Direction Daytona Beach!

L'équipe de cheerleading des Citadins expérimente avec succès une nouvelle forme de financement.

17 Mars 2014 à 10H28

Les équipes sportives de l'UQAM ont parfois des projets qui se heurtent aux limites budgétaires du programme d'excellence des Citadins. Ce fut le cas récemment avec l'équipe de cheerleading, qui souhaite participer pour une deuxième année consécutive à l'une des plus grandes compétitions de cheerleading universitaire des États-Unis, le Collegiate Cheer and Dance Championship de la National Cheerleaders Association, qui aura lieu à Daytona Beach en Floride, du 9 au 13 avril prochain. «Nous avons participé à une compétition à Orlando en janvier dernier et nous n'avions plus de sous pour payer les dépenses d'un autre voyage», explique l'entraîneuse-chef de l'équipe, Roxane Gendron Mathieu. La solution trouvée risque de faire boule de neige auprès des autres équipes de l'UQAM: le financement participatif.

C'est à l'invitation du Centre sportif que l'équipe de cheerleading a lancé début mars une campagne sur la plateforme makeachamp.com. «Il s'agissait pour nous d'une belle occasion pour tenter ce genre d'expérience», dit Daniel Méthot, coordonnateur  du programme des Citadins.

L'objectif était de récolter 10 000 $. En date du 17 mars, le montant total amassé par l'équipe s'élevait à 12 066 $. «C'est une méthode qui fonctionne et nous sommes heureux pour l'équipe de cheerleading, poursuit le coordonnateur. L'équipe possède un réseau de soutien élaboré et sa cause a su rallier beaucoup de gens, pas seulement les parents et amis.»

Le financement participatif via Internet est une approche de plus en plus utilisée dans les milieux sportifs. Le principe est simple: en échange d'un don monétaire, les donateurs peuvent recevoir des cadeaux (photos, vidéos, visite de l'équipe pour un événement privé, etc.).

La page Web de la campagne des Citadins présente une vidéo de l'équipe et des vidéos de chacun des athlètes. Les gens peuvent donner 1 $ ou plusieurs centaines de dollars, directement à l'équipe ou en appui à un athlète en particulier. «Dans notre cas, tous les montants amassés vont dans un fonds dédié à l'équipe», souligne Roxane Gendron Mathieu.

L'équipe de cheerleading prendra part au championnat provincial du RSEQ le 29 mars prochain, à l'Université Laval, et se préparera ensuite pour la compétition de Daytona Beach, où elle avait atteint la finale l'an dernier, se classant au septième rang. «Ce championnat regroupe plus de 300 universités et c'était la deuxième fois seulement qu'une université canadienne atteignait la ronde finale, note l'entraîneuse-chef. Cette année, nous visons un podium!»

Le défi est de taille, puisque les compétitions américaines sont très différentes des compétitions canadiennes. «La technique et la chorégraphie sont différentes, car le sol – dur – ne rebondit pas et la routine est écourtée, précise Roxane Gendron Mathieu. Les juges ont aussi une autre façon de noter les routines.»

L'équipe des Citadins compte 28 athlètes (dont 7 hommes), mais seulement 20 d'entre eux participeront à la compétition en Floride. «Tout le monde fait le voyage quand même, fait remarquer l'entraîneuse-chef. Il est possible que ceux qui ne participeront pas à la compétition par équipe prennent part à la compétition de stunts

D'autres campagnes ?

Les répercussions du succès de la campagne de financement de l'équipe de cheerleading ne se sont pas fait attendre. «Nous avons reçu des appels de la part des autres équipes qui souhaitent utiliser le même procédé», confie Daniel Méthot. Il n'est pas question d'organiser ce genre de campagne pour le financement des activités régulières d'une équipe, précise-t-il toutefois. Il faut une cause intéressante, sociale ou sportive. L'équipe de golf des Citadins, par exemple, aimerait participer au championnat canadien en mai prochain. Pour y parvenir, les membres de l'équipe doivent s'entraîner dès maintenant… aux États-Unis. «Grâce à leur vaste réseau, ils réussiraient sans doute à financer leur camp d'entraînement avec une telle campagne, ajoute-t-il. C'est donc une avenue à explorer selon les besoins qui seront exprimés par nos équipes.»

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