Donner un statut juridique aux animaux

Les droits des animaux seront au centre des discussions lors d'un colloque à l'UQAM.

7 Juillet 2014 à 8H54

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Un colloque sur le droit animal et les droits des animaux aura lieu le 16 juillet à l'UQAM. L'événement est co-parrainé par le Groupe de recherche international en droit animal (GRIDA), l'Institut d'été des sciences cognitives et l'organisme de lutte pour la protection des animaux KARA/KÉBEK. Ce colloque a lieu au DS-R510 de 19 h 30 à 22 h.

Élise Désaulniers (B.A. science politique, 04), auteure de l'ouvrage Vache à lait : dix mythes de l'industrie laitière (Stanké), présidera l'événement qui s'inscrit dans la foulée du Manifeste pour une évolution du statut juridique des animaux dans le Code civil du Québec.

Les conférenciers invités, Mark Rowlands, professeur au Département de philosophie de l'Université de Miami, Valéry Giroux, coordonnatrice du Centre de recherche en éthique de l'Université de Montréal, et Martine Lachance, professeure au Département des sciences juridiques de l'UQAM et directrice du GRIDA, mettront l'accent sur l'importance d'octroyer un statut juridique aux animaux, première étape vers une protection légale contre  l'imposition de toute souffrance inutile. «Il n'existe aucune souffrance  infligée aux animaux que l'on n'inflige pas aussi aux humains, note le porte-parole du colloque, le professeur Stevan Harnad, titulaire de la Chaire de recherche du Canada en sciences cognitives. L'énorme différence, c'est que la souffrance que l'on inflige aux humains est jugée, par la plupart des humains, comme étant immorale. Par conséquent, l'infliger est contre la loi. Or, ce n'est pas le cas quand la victime est un animal, car les animaux n'ont pas de droits.»

Le volet montréalais de la manifestation mondiale contre les abus des abattoirs a eu lieu le 14 juin dernier et le manifeste québécois intitulé «Les animaux ne sont pas des choses», qui vise à ce que le Code civil du Québec accorde aux animaux un statut d'être sensible, a récolté depuis janvier dernier plus de 45 000 signatures. «En France, un manifeste du même type a inspiré l'adoption d’une loi en ce sens, précise Stevan Harnad. Nous espérons la même chose pour le Québec.»

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