Un chercheur étoile

Le doctorant Jonathan Pratt compte parmi les lauréats du concours Étudiants-chercheurs étoiles.

27 Avril 2015 à 16H23

Jonathan Pratt 

Jonathan Pratt, doctorant en biochimie, fait partie des trois lauréats du mois d'avril du concours Étudiants-chercheurs étoiles des Fonds de recherche du Québec (Nature et technologies, Société et culture et Santé). Ce concours vise à reconnaître l'excellence de la recherche réalisée par les étudiants de niveau collégial et universitaire, les stagiaires postdoctoraux et les membres d'un ordre professionnel en formation de recherche avancée, et ce, dans toutes les disciplines couvertes par les trois Fonds de recherche.

Le doctorant a reçu un prix de 1000 dollars du Fonds Nature et technologies pour son article intitulé «Evidence of MTCBP-1 interaction with the cytoplasmic domain of MT1-MMP: Implications in the autophagy cell index of high-grade glioblastoma» paru dans Molecular Carcinogenesis. «Notre découverte met en évidence l’autophagie, un mécanisme de résistance aux traitements anticancéreux du glioblastome, une tumeur cérébrale pour laquelle le taux de survie est très bas», souligne Jonathan Pratt, qui a effectué ses recherches au Laboratoire d'oncologie moléculaire du Département de Chimie, sous la direction du professeur Borhane Annabi, titulaire de la Chaire en prévention et traitement du cancer.

Le glioblastome est un cancer incurable pour lequel les traitements de chimiothérapie ou de radiothérapie sont inefficaces, et dont les mécanismes de récidive sont peu documentés. «L’incompréhension de la résistance des cellules tumorales face aux traitements conventionnels freine le développement de nouvelles approches thérapeutiques, note le jeune chercheur. Nous démontrons l’impact d’un enzyme, MT1-MMP, sur l’autophagie dans des cellules de glioblastomes.»

Sa publication met aussi en évidence un nouveau rôle de la protéine MTCBP-1, dont l’action inhibitrice de l’autophagie s’effectue en se liant à l’enzyme. «La découverte de l’impact de l’interaction entre l’enzyme et la protéine sur la régulation de l’autophagie est importante puisqu’elle ouvre la porte à des diagnostics plus précis et à d’éventuels traitements ciblant les mécanismes régulant la survie cellulaire et l’index autophagique», précise l'étudiant. La découverte de Jonathan Pratt soutiendra l’élaboration d’outils diagnostics permettant une intervention thérapeutique optimisée auprès du patient atteint du glioblastome.

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