Le recteur salue la nomination de Pierre Moreau

L'UQAM assure le nouveau ministre de l'Éducation et de l’Enseignement supérieur de sa collaboration.

28 Janvier 2016 à 14H43

Le ministre Pierre Moreau.

Le gouvernement libéral de Philippe Couillard a procédé à un remaniement ministériel majeur. Pierre Moreau, qui était ministre des Affaires municipales et de la Sécurité publique, prend la place de François Blais à la tête de l'éducation. «Le nouveau ministre de l'Éducation et de l’Enseignement supérieur peut compter sur mon appui et ma pleine collaboration dans la réalisation de son mandat», a souligné le recteur, Robert Proulx.

Pierre Moreau arrive en poste au moment même où les universités, durement touchées par des vagues successives de compressions, ont un urgent besoin d’être soutenues. Selon le recteur, «l’enseignement supérieur, la recherche et la création doivent être rapidement replacés au cœur des priorités gouvernementales. Il en va de la croissance économique du Québec, de son potentiel d’innovation sur les plans scientifique, social et culturel, ainsi que du bien-être de la population.»

L’UQAM formule toutefois des réserves sur la fusion des mandats de l’éducation et de l’enseignement supérieur, en raison principalement de la spécificité des enjeux propres à l’un et à l’autre et de la lourdeur des responsabilités qui incombent à ce seul ministère.

Le nouveau ministre sera appelé à travailler étroitement avec la titulaire du ministère à qui incombent désormais les responsabilités de l’innovation et de la science, en plus de celle de la Stratégie numérique. L’UQAM souligne d’ailleurs la nomination de Dominique Anglade à titre de ministre de l’Économie, de la Science et de l’Innovation, un mandat éminemment stratégique auquel contribuent de très près les universités québécoises.

Enfin, l’Université souligne la nomination de Martin Coiteux à titre de ministre responsable de la région de Montréal. Avec près de 200 000 étudiantes et étudiants sur une population de 1,9 million de citoyens, et quelque 45 000 personnes nouvellement diplômées chaque année — dont 10 000 à l’UQAM seulement —, Montréal fait clairement partie des grandes villes universitaires du monde. «L’immense potentiel des universités doit être davantage mis à contribution pour soutenir l’essor et le rayonnement de la métropole», a conclu Robert Proulx.

Trois diplômés de l'UQAM font partie du nouveau cabinet. François Blais (Ph.D. philosophie, 1992), qui occupait auparavant le poste de ministre de l'Éducation, du Loisir et du Sport et de ministre de l'Enseignement supérieur, de la Recherche et des Sciences, devient ministre de l'Emploi et de la Solidarité sociale. Francine Charbonneau (Certificats, administration publique, 1989, sciences sociales, 1995, gérontologie sociale, 2004), qui était ministre de la Famille, obtient le poste de ministre responsable des Ainés et de la Lutte contre l'intimidation. Sébastien Proulx (LL.B., 1998), élu à la faveur d'une élection partielle dans Jean-Talon en juin 2015, se voit confier le ministère de la Famille.   

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Commentaires

Il est difficile de voir en quoi un tel message contribue à la cause des universités, qui sont si malmenées par ce gouvernement. Hier encore on annonçait de nouvelles coupures, avec des scénarios de compensation irréalistes par le biais de hausses de frais de scolarité pour les étudiants étrangers. Il faut cesser cette complaisance inefficace, pour la remplacer par un discours bien plus ferme sur l’urgence de réinvestir dans des institutions sociales dont le rôle est majeur pour l’avenir du Québec. Le présent gouvernement semble à des années-lumière de comprendre cette importance. Les messages complaisants ne font que l’encourager dans cette ignorance.