La nouvelle étoile du Nord

Acclamée par la critique, l'écrivaine groenlandaise Niviaq Korneliussen sera de passage à l'UQAM.

13 Novembre 2017 à 16H22

Niviaq Korneliussen. Photo: Jorgen Chemnitz / Milik Publishing

Identités sexuées, réseaux sociaux et… Arctique. Ces trois sujets, rarement combinés, se retrouvent dans Homo sapienne (La Peuplade), le tout premier roman de Niviaq Korneliussen, une écrivaine inuite née au Groenland. Acclamée par la critique à New York et à Copenhague, l'auteure sera de passage à Montréal, du 20 au 22 novembre, à l'invitation de la Chaire de recherche sur l’imaginaire du Nord, de l’hiver et de l’Arctique, dirigée par le professeur Daniel Chartier (études littéraires), qui a rédigé la préface du roman dans l’édition française.

Homo sapienne fera l'objet de trois lectures publiques. La première aura lieu à l'UQAM (salle D-R200), le 20 novembre, à 11 h. La librairie Euguélionne accueillera la seconde lecture, le 21 novembre, à 17 h, à l'occasion du lancement du roman, et la troisième rencontre se tiendra le 22 novembre, à 15 h 30, dans le cadre d'un séminaire de l'Institut de recherches et d'études féministes (IREF). La romancière lira des extraits de son œuvre en groenlandais, puis la comédienne Marie-Claude Garneau lira les mêmes extraits en français. Suivra une période d’échanges avec le public.

Née en 1990, Niviaq Korneliussen a grandi à Nanortalik, au sud du Groenland. En rejoignant un lectorat en dehors de la terre natale de son auteure, Homo sapienne marque un tournant dans l’histoire littéraire groenlandaise. Le roman suit la vie de cinq jeunes dans la ville de Nuuk, capitale du Groenland. Ils vivent des changements profonds et racontent ce qui, jusqu’à maintenant, a été laissé sous silence. Fia découvre qu’elle aime les femmes, Ivik comprend qu’elle est un homme, Arnaq et Inuk pardonnent et Sara choisit de vivre. Sur «l’île de la colère», où les tabous lentement éclatent, chacune et chacun se déleste du poids de ses peurs.

Niviaq Korneliussen manie une langue crue et sensible. Elle parle du désir universel d’être soi, socialement et intimement. Selon The New Yorker, l'écrivaine s’affirme avec ce premier livre comme la «nouvelle étoile du Nord».

La traduction française du roman est le fruit d’une collaboration entre la Chaire de recherche sur l’imaginaire du Nord, de l’hiver et de l’Arctique, le Gouvernement du Groenland ainsi que les éditeurs Milik et La Peuplade. Des traductions en huit langues sont prévues.

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