Réaliser son rêve

Le judoka Antoine Bouchard prendra part à ses premiers Jeux olympiques.

7 Juillet 2016 à 10H27

Série Rio 2016
Les Jeux olympiques se dérouleront du 5 au 21 août prochain à Rio de Janeiro, au Brésil, tandis que les Jeux paralympiques auront lieu du 7 au 18 septembre.

Antoine Bouchard célèbre après une victoire, sous les encouragements de son entraîneur Nicolas Gill.Photo: Rafal Burza

Si Antoine Valois-Fortier constitue la tête d'affiche de l'équipe canadienne de judo, un autre Antoine pourrait lui aussi briller sur les tatamis aux Jeux olympiques de Rio. Antoine Bouchard, étudiant au baccalauréat en biochimie, prendra part au tournoi chez les moins de 66 kg, le 7 août à compter de 10h.

Lorsque son entraîneur Nicolas Gill lui a appris qu'il s'était classé parmi les 20 meilleurs judokas au monde dans sa catégorie et qu'il obtenait ainsi son laisser-passer pour Rio, l'athlète de 21 ans a sauté de joie. «Je rêve d'aller aux Jeux olympiques depuis mon enfance, dit-il. Participer aux Jeux sera une expérience incroyable et une grande source de fierté.»

À l'instar de son compatriote Valois-Fortier qui avait causé une surprise aux Jeux de Londres en 2012, Bouchard se présentera à Rio sans attentes particulières. «Je veux simplement performer au maximum de mes capacités, me rendre le plus loin possible sans avoir de regrets.»

Un sport complet

Antoine Bouchard pratique le judo depuis l'âge de cinq ans. Ses parents l'ont inscrit à la suite des recommandations de son enseignante de maternelle, qui trouvait qu'il était passablement agité et que le judo lui permettrait de canaliser son énergie. «Dès mes premières compétitions, je savais que je pratiquerais ce sport toute ma vie, dit-il. Le judo est un sport complet, il faut exceller dans plusieurs facettes pour réussir.»

Le judoka a un avantage marqué sur ses adversaires : sa grande taille.  Il mesure 1 mètre 80, alors que le Coréen An Baul, numéro un de sa catégorie, mesure 1 mètre 68. «J'ai une plus grande portée que les autres et je l'utilise à mon avantage, explique-t-il. Je suis aussi capable de garder ma concentration dans les moments clés, ce qui est crucial en judo.»

Son entraîneur Nicolas Gill constitue également un atout précieux lors de ses combats. «Nicolas m'a beaucoup appris sur les plans de la technique et de la stratégie. Il est le meilleur judoka de l'histoire du Canada. Il a déjà vécu ce que je vis en ce moment, alors il peut m'aider lorsque j'ai des problèmes.»

Conjuguer sports et études

Au collégial, Antoine appréciait particulièrement les cours de chimie. Après avoir complété une session en chimie dans une autre université montréalaise, il a choisi de poursuivre ses études au baccalauréat en biochimie de l'UQAM.  «J'aime la biochimie puisque c'est un domaine qui nous permet de voir la vie de tous les jours sous un autre angle, de comprendre ce qui se passe autour de nous.» 

Conjuguer le sport et les études exige une grande planification. Durant l'année universitaire, l'étudiant s'entraine chaque soir durant deux heures et va à ses cours entre deux pratiques de judo. «Heureusement, les professeurs et le directeur du programme sont très coopératifs lorsque je dois m'absenter pour une compétition», souligne-t-il. 

Les Jeux de Rio ne devraient pas constituer le dernier chapitre de la carrière du judoka. «Je souhaite participer aux Jeux de Tokyo en 2020. D'ici là, j'aimerais bien terminer mon baccalauréat. Après ma carrière olympique, l'enseignement ou un emploi en laboratoire pourrait être une bonne option.»

L'actualité vue par nos experts

Des experts de l'UQAM sont prêts à commenter des questions touchant la gestion des Jeux ou plusieurs aspects de la performance sportive. Voir notre liste.

Articles connexes
PARTAGER
COMMENTAIRES 0 COMMENTAIRE