Réinterpréter l'igloo

Des diplômés en design présentent leur vision de l'habitat hivernal au festival Igloofest.

24 Janvier 2017 à 11H51, mis à jour le 24 Janvier 2017 à 15H15

Le projet Magtogoek (qui signifie la rivière qui marche en algonquin) de la coopérative de design Le Comité.
Photo :Le Comité

Dans le cadre du festival Igloofest, des diplômés provenant de cinq firmes montréalaises de design ont revisité le concept d'habitat nordique. Sur une note ludique, interactive ou faisant réfléchir aux conséquences du réchauffement climatique, leurs projets sont exposés au village Nordik du festival dans le Vieux-Port de Montréal.

En collaboration avec la professeure de l'École de design Céline Poisson, les diplômés en design d'événements Sandrine Thériault (B.A. design environnement, 2015; D.E.S.S., 2016), Pierre Moro-Lin (2011) et Émilie Gagnon (2012) de la coopérative de design Le Comité, ont créé Magtogoek (qui signifie la rivière qui marche en algonquin). La structure de glace s’inspire de l’habitat autochtone et de son rapport à la nature.

À mi-chemin entre la créature poilue et l'igloo, l'installation Charlie le Yéti «réagit au vent et aux conditions hivernales». S’inspirant des émoticônes, le projet d'Albane Guy (D.E.S.S. design d'événements, 2011), du studio La Camaraderie, peut sourire ou afficher un air triste grâce aux visiteurs qui, en manipulant différents panneaux constituant son visage, peuvent modifier son humeur. Avec ses lumières multicolores au plafond, l'intérieur de l'igloo prend des airs de salle disco!

L’Igloo de Lascaux, de l'agence Design par Judith Portier (B.A. design de l'environnement, 2007; D.E.S.S. design d'événements, 2010), se présente «comme un magma volcanique qui aurait refroidi sous zéro en créant une forme minérale surprenante, tout en invoquant un igloo de l’âge de pierre où les outils de gravure sont posés à même le sol.» En pénétrant à l'intérieur de la grotte-igloo, les visiteurs peuvent laisser libre cours à leur créativité en dessinant ou en écrivant sur les murs. Le projet a été réalisé en collaboration avec les membres de l'agence Isabelle Raymond (B.A. design environnement, 2012; D.E.S.S. design d'événements, 2013), Myriam Peixeiro (B.A. design environnement, 2014; D.E.S.S. design d'événements, 2015), Isabelle Corriveau (D.E.S.S. design d'événements, 2005) et Charles Joron (B.A. design environnement, 2014; D.E.S.S. design d'événements, 2015).

Maude Frenette-Roy (B.A. design environnement, 2015; D.E.S.S. design d'événements, 2016) et les finissantes au D.E.S.S. en design d'événements Maud La Rue (B.A. design graphique, 2015) et Frédérique Piat Corson, du collectif Le Clan content, présentent Nord Tiède, une cabane en bois inclinée qui semble s'enfoncer dans le sol et où l'eau s'est infiltrée. L'installation se veut un clin d’œil ludique à la fonte des eaux et aux changements climatiques. Le projet a été réalisé en collaboration avec Caroline Bélanger, consultante à la fabrication. Les trois designers ont aussi réalisé Projet en cours, l'installation éphémère de la place Pasteur, en collaboration avec leur collègue Céline Duhamel.

L'installation interactive Team Pingouins, du studio Daily tous les jours, cofondé par Melissa Mongiat (B.A. design graphique, 02), s’inspire de la chorégraphie des manchots pour réchauffer les participants. Comme ces animaux doivent se blottir les uns contre les autres en tracés circulaires de manière à se protéger du blizzard et du froid, les visiteurs sont invités à leur tour à les imiter en déambulant à travers la série de tourniquets souples et à ainsi faire preuve d’esprit d’équipe pour se tenir au chaud.

Les œuvres peuvent être vues de jour ou de soir, puisque certaines sont illuminées. Les visiteurs, qui sont également invités à voter pour leur projet coup de cœur, ont jusqu'au 19 février prochain pour voir le village hivernal.  

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