Des soins médicaux à l'UQAM?

Un comité se penche sur l'implantation d'un service de soins de santé à l'Université.

4 Décembre 2015 à 14H16, mis à jour le 4 Décembre 2015 à 15H45

Une clinique de soins de santé pourrait bientôt ouvrir ses portes à l'UQAM.Photo: istockphoto.com

Une clinique de soins de santé pourrait bientôt ouvrir ses portes à l'UQAM. Le Comité aviseur du projet de service de santé (CAPSS), formé de personnes mandatées par les associations étudiantes et les syndicats et de membres de la direction, planche sur ce projet depuis plusieurs mois. Le comité, dont les travaux ont débuté en 2014, vise à instaurer un service de soins de santé pour l'ensemble de la population uqamienne offrant une clinique sans rendez-vous, un suivi psychothérapeutique et des soins médicaux de base. L'UQAM est l'une des seules universités québécoises à ne pas offrir de services de soins de santé sur son campus.

«L'idée, c'est qu'un étudiant puisse consulter un médecin ou une infirmière afin d'obtenir un diagnostic, et ce, dans des délais les plus courts possibles, sans que son parcours académique en soit affecté», explique Manon Vaillancourt, directrice des Services à la vie étudiante (SVE) et membre du CAPSS.

Le service pourrait bénéficier aux étudiants étrangers, pour qui l'accès à un médecin traitant peut être difficile, et à ceux provenant des régions, qui n'ont pas de médecin de famille à Montréal.

Une analyse des besoins menée par le Comité aviseur a montré que la population étudiante est particulièrement touchée par des problématiques liées à la santé mentale et à la santé sexuelle (pilule du lendemain, grossesse non désirée, infections transmissibles sexuellement, etc.). Les services de la clinique seront prévus en conséquence. «Un axe important sera consacré à la prévention, à la sensibilisation et à la promotion de la santé», ajoute Manon Vaillancourt. Par contre, les suivis de longue durée ne seront pas offerts à la clinique. «Ce ne sont pas des besoins exprimés par les Uqamiens», note la directrice des SVE.

Des arrimages pourraient être possibles avec les cliniques-écoles de psychologie et de sexologie de l'UQAM et avec les services-conseils des SVE (soutien psychologique, saines habitudes de vie, etc.) et du Centre sportif (nutrition, physiothérapie, etc.). «On ne se substitue pas à ce qui existe déjà, dit Manon Vaillancourt. On est en mode collaboratif.»

Le CAPSS vient tout juste de déposer un document définissant les principes ainsi que les mandats, les propositions et les principales orientations concernant la structure et l’organisation du service de soins de santé. Des consultations sur le campus seront tenues à l'hiver 2016 afin d'informer la population sur le projet en général et de connaître leurs préférences en matière de modalités de paiement possibles. «Le projet s'adresse à l'ensemble de la population uqamienne à condition que tous les groupes concernés y contribuent financièrement», rappelle la directrice des SVE.

L'implantation de la clinique permettrait d'obtenir un portrait plus juste et à jour de l'état de santé de la population uqamienne. «Si nous avons une compréhension plus fine des besoins, nous pourrons intervenir sur les bonnes problématiques», croit Manon Vaillancourt. De nombreux chercheurs de l'UQAM, qui mènent des recherches dans le domaine de la santé, se sont montrés intéressés par le projet. «Les membres de l'Institut de santé et société collaborent déjà avec nous, remarque Manon Vaillancourt. Pour ces chercheurs, un tel service de santé peut devenir un milieu de recherche pertinent. Nous aurons besoin d'eux pour mener des études sur les impacts de l'implantation du service à l'Université.»

D'ici la fin du mois de janvier, le Comité aviseur doit remettre les conclusions de ses travaux au Comité à la vie étudiante pour approbation. Le document sera par la suite soumis au Conseil d'administration de l'UQAM qui rendra une décision finale.

Pour obtenir plus d'information sur le projet: http://vie-etudiante.uqam.ca/projet-sante 

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