Lire pour réussir

Des Uqamiens participaient à une journée de réflexions sur le thème de l'analphabétisme.

11 Septembre 2017 à 14H29

Photo: iStock

La Journée Lire pour réussir a mobilisé le 8 septembre dernier à la Grande Bibliothèque plusieurs acteurs du monde des affaires, de la culture, de l'éducation, du milieu communautaire et du réseau de la santé afin de combattre le fléau de l’analphabétisme. La doyenne de la Faculté des sciences de l'éducation, Monique Brodeur, le professeur du Département de sociologie Jean-Marc Fontan et la diplômée Claudia Larochelle (B.A. communication/journalisme, 00) ont participé à l'événement à titre de conférenciers.

Le Québec, rappelons-le, est affligé d'un taux élevé d’analphabétisme fonctionnel. Selon les données compilées par l'OCDE en 2013, 53 % des Québécois de 16 à 65 ans ne possèdent pas une maîtrise suffisante de la lecture et de l'écriture pour apprendre, comprendre, agir ou intervenir en toute autonomie. Ces difficultés de lecture compromettent l’éducation, l’accès à la culture, les soins de santé et la participation au marché du travail d’une part importante des citoyens. La journée Lire pour réussir visait à créer un vaste mouvement et à responsabiliser l'ensemble de la société envers le problème de l'analphabétisme.

Lancement du Réseau québécois de recherche et de transfert en littératie

Ce fut également l'occasion de procéder au lancement du Réseau québécois de recherche et de transfert en littératie. Ce réseau regroupe une quarantaine d'experts issus de la recherche, des milieux de l'enseignement (primaire, secondaire, collégial, universitaire), de la communauté, de l'innovation et du transfert de connaissances. «Combattre l'analphabétisme et accroître le niveau de littératie requiert des interventions éclairées par la recherche, dès le préscolaire et tout au long de la vie, ainsi que la concertation de différents acteurs. Nous avons travaillé fort à nous rassembler et à nous structurer. Nous avons désormais la base pour fonctionner », souligne Monique Brodeur.

La doyenne de la Faculté des sciences de l'éducation, qui était membre du comité organisateur de la Journée Lire pour réussir, milite depuis de nombreuses années pour faire une plus grande place aux travaux de recherche scientifiques portant sur la prévention des difficultés en lecture. Le nouveau Réseau québécois de recherche et de transfert en littératie veillera à la diffusion concertée des connaissances, des pratiques et des ressources en littératie afin de répondre aux besoins importants de la société. 

Un prix pour ABRACADABRA

Monique Brodeur a participé il y a quelques années au développement d'ABRACADABRA, l'adaptation en français d'une ressource en ligne gratuite créée à l'Université Concordia et destinée à faciliter l'apprentissage de la lecture.

ARACADABRA fait partie des ressources offertes dans le Learning Toolkit Plus (LTK+), la trousse d'outils pédagogiques développée par le Centre d'études sur l'apprentissage et la performance de l'Université Concordia, qui vient d'obtenir le Prix d'alphabétisation UNESCO-Roi Sejong pour son projet intitulé «Utiliser les technologies éducatives pour développer les compétences pédagogiques essentielles en Afrique subsaharienne.»

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