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Du miel urbain sous le sapin

Une nouvelle signature design pour le miel de l’UQAM.

Par Valérie Martin

14 décembre 2015 à 13 h 12

Mis à jour le 14 décembre 2015 à 15 h 12

Le miel de l’UQAM, version 2015.Photo: Nathalie St-Pierre

Le miel urbain du rucher de l’UQAM se pare d’une nouvelle image, gracieuseté du Service des communications. Les petits pots de miel non pasteurisé en format de 50 ml sont désormais pourvus d’un emballage minimaliste en carton facilement détachable, orné d’une pastille représentant une abeille jaune sur fond noir. Une facture plus design et moderne.

«Comme on voulait que les consommateurs puissent réutiliser les pots, les étiquettes autocollantes ont été retirées au profit d’un emballage réduit au minimum, fait de carton recyclé, explique Laurence Grégoire Béliveau, conceptrice graphiste au Service des communications. Le nouvel emballage répond ainsi davantage aux bonnes pratiques du développement durable.»

De l’information sur le rucher uqamien, qui permet notamment aux étudiants d’acquérir des notions pratiques d’apiculture, a été ajoutée à l’intérieur des cartons ainsi que l’adresse de son site internet. Au dos du carton, on peut également trouver un tableau sur la valeur nutritive du produit.

La cuvée 2015 est offerte en miel d’été, au goût plus léger et floral, et en miel d’automne, aux accents plus corsés. «Les abeilles butinent différentes fleurs selon les saisons, explique Éric Duchemin, professeur associé à l’Institut des sciences de l’environnement de l’UQAM et membre du collectif de recherche en aménagement paysager et en agriculture urbaine durable (CRAPAUD), instigateur du projet de rucher. L’été, les abeilles ont accès à de nombreuses fleurs – du framboisier, du tilleul et du trèfle –, tandis que l’automne, le choix de fleurs est plus limité.» Le miel d’automne est aussi plus dense et plus concentré en sucre, observe Éric Duchemin. «La récolte d’automne, qui a lieu à la mi-septembre, constitue à peu près le quart de notre production. C’est un miel plus rare.»

Durant l’hiver, les abeilles n’hibernent pas, certes, mais elles restent à l’intérieur des ruches et se nourrissent de sirop de sucre simple fabriqué par les apiculteurs. «Elles ne craignent pas le froid, mais l’humidité, rappelle Éric Duchemin. On leur souhaite du temps sec!»

Le rucher de l’UQAM est composé de quatre ruches. Chacune d’entre elles produit environ 30 kilos de miel par année. Cette année, le rucher a produit 1440 pots de 50 ml.

On peut se procurer du miel urbain pour cinq dollars à la COOP UQAM. Les profits récoltés sont entièrement consacrés à l’achat de matériel pour assurer le bien-être des abeilles et de leurs reines.