Une douleur partagée

L'UQAM exprime sa solidarité à la suite des événements tragiques survenus dans une mosquée de Québec.

30 Janvier 2017 à 12H13, mis à jour le 31 Janvier 2017 à 13H45

Série L'actualité vue par nos experts
Des professeurs et chercheurs de l'UQAM se prononcent sur des enjeux de l'actualité québécoise, canadienne ou internationale.

Une minute de silence a été observée lors de la vigile organisée par l'Association des étudiants musulmans de l'UQAM, en présence du recteur Robert Proulx et du vice-recteur à la Vie académique, René Côté.Photo: Nathalie St-Pierre

«En mon nom personnel et au nom de mes collègues de la Direction de l’UQAM, je tiens à exprimer la tristesse et la solidarité de notre communauté à la suite des événements tragiques survenus hier soir dans une mosquée de Québec», a indiqué le recteur Robert Proulx dans un message envoyé plus tôt aujourd'hui à la communauté universitaire. «Les actes de violence et de terrorisme n’ont aucune place dans une société pluraliste et démocratique, et ils doivent être dénoncés sans relâche. Ces événements nous rappellent, a contrario, les valeurs d’inclusion et d’ouverture auxquelles nous sommes attachées et qui sont défendues avec vigueur à l’UQAM. Nos pensées vont aux familles et aux proches des victimes de cette tragédie.»

Des services à la disposition de la communauté

Les étudiantes et les étudiants de l’UQAM qui en éprouveraient le besoin peuvent faire appel à l'équipe de soutien psychologique mise en place par les Services à la vie étudiante, en se présentant au local DS-2110 ou en téléphonant au 514 987-3185. Des contacts ont été établis avec l'Association des étudiants musulmans de l’UQAM afin d’offrir à ces étudiantes et à ces étudiants un soutien particulier.

Les membres du personnel peuvent également avoir recours à des services de soutien en composant le 1-800-361-5676, où un service confidentiel et accessible 24/7 leur est offert par une firme spécialisée avec qui l’Université a une entente.

Des actes islamophobes

«Il faut dénoncer ces gestes violents peu importe les motifs, affirme Rachad Antonius, professeur au Département de sociologie et membre du Centre de recherche en immigration, ethnicité et citoyenneté (CRIEC). Ces gestes surviennent dans un contexte où l'on voit émerger un discours islamophobe au Québec. Quelques dizaines de sites web ouvertement islamophobes véhiculent des discours racistes, haineux et certains incitent à la violence. Il y a donc de fortes chances pour que l'individu qui a perpétré ces gestes se réclame ou ait été influencé par des groupes d'extrême-droite. Par ailleurs, je suis réconforté par les actions de solidarité qui sont organisées spontanément depuis hier dans plusieurs villes québécoises.»

Une vigile

Photo: Nathalie St-Pierre

L'Association des étudiants musulmans de l'UQAM (AEMUQAM) a organisé le 31 janvier une vigile à l'Agora du pavillon Judith-Jasmin, en mémoire des six défunts. Une minute de silence a été observée à 13 h, en présence du recteur de l'UQAM, Robert Proulx, ainsi que du vice-recteur à la Vie académique, René Côté. Les gens qui le souhaitaient ont pu prendre la parole ou laisser un mot à l'intention des familles des victimes. L'événement s'est poursuivi jusqu'à 18 h.

Éclairage sur la tragédie

Geste isolé? Radicalisation? Islamophobie? On peut consulter ici la liste des professeurs de l'UQAM prêts à se prononcer sur le sujet.

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