Une richesse pour la métropole

Un rapport de la CCMM et de Montréal international met en relief l'apport des universités au développement économique.

5 Octobre 2016 à 15H00

Photo: François Brunelle

L’étude La contribution des universités de la région de Montréal à l’économie du Québec, lancée aujourd’hui par la Chambre de commerce du Montréal métropolitain et Montréal international, illustre de manière concrète l’impact des institutions universitaires sur l’essor de la métropole.

La recherche universitaire représente près de 40% de toute la R-D réalisée au Québec. En matière d’innovation, qu’elle soit sociale, technologique ou autre, les entreprises québécoises, les organisations du milieu de la santé et des services sociaux, celles du secteur de l’éducation ou de la culture profitent toutes de l’activité des universités. Celles-ci bénéficient également de la connaissance qu’ont ces milieux de leurs propres réalités. À titre d’exemple, des chercheurs de l’UQAM travaillent présentement, en collaboration avec leurs partenaires sur le terrain, à mettre au point des solutions pour faire face à des enjeux d’actualité comme les îlots de chaleur, l’aménagement des infrastructures de transport, la mise en valeur du patrimoine urbain et l’inclusion sociale des personnes LGBTQ.

La contribution des universités à la vie culturelle et sportive de la collectivité, mise en relief dans l’étude, trouve une résonance particulière à l’UQAM, où des actions sont menées au quotidien pour renforcer la vocation culturelle du Quartier latin, valoriser les espaces publics et ouvrir des lieux de diffusion aux Montréalaises et aux Montréalais.

« Montréal et sa région comptent plus de 155 000 étudiantes et étudiants universitaires, dont plus du quart est à l’UQAM. Cette présence significative, à laquelle s’ajoute celle des membres du corps professoral et des employés, a des retombées positives sur la vitalité et la prospérité de la métropole », indique le recteur de l'UQAM, Robert Proulx.

Dans une proportion de plus de 75%, les personnes diplômées de l’UQAM habitent la région métropolitaine. Elles œuvrent principalement dans le secteur de l’enseignement et de l’éducation; le secteur des finances et de l’administration; celui des médias et des communications; et enfin, le secteur des arts et des loisirs, incluant le tourisme. On retrouve les diplômés de l’UQAM chez des employeurs aussi variés que la Banque Nationale, Radio-Canada, Bombardier, Moment Factory, la Ville de Montréal, Hydro-Québec et Cossette.

Une main d'œuvre attractive

La main-d'œuvre qualifiée, notamment universitaire, alimente la croissance, la productivité et la performance des secteurs de pointe de la région métropolitaine. Sa présence constitue le deuxième facteur favorisant l'attraction des investissements étrangers à Montréal.

Même si le nombre de diplômés universitaires a augmenté de façon significative au cours des dernières décennies et en dépit de la forte concentration d'étudiants dans la région métropolitaine, seulement 30% de la population montréalaise en âge de travailler possèdent un diplôme universitaire, moins que Toronto (37%), Calgary (35%), Vancouver (34%) ou encore Boston (près de 50%).

Selon le rapport, le rehaussement de la productivité et de la richesse par habitant passe par une plus forte proportion de diplômés universitaires. En effet, les titulaires d'un diplôme universitaire occupent de meilleurs emplois, paient davantage d'impôts, sont plus productifs, ont moins recours aux services sociaux et sont plus susceptibles de réussir à titre d'entrepreneurs.

En plus d'inciter les jeunes Montréalais à obtenir un diplôme universitaire, il faut donc attirer et retenir davantage d'étudiants étrangers et du reste du Canada. Montréal International, en collaboration avec le ministère de l'Immigration, de la Diversité et de l'Inclusion, a d'ailleurs fait l'annonce à l'UQAM d'un projet (voir Étudier au Québec et y rester) dont l'objectif est d'augmenter de façon substantielle le nombre d'étudiants étrangers qui font une demande de résidence permanente.

«L’UQAM, comme toutes les universités à Montréal, participe activement au dynamisme de la métropole et à celui de la société québécoise dans son ensemble. Il est de toute première importance que le Québec soutienne ses établissements d’enseignement supérieur et place l’éducation au centre de ses priorités », conclut Robert Proulx.

Voir une vidéo des faits saillants de l'étude.

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