Des projets innovateurs

Des bourses sont remises aux lauréats des concours du SePSI.

7 Novembre 2014 à 14H50

La Journée de célébration de l’innovation organisée par le Service des partenariats et du soutien à l’innovation (SePSI) s'est conclue le 6 novembre dernier, à la salle Pierre-Bourgault, par une remise de prix récompensant quatre projets, deux présentés par des professeurs et deux présentés par des étudiants. Les professeures Francine Duquet et Nathalie Poirier sont les lauréates du concours «Oser innover», tandis que les projets NeuroMotrix et StockIt ont gagné les faveurs du jury du concours «Entrepreneuriat et innovation». Un prix du public a également été remis au projet Baal Design.

«Je lève mon chapeau à tous ces étudiants et ces professeurs qui partagent le goût de l’innovation et qui possèdent une grande sensibilité aux multiples enjeux de la société. Ce sont des créateurs, chacun dans leur domaine, a déclaré Yves Mauffette, vice-recteur à la Recherche et à la création. Je rends également hommage aux gens du milieu qui ont appuyé les professeurs et étudiants. Ils sont des catalyseurs, des acteurs essentiels de notre société, capables de faire évoluer une bonne idée en projet d’affaires.»

«Oser innover»

Le concours «Oser innover», qui s'adressait aux professeurs, a couronné les projets des professeures Francine Duquet, du Département de sexologie, et Nathalie Poirer, du Département de psychologie. Chaque professeure a reçu une bourse de 10 000 dollars afin de poursuivre la mise en œuvre de leur projet respectif.

Francine Duquet, Josée S. Lafond et Nathalie Poirier.Photo: Jean-François Hamelin

Francine Duquet a conçu un programme de prévention de la sexualisation précoce s'adressant aux enfants du 3e cycle du primaire (5e et 6e année). «Nous avions déjà conçu un programme pour les élèves du secondaire et la demande était forte pour le primaire, explique-t-elle. Ce programme permettra aux intervenants d’accompagner les enfants dans le développement de leur sens critique à l’égard des influences médiatiques – image corporelle idéalisée, images sexualisées de leurs idoles, etc. – et de les aider à faire face à la pression des pairs – désir de popularité, pression d’avoir un chum ou une blonde. Il proposera également des réflexions sur les aspects positifs et développementaux de la sexualité, tels que les rapports égalitaires, et abordera la question de la prévention de la violence et de la sollicitation sexuelles en lien avec l'accès à du contenu sexuel par l’entremise des nouvelles technologies.»

Nathalie Poirier a conçu OUEST (outil d'évaluation de la structure du temps), un horaire visuel permettant aux personnes atteintes du trouble du spectre de l’autisme (TSA) de se repérer dans l'espace-temps. Cet outil, qui convient autant aux enfants d'âge préscolaire et scolaire qu'aux adultes, pourra être utilisé à la garderie, en classe, en milieu de travail ou à la maison. «L'horaire est construit avec des images, des photos ou des mots, selon le niveau de compréhension de l'enfant ou de l'adulte, explique Nathalie Poirier. Un enfant pourrait, par exemple, associer l'image d'une cuiller à la période du dîner.» Selon la professeure, cet outil améliorera la gestion du stress et des troubles de comportement, l'attention, la communication et l'autonomie des personnes atteintes du TSA, qui composent 1 % de la population. Des dizaines d'exemplaires de OUEST ont déjà été vendus dans des commissions scolaires et centres de réadaptation en déficience intellectuelle.

«Entrepreneuriat et innovation»

Le concours «Entrepreneuriat et innovation» a couronné les projets NeuroMotrix et StockIt. Chaque équipe a reçu une bourse de 5 000 dollars pour réaliser son projet.

Caroline Roger, Catherine Lavigne-Pelletier, Benoît Carignan et Yves Mauffette.Photo: Jean-François Hamelin

Catherine Lavigne-Pelletier, Benoit Carignan et Jean-François Daneault, tous diplômés de la maîtrise en kinanthropologie, ont fondé NeuroMotrix, une entreprise qui développe deux volets complémentaires: un logiciel visant à optimiser l'activité physique et un centre d'entraînement adapté à la condition de personnes atteintes de troubles neurologiques, tels que la maladie de Parkinson, la maladie d'Alzheimer, la sclérose en plaques ou la fibromyalgie. «Les gens atteints de troubles neurologiques sont motivés à faire de l'activité physique, mais les centres d'entraînement conventionnels ne répondent pas à leurs besoins», affirme Catherine Lavigne-Pelletier, étudiante au MBA en sciences et génie à l'École des sciences de la gestion. «Beaucoup de gens atteints de la maladie de Parkinson ou de la sclérose en plaques attendent avec impatience l'ouverture d'un centre d'entraînement adapté à leur condition, souligne pour sa part Benoit Carignan, étudiant au doctorat en biologie. En plus de l'amélioration de la qualité de vie, l'activité physique peut faire diminuer les symptômes et ralentir la progression de la maladie.» Le trio de jeunes entrepreneurs souhaite ouvrir leur premier centre d'activité physique adaptée dans la prochaine année.

Caroline Roger, Azat Ospanov, Arthur-Théo Fortier et Yves Mauffette.Photo: Jean-François Hamelin

Les étudiants Arthur-Théo Fortier (baccalauréat en sciences comptables) et Azat Ospnaov (DESS en pratique comptable) ont conçu le projet StockIt, une plateforme internet permettant l'entreposage de biens entre particuliers. «En plaçant leurs biens chez d'autres utilisateurs du service plutôt que dans des centres d'entreposage à prix fixes, les utilisateurs locataires de StockIt feront des économies. Les utilisateurs locateurs s'assureront, quant à eux, d'un revenu supplémentaire, explique Arthur-Théo Fortier, qui avoue avoir été influencé par des sites comme Airbnb et Uber. Cela pourrait être n'importe quel bien que l'on souhaite entreposer, pour une courte ou une longue période.» StockIt représente selon ses créateurs une bonne solution au manque d'espace en ville et à l'augmentation des prix des logements. Les deux entrepreneurs ont déjà commencé à travailler avec un programmeur. «Nous espérons lancer notre site en juillet 2015», conclut Arthur-Théo Fortier.

Caroline Roger, Annie-Kim Maltais-Simard, Antoine Thériault Richer et Yves Mauffette. Photo: Jean-François Hamelin

Un prix du public a été remis au projet Baal Design de de la designer de mode Annie-Kim Maltais-Simard, étudiante au baccalauréat en design de l'environnement, et de son complice, le programmeur Web Antoine Thériault Richer, étudiant en sciences informatiques à l'Université Concordia. Ces derniers proposent une ligne de prêt-à-porter destinée aux hommes d'affaires de 25 à 45 ans.

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