Nuit blanche à l'UQAM

Une dizaine d'événements créatifs et ludiques animeront le campus lors de la Nuit blanche.

24 Février 2014 à 9H02

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Le projet Coro. Photo: Joël Lalancette

Dans le cadre de la Nuit blanche présentée par le Festival Montréal en lumière, l'UQAM sera l'hôte, le 1er mars prochain, d’une dizaine d’événements créatifs et ludiques, à l'intérieur et à l'extérieur du campus. Au programme: projection architecturale, installation interactive, théâtre, design et arts visuels.

Volet extérieur

La rue Saint-Denis, fermée entre le boulevard de Maisonneuve et la rue Sainte-Catherine, prendra des allures de fête foraine. La place Pasteur sera l'hôte de Coro, une mascarade interactive réalisée par les finissants en médias interactifs de l’École des médias, en collaboration avec le Quartier des spectacles. Coro met en scène un triangle amoureux, issu de la Commedia dell’arte, formé des personnages Arlequin, Pierrot et Colombine. «Après avoir écouté l'histoire, les passants seront invités à toucher les mobiliers interactifs afin de décider qui sera l'amoureux de Colombine. Les participants seront ainsi appelés à changer des éléments de l'histoire, ce qui entraînera également des changements du côté de l'ambiance sonore et visuelle du site», explique l'étudiante Alex Lagacé-Carter, finissante au baccalauréat en communication (médias interactifs) et responsable des communications du projet Coro. Des personnages étranges, vêtus de vêtements noirs et arborant des masques lumineux et de grands nez, se promèneront dans la foule afin d'amener les spectateurs sur la place Pasteur. Les mixologues et barmans du bar B1 tiendront un mini-bar de boissons chaudes (cocktails alcoolisés à l'effigie du triangle amoureux et chocolat chaud) et réaliseront des performances hautes en couleur de jonglerie de bar (flair bartending). Les camions de rue gourmands du Pied de cochon et du Gargantua fourniront à manger aux oiseaux de nuit. L'aménagement de la rue est signé par deux diplômées en design d’événements.

Réalisé par des étudiants en design d’événements, le projet Rêve général invite au rassemblement et au partage d’idées. Des pancartes sur lesquelles sont inscrits des symboles, des mots ou des phrases courtes («J'aime», «Par une nuit», etc.) seront distribuées aux passants de manière aléatoire. Le but est d'aller à la rencontre des détenteurs de pancartes afin de former des jeux de mots, des combinaisons amusantes ou plus sérieuses. L'activité est présentée sur le site extérieur de la Grande Bibliothèque ainsi qu’à proximité du pavillon Judith-Jasmin, en collaboration avec la Grande Bibliothèque.

Sur la rue Émery, une projection commentée du film culte Elvis Gratton, du défunt cinéaste Pierre Falardeau, risque d'attirer les nombreux fans du coloré personnage. Des étudiants de l'École supérieure de théâtre reprendront certaines scènes du film tout en faisant intervenir le public. L'Elvis Gratton Picture Show est un événement des Rendez-vous du cinéma québécois avec la participation de l’UQAM.

Volet intérieur

Gros prototype interactif, un dispositif électromagnétique qui se déploiera en sons métalliques et en lumière monochromatique, élira domicile sur trois étages du pavillon Judith-Jasmin. Le projet, qui sera contrôlé depuis une borne industrielle, est une création du diplômé Jérôme Dumais (M.A. communication/média expérimental, 2012), qui a, entre autres, réalisé Glitch of the loom dans le cadre de la Nuit blanche 2013, une installation interactive qui permettait aux visiteurs de générer des motifs de pulsations lumineuses.

Présentée par le Laboratoire NT2 dans le foyer de la salle Marie-Gérin-Lajoie (niveau métro), l’installation sonore Petite chambre pour voix mixtes a été réalisée par Maxime Galand (M.A. études littéraires, 2012).

L’agora du Pavillon Judith-Jasmin accueillera Expo Scéno, une exposition qui dévoile les métiers méconnus de l’art de la scène. L'événement fera découvrir les différents éléments d’une représentation théâtrale – décor, costume, éclairage, son et direction de production – grâce à une expérience immersive. Réalisée par des étudiants de scénographie de l’École supérieure de théâtre, l'exposition se poursuit du 3 au 7 mars.

Au studio-théâtre Alfred-Laliberté (niveau métro), la production théâtrale J’aimerais qu’on me dise depuis combien de temps je suis mort met en scène un photographe avide de reconnaissance qui quitte son quotidien et accompagne des soldats en mission à l’étranger.

La performance S’échapper de l’art (ou quelque chose du genre), une création de deux étudiants de la maîtrise en arts visuels et médiatiques, vise à créer un effet de surprise chez les spectateurs. Au cours de la nuit, les deux performeurs devront s'échapper du Centre de diffusion et d'expérimentation des étudiants de la maîtrise en arts visuels et médiatiques (CDEx).

L'Australie sera à l'honneur au Centre de design. L'événement Lumière australe proposera une dégustation spéciale de vins australiens, accompagnée d’une présentation toute en lumières de l’exposition Architecture du lieu – L’œuvre de Glenn Murcutt. L’exposition met en vedette le travail de l'architecte australien le plus connu à l’échelle internationale. Les finissants de l’École de design de l’UQAM tiendront en parallèle leur Encan design, l'occasion pour les visiteurs d'acquérir une création d'un étudiant ou d'un professeur designer de l’École de design, tout en dégustant un verre de vin. Les profits serviront à financer les expositions des finissants.

Les activités débutent à 20 h. On peut consulter la programmation complète de la Nuit blanche à l'UQAM à l'adresse suivante: www.uqam.ca/nuitblanche

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