La danse au grand écran

Mario Côté présente deux films au FIFA sur des pionnières de la danse contemporaine au Québec.

24 Mars 2015 à 16H52

Dans le cadre du Festival international du film sur l'art (FIFA), le professeur et vidéaste Mario Côté, de l'École des arts visuels et médiatiques, présente deux œuvres cinématographiques consacrées aux premiers pas de la danse contemporaine au Québec.

Extrait du film Jeanne Renaud et Rose-Marie Arbour, le temps qu'il nous reste

Le long-métrage Jeanne Renaud et Rose-Marie Arbour, le temps qu'il nous reste relate, en deux parties distinctes, les parcours biographiques de Jeanne Renaud, pionnière de la danse moderne et contemporaine au Québec, et de Rose-Marie Arbour, historienne de l'art et cofondatrice du Département d'histoire de l'art à l'UQAM. Ces expériences de vie exceptionnelles sont construites comme une image miroir, alors que les deux femmes s'interrogent à tour de rôle sur les moments importants de leur carrière, tout en échangeant les fruits de leur réflexion sur le sens du mot «vieillir». Le film est présenté le 25 mars, à 18 h 30, à la salle Jean-Claude-Lauzon du pavillon JE.

Le documentaire Black and Tan Fantasy/ Répétition s'intéresse pour sa part à la chorégraphe, danseuse et peintre-sculpteure Françoise Sullivan et à ses premiers contacts avec la musique et la danse des quartiers noirs de Harlem, à New York, à la fin des années 40. L'œuvre chorégraphique Black and Tan Fantasy, dont le titre fait référence à l'expression du sud des États-Unis pour décrire les bars où les noirs et les blancs pouvaient se fréquenter, est inspirée de ce séjour. Le court-métrage de 23 minutes sera projeté le 29 mars, à 13 h 30, à la salle Jean-Claude-Lauzon du pavillon JE.

Extrait du film Black and Tan Fantasy/ Répétition

Peintre et vidéaste, Mario Côté a entrepris depuis 2005 un travail de recréation vidéographique des œuvres chorégraphiques de Françoise Sullivan et de Jeanne Renaud. Chercheur associé au Centre Hexagram-UQAM, le professeur a réalisé, entre autres, les films Fernand Leduc, la peinture et les mots (2013), A morte in braccio (2012) et La chambre qui attend, portrait d’Alain Fleischer écrivain (2008).

Installation à la Cinémathèque

Extrait de l'installation Études vidéographiques pour instruments à corde

Présentée par le Festival international du film sur l'art et la Cinémathèque québécoise, l'installation Études vidéographiques pour instruments à corde de l'artiste Nathalie Bujold, candidate à la maîtrise en arts visuels et médiatiques, se veut un croisement entre le textile, la musique et la vidéo; un jeu de cordes reposant sur des liens, comme un tissage entre des situations, des poses et des objets. «L'artiste construit des motifs en partant des éléments physiques et sculpturaux formant l’identité des musiciens professionnels, des membres d’un quatuor à cordes dont la vie se prolonge pour ainsi dire jusque dans leurs instruments», peut-on lire sur le site web de la Cinémathèque québécoise. La lutherie, l’ergonomie et la posture sont utilisées par la vidéaste comme autant de matériaux constituant des variations qu’elle invente, en faisant se conjuguer art médiatique et art textile.» On peut voir le projet à la salle Norman-McLaren de la Cinémathèque québécoise, jusqu'au 19 avril.

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