciplinarité, notamment dans la création de l'Institut des sciences cognitives, qui regroupe des chercheurs de plusieurs départements et facultés. «L'interdisciplinarité est incontournable si on veut réaliser à plein la mission de l'Université», a-t-il affirmé.

Samuel Ragot a finalement interpellé le recteur sur la gestion de l'UQAM, en faisant valoir qu'il approuvait le processus d'échanges mis en place en vue de l'élaboration du Plan stratégique, mais en critiquant le degré de concentration des pouvoirs entre les mains de la direction. Il a entre autres dénoncé le processus mis en œuvre par l'UQAM pour répondre aux préoccupations des étudiants sur la question de la vidéosurveillance ainsi que le fait que le recteur ait pris position sur la charte de la laïcité sans avoir préalablement consulté la communauté. Le recteur lui a répondu être d'accord avec sa vision d'une gestion de style «bottom up». «La direction doit refléter les aspirations de sa communauté», a-t-il dit, tout en manifestant son profond désaccord à l'idée que le recteur puisse être «mis au pas» par la communauté. «J'essaie de présenter mes idées à la communauté pour permettre à ses membres de réagir», a-t-il déclaré.

Concernant son avis sur la charte, le recteur a réitéré devant les étudiants les explications qu'il a données ailleurs, à savoir qu'il avait fait part au Conseil d'administration et à la Commission des études de son intention d'exprimer une opinion sur l'application de certaines dispositions de cette charte à l'Université et qu'aucune objection ne lui avait été faite.

Prolongation de la période d'échange

Les dernières semaines ont été chargées pour tous les membres de la communauté universitaire, ne laissant souvent que peu de temps ou d'énergie pour des contributions additionnelles sur le devenir de l'Université. Afin de pouvoir profiter au mieux des idées, points de vue et propositions de tous ceux qui souhaitent apporter leur contribution, la période pour acheminer des avis (wiki-rectorat@uqam.ca), participer au wiki-rectorat ou répondre au sondage a été prolongée jusqu'au 13 janvier.

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