En español, por favor

L'Université accueille la cinquième édition de la Semaine hispanophone.

19 Octobre 2015 à 16H34

Louise-Anne Rousseau (Certificat en espagnol, 15) a remporté, en 2014, le premier prix dans le cadre du concours étudiant de photo organisé par la Semaine hispanophone. Intitulé «Callejuela de Frigiliana», le cliché a été pris en Espagne.Photo: Louise-Anne Rousseau

Fidèle à son habitude, la Semaine hispanophone propose de nouveau, pour sa cinquième édition, plusieurs activités gratuites: conférences et table ronde, cinéma, mini-cours d'espagnol, cours d'initiation au tango, exposition de photographies et stands d'information sur les programmes et cours d'espagnol.

Organisée par l'École de langues et l'Institut d'études internationales de Montréal, la Semaine hispanophone a pour thème cette année «Le passé, le présent et l'avenir du monde hispanophone». «C'est une manière de rappeler que le passé est garant de l'avenir», explique Monica Soto, maître de langue en espagnol. Dans le cadre de la Semaine hispanophone, des chercheurs de l'UQAM aborderont différentes problématiques – économiques, politiques et sociales – des pays latino-américains, «dans une optique toujours positive», remarque Monica Soto.

Réalités migratoires différentes

Parmi les événements de la semaine, le professeur Victor Armony, du Département de sociologie, prendra part à une table ronde (La inmigración a Canadá en español, mercredi 21 octobre, 12 h 45) en compagnie de ses collègues Jorge Pantaleón, de l'Université de Montréal, et Mathieu Arès, de l'Université de Sherbrooke. L'événement, qui se déroule en espagnol, met l'accent sur l'immigration latino-américaine et hispanophone au Canada. «Il y a une importante présence latino-américaine au Québec et le phénomène ne cesse de grandir, observe Victor Armony. Un immigrant sur 10, d'origine latino-américaine, vient s'installer au Québec. C'est un groupe assez visible.»

Deux ouvrages seront par ailleurs lancés simultanément durant l'événement, soit Hacia Otro Norte: Mexicanos en Canadá, de Jorge Pantaleón, et Québec y sus inmigrantes (Carte blanche), de Victor Armony, la traduction espagnole du livre Le Québec expliqué aux immigrants (2007). Ces ouvrages exposent différents parcours migratoires des Latino-Américains. «D'un côté, on a une immigration économique, éduquée, qui parle déjà une des deux langues officielles du pays d'accueil, et de l'autre on a des travailleurs saisonniers temporaires, dont de nombreux Mexicains, à statut beaucoup plus précaire», décrit Victor Armony. Ces migrants, qui ne parlent pas nécessairement le français ou l'anglais, occupent des emplois peu rémunérés dans le domaine agricole et vivent bien souvent des problèmes de reconnaissance de leurs droits.

Selon le professeur et sociologue, Québec y sus inmigrantes est un guide d'introduction au Québec, afin de mieux décoder sa société. «En prenant connaissance d'éléments du passé, on peut mieux comprendre les débats qui animent aujourd'hui le Québec, illustre Victor Armony. Bref, c'est le livre que je souhaitais lire il y a 25 ans lorsque je me suis installé au Québec!», ajoute-t-il humblement. L'ouvrage ne s'adresse pas uniquement aux immigrants et futurs immigrants d'origine latino-américaine. «Les hispanophones en général se montrent très curieux de la situation au Québec, en particulier de l'enjeu national, de la situation politique et des débats autour de la laïcité, remarque le professeur. J'observe également un engouement similaire au Québec pour l'Amérique latine et la langue espagnole.»

Le lancement est organisé par le Laboratoire interdisciplinaire d'études latino-américaines (LIELA) un nouveau centre de recherche de la Faculté des sciences humaines, sous la direction de Victor Armony. «Le LIELA est un regroupement de chercheurs en sciences sociales autour de questions et d'enjeux liés à l'Amérique latine», précise Victor Armony. Le groupe compte organiser des séminaires, des ateliers et une école d'été. Le laboratoire est le chapitre uqamien du Réseau d'études latino-américaines de Montréal, rassemblant des chercheurs des quatre universités montréalaises.

Conférence inaugurale

Les professeurs José Del Pozo, du Département d'histoire, et Ricardo Peñafiel, du Département de science politique, ainsi que le journaliste Martin Movilla, de Radio-Canada International, prononceront la conférence inaugurale de la Semaine portant sur les processus constituants contemporains en Colombie, au Chili et au Venezuela (20 octobre, 18 h).

La professeure Carolina Ferrer, du Département d'études littéraires, se penchera sur le passé, le présent et l'avenir de la littérature hispano-américaine (jeudi 22 octobre, 12 h 45) tandis que sa collègue, Nora Nagels, du Département de science politique, discutera par la suite du genre et des politiques sociales au Pérou (22 octobre, 16 h).

Cent pour cent latino!

Des stands d'information à l'agora du pavillon Judith-Jasmin permettront aux étudiants de se renseigner sur les programmes de mobilité internationale et sur les cours d'espagnol offerts à l'UQAM. Des représentants consulaires de l'Argentine, du Pérou, de la Colombie, du Mexique et de l'Uruguay seront sur place pour renseigner les Uqamiens au sujet des différentes occasions d'emploi et d'échanges académiques. Trois cours d'espagnol d'une durée de 30 minutes chacun, des démonstrations de tango et de flamenco, une exposition d'œuvres artistiques, musicales et cinématographiques hispanophones présentée par la Bibliothèque de l'UQAM, et un comptoir promotionnel de la COOP UQAM comportant une sélection d'ouvrages sur l'Amérique latine sont aussi au programme de la Semaine hispanophone.

Concours de photo

Les photographies sélectionnées dans le cadre du concours étudiant de photo sur le monde hispanophone seront exposées à l'agora du pavillon Judith-Jasmin. Les noms des trois gagnants seront dévoilés lors de la cérémonie de clôture.

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