Une faculté branchée

La Faculté de communication demeure en phase avec un domaine en constante évolution.

16 Octobre 2015 à 16H20

Série Du côté des facultés
Les doyennes et doyens parlent des réalisations et des axes de développement des sept facultés et école de l'UQAM.

Pierre Mongeau, doyen de la Faculté de communication.Photo: Nathalie St-Pierre

L'univers des communications change à vitesse grand V depuis une dizaine d'années et la Faculté de communication de l'UQAM suit le mouvement. «Nous avons atteint une maturité sur le plan de la programmation», affirme Pierre Mongeau, doyen de la faculté, laquelle amorce l'an 1 de son plan stratégique 2015-2020.

Il est vrai qu'avec une trentaine de programmes d'études aux trois cycles, l'École des médias et le Département de communication sociale et publique couvrent l'ensemble du spectre de la communication, de l'animation culturelle à la communication marketing, en passant par le journalisme, les médias interactifs et numériques, le cinéma, la télévision, les relations publiques, les relations humaines et les stratégies de production culturelle. Sans oublier les nombreux programmes de l'École de langues!

Le certificat en communication socionumérique des organisations, par exemple, connaît beaucoup de succès. «C'était le bon programme au bon moment, bien arrimé aux préoccupations professionnelles des animateurs de communauté et des responsables de communications Web dans les entreprises, analyse Pierre Mongeau. Ces gens se sont d'abord formés de façon autodidacte et ils ont vu l'occasion de bonifier leur expertise à l'UQAM. Cette année, nous avons également attiré plusieurs étudiants à temps plein, en provenance du cégep. C'est leur porte d'entrée à l'université et nous en sommes fiers.»

Réjouissances également du côté de l'École de langues, qui a connu une hausse significative de ses inscriptions au cours de la dernière année. «Tous les programmes de l'École de langues ont fait l'objet d'une évaluation, de modifications et de réajustements ces deux dernières années et cela a porté fruits», souligne Pierre Mongeau. Les cours libres, notamment en anglais et en espagnol, sont toujours aussi populaires. «L'École de langues réfléchit à la création de programmes de baccalauréat», ajoute le doyen.

L'École des médias, bien ancrée dans le milieu professionnel avec plus de 600 offres de stages par année, planche pour sa part sur la création d'un volet radio, seule pièce manquante dans la formation offerte, si on excepte quelques cours de journalisme radiophonique donnés dans le cadre du baccalauréat en communication (journalisme). «C'est un média qui s'est redéfini passablement depuis quelques années, avec le Web et les podcasts, entre autres», précise Pierre Mongeau. Une concentration ou un certificat sont envisagés. Le programme en journalisme offre par ailleurs depuis cette année un nouveau cheminement mieux adapté aux transformations technologiques du métier et à la réalité du journalisme multiplateforme, précise le doyen.

«Notre défi est de consolider nos acquis sur le plan de la programmation tout en déployant des efforts afin de mieux nous faire connaître sur celui de la recherche», déclare le doyen. L'organisation, en juillet dernier, du congrès de l'International Association for Media and Communication Research (IAMCR), considéré comme le plus grand congrès international en communication, a permis à la Faculté de communication d'obtenir une belle visibilité sur la scène internationale. L'événement était organisé par les professeurs Christian Agbobli et Yanick Farmer, du Département de communication sociale et publique.

La plus grande concentration de chercheurs

Avec près de 75 professeurs, la Faculté de communication abrite la plus grande concentration de chercheurs en communication de la francophonie, auxquels s'ajoutent près de 30 maîtres de langue et plus de 300 chargés de cours, souligne Pierre Mongeau. La faculté compte près d'une trentaine d'unités de recherche, dont une chaire stratégique UQAM, une chaire UNESCO et deux chaires de recherche-innovation. «Toutes proportions gardées, notre taux de subventions dépasse le taux moyen de l'UQAM», affirme fièrement le doyen.

Quelques projets sont dans les cartons pour les prochaines années, dont un observatoire sur le journalisme et un observatoire sur le lobbying. La recherche-création est également inscrite dans l'ADN de la faculté. «Nos professeurs et nos étudiants en cinéma et en télévision remportent des prix à travers le monde», souligne-t-il.

La Faculté de communication n'est pas épargnée par les baisses d'inscription à l'UQAM. «L'an dernier, nous avons connu une année faste où les contingents ont été dépassés dans plusieurs programmes, explique Pierre Mongeau. Ce trimestre-ci, la baisse des inscriptions dans la plupart des programmes de baccalauréat, de l'ordre de 5 % en moyenne, nous ramène autour du contingent normal.»

De nouveaux espaces

Comme plusieurs unités académiques, la Faculté de communication est en déficit d'espaces. Pierre Mongeau se réjouit toutefois de certains aménagements récents ou à venir. «Depuis que le programme de baccalauréat en communication (création médias/médias interactifs) s'est installé au pavillon Judith-Jasmin Annexe (JE), à l'automne 2013, nous observons une hausse des inscriptions. L'identité du programme se construit dans ce lieu qui lui est dédié.»

La construction du nouveau studio de cinéma sur le toit du Judith-Jasmin, dont l'inauguration est prévue pour l'an prochain, permettra également de libérer de l'espace au deuxième étage du pavillon pour le baccalauréat en communication (création médias/télévision). «Ce jeu de chaises nous a permis d'aménager deux salles au premier étage pour un projet sur le Big Data et les jeux en ligne, avec le soutien de la Fondation canadienne pour l'innovation», conclut le doyen, particulièrement content de l'esprit collaboratif qui règne entre les différentes unités de sa faculté, et ce, dit-il, «malgré les moments difficiles que nous vivons en cette période d'austérité.»

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