Une athlète performante

Espoir olympique en patinage de vitesse, Joanie Gervais excelle autant sur la glace que sur les bancs d'école.

15 Juin 2015 à 15H46

Joanie Gervais.

À sa première année à l'Université, Joanie Gervais a maintenu une moyenne cumulative de 4,2 sur 4,3 – ce qui représente des notes variant entre A et A+ dans chacun de ses cours. Ces résultats, impressionnants en soi, relèvent carrément de l'exploit quand on sait que l'étudiante au baccalauréat d'intervention en activité physique, profil kinésiologie, est aussi l'une des meilleures patineuses de vitesse au Canada. «J'aime mes cours et je comprends bien la matière, dit-elle humblement. Dès que j'ai un moment libre, j'en profite pour faire mes devoirs et rester à jour dans mes lectures.»

Ces moments libres furent une denrée rare dans la vie de l'étudiante-athlète au cours de la dernière année. En plus de suivre de trois à quatre cours par trimestre et de s'entraîner une vingtaine d'heures par semaine, la patineuse a participé aux Championnats canadiens, aux Universiades d'hiver ainsi qu'à quatre épreuves de la Coupe du monde.

Ses performances sur la glace ont été à l'image de celles réalisées à l'université: elle a remporté trois médailles dans des épreuves de relais, en plus de terminer parmi les 10 premières dans les épreuves individuelles à 3 reprises. «Mon objectif pour l'an prochain est de prendre part aux 6 Coupes du monde de la saison et d'améliorer mon classement canadien et international», mentionne celle qui est actuellement classée 12e meilleure patineuse au pays.

Un sport excitant

Joanie pratique le patinage de vitesse sur courte piste depuis l'âge de cinq ans. «Dès le début, j'ai beaucoup aimé la vitesse du sport, mais aussi les imprévus qui surviennent à chaque course. Il faut constamment gérer plusieurs petites choses dans un court laps de temps, ce qui fait qu'on ne sait jamais à quoi s'attendre.»

Originaire de Jonquière, elle suit les traces de plusieurs de ses collègues du Saguenay-Lac-St-Jean. Marc Gagnon, François-Louis Tremblay, Marianne St-Gelais et Frédéric Blackburn, pour ne nommer que ceux-là, ont remporté pas moins de 15 médailles olympiques en patinage de vitesse. Aujourd'hui, l'athlète de 20 ans côtoie quotidiennement ses compatriotes Marianne St-Gelais et Kasandra Bradette, toutes deux originaires de Saint-Félicien. «À mon arrivée à Montréal, il y a quatre ans, elles ont grandement facilité mon intégration. Elles continuent toujours de m'inspirer aujourd'hui et nous nous entendons très bien.»

La patineuse considère que sa première participation aux Championnats du monde junior en Pologne, en 2012, fut l'un des moments marquants de sa jeune carrière. «Cette première expérience internationale constituait l'aboutissement de plusieurs années de travail et d'effort, dit-elle. Mais d'un autre côté, cela m'a fait réaliser que la charge de travail devenait plus grande, que ma vie tournerait dorénavant autour du patin.»

Connaissances appliquées

Joanie a choisi le baccalauréat d'intervention en activité physique, profil kinésiologie en raison de son amour du sport et de l'entraînement. «Durant une séance de musculation, j'essaie de mettre en pratique ce que j'ai appris dans le cours Anatomie appliquée au mouvement humain: quels muscles sont sollicités, de quelle façon travailler. Le baccalauréat m'aide aussi à mieux me préparer lorsque j'entraîne des plus jeunes», dit celle qui fait partie de l'équipe d'entraîneurs du Club de patinage de Longueuil.

L'étudiante aimerait terminer son programme en moins de six ans. «Je vais peut-être me diriger en réadaptation physique, mais je laisse la porte ouverte à toute éventualité, même à des études de maîtrise.»

Elle ne cache pas que son principal objectif est de participer aux Jeux olympiques de PyeongChang, en Corée du Sud, en 2018. «Nous sommes plusieurs filles à pouvoir y rêver, car nos résultats en course sont très rapprochés. Tout va se jouer dans les sélections olympiques quelques mois avant les Jeux.»

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